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troupes -de lq- république; venait'd’étre battit -à la Flèche par Henri dç La Rocbejqquelein. Le 10 décembre 179.3, Farinée royale se mit en marche vers le Mans; elle y arriva le même jour, • et s?en empara, après un combat très vif contre la garnison.* Là, les Vend çens reprirent des -forces, se ravitaillèrent, et se -préparèrent à, de •nouvaux dangers qui ne tardèrent- point à reparaître. l,e général Marceau- «S’avançait < l’inepte Rossignol lui avait remis, .d’après les ordres de, là Convention, le corâmandemënt'en chef d’une arràée>qui marchait pleine-dc courage, sous la dk-ectton de -son nouveau-général.- Cependant, l’énergie vendéenne s’était .assoupie; le sommeil et la table fiirent perdre aux troupes royales le.fruit.de leurs longs tràvaux, et lès soldats ne secondèrentpoint , avec leur ardeur accoutumée, les efforts de lèwrs valeureux capitaines.
•Cependant, le 1 3 ' décembre,. au commencement de l’attaque , les royalistes tinrent bon ; les répnblicains ne purent enfoncer leurs colonnes , et le combat dura jusqu’à la nuit* Le prince de Talmont et M. de. La Roehejaqiielëin. firent- des prodiges de courage : Marceau et ' Wèsterman Remportèrent qu-’à neuf heures du- soir la ville qu’ils défendaient. Réunis sur la grande place , leur- dernier asile , ils se battent encore, sans espoir dose sauver ni de vaincre! au mjheu des ténébfes nue fusillade , entremêlée
368 COURSE A TRAVERS LE MAINE, de coups de canon , frappe fous les rangs , et les enveloppe dans un ma&acreconfas. D’Herbault
est blessé à mort, et la déroute’ des Vendéens est décidée : vieillards , femmes , enfants , sont égorgés. Rien déplus affreux que les détails de cette action, telle que là rapportent les Mémoires de La Jlocliojaquelein; scènes épouvantables, leçons terribles et perdues sur lesquelles je me bâte de tirer le rideau.
Mon aimable guide me donna une liste très détaillée de» célébrités du Mans ; il me permettra de passer sous silence ces gloires obscures et inconnues qui ne brillent guère que sur le théâtre d'une académie départementale. Je ne professe pas un respect bien profond pour la réputation littéraire du théologien Jean de Courtecuisse; il était plus Français que ses ouvrages, et je lui pardonne l'ennui que sou Traité de la foi a causé à tous ceux qui ont pu le lire, en faveur de sa résistance héroïque contre les Anglais. 11 .aima mieux abandonner son évêché de Paris que de reconnaître Henri V pour roi de France. Denysol , peintre et poète , mort en i5ig, se place un peu plus haut dans le catalogue des Manceaux illustres. L’infatigable compilateur déjà Bibliothèque française, Lacroix du Maine, joijjnit à son nom celui de sa patrie. On consulte quelquefois encore un Traité de la pesté , par le docteur Jacques Pelletier; son Commentaire dEuclide est
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tombé. dtlns un profond olibll, lin antre jnédeein
fnancean, Martin Carcan de La Chambre, s’était beaucoup occupé de' physiognomonie,' longtemps avant Lavatcr : U, était de l’Académie française, et monmt en 1 669. Citons encore Charles Bttmdcau , auteur des Hommes illustres du Maine, et Jean Billard , oratoricn cjui lança comte les jésuites un pamphlet intitulé: la Bête à sept tcles. Les. fils de Loyola ne s'amusèrent pas, à réfuter cette'accusation apocalyptique : ils répondirent à l’^rivâin par une lettre de cachet, le logèrent à laMEiStillé, puis à Saint-Lazare, et enfin à Charehtoi^ où il monrut en 1737. v ’ .
louis de La.Vergne , 'comte de Trcssmr, qui fit long-temps les délices de la coqr de Lorraine, est de tous les auteurs que le Mqjuc a produits le plus célèbre. C’était un fttünfne aimable, qui aSfcit tme teinture d’érudition, 'et qui la faisait valoir par le goût, le bon ton, et l'élégance. 'Le tour de son esprit était gracieux , mais non sans mélange de fadeur; et, il faut l’avouer, rien ne petit donyer des romans de chevalerie une idée midtis- exacte que • ceux qu'il a çnjolivés avec toute la çplantcrie de ht cbtlr à laquelle il appartenait. .
J’aurais tort d’oublier l'écondKÿste Borlfoduais f . auquel on doit divers écrits sur les financés; il .eSt. mort à Paris en 1800. M. Lediu,
Kit mi t y. ks pneviHCB, r. vi^
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acteur d’un Voyage au.i Canaries et aux À ntlHes;\e littérateur,Z>oiJrty , auteur dçs Ages de (homme -, enfin, ce même littérateur avec lequel je m’entretenais, M. Renouard , qtü a traité plusieurs points difficiles de l’histoire du Mans, termineront cette liste. • .