COURSE A TRAVERS LE MAII$E
par une beauté presque athlétique dont le caractère ne rappelait ep rien là délicatesse de Gypris et d’Hébé , s’arrêta devant moi. Je vis que nia méditation causait sa surprise, et, sans lui expliquer la philosophie de Gassendi et le spiritualisme attaqué par l'auteur du Tartufe, jç lui demandai si elle pouvait m’indiquer l’endroit de la viHe où demeurait M. Des...., ancien militaire en retraite, à qui ma lettre unique de recommandation était adressée. « Dam , monsieur, oui je sais où ce qu’il demeure, efvous irez bien chez M. Des...., mais vous trouverez maison vide;... mais don pourtant; il y a son neveu, que je connais, un jeune gars, bien bâti, dà,èt auquel vous pourrez vous adresser. » Ce n’était pas mon affaire : je remis dans ma poche la lettre de xecdmmandation , et craignant , fort injustement peut-être, que le- «jeune gars bien bâti» ne fût pas aussi complètement à ma disposition qu a celle des belles filles du pays , je me résignai à explorer tout Seul les rues et les ruelles de la ville, sauf à commettre les mêmes erreurs topographiques dont se rendent coupables ces voyageurs qui , après avoir passé un jour et demi dans tin village d’Abyssinie , donnent au lecteur un récit exact des mœurs du peuple, et son histoire depuis le déluge.
Me voilà jeté en pays perdu , sans un seul renseignement préliminaire : armé d’une lorgnette de