D* SAUMUR A TOURS
de «mstrnction moderile : c’est ua chef-d'œuvre du à l’architecte Lenau. Ce bel escalier qui ue mène à rien ressemble à plus d’un système de nos docteurs. On le bâtissait en. 1789; en 1792, il ne servait plus à personne : je laisse mes lecteurs continuer mes propres réflexions sur l'instabilité des choses humaines et la folic de ce que le vieil Horace appelait si bien les longues espérances.
Je dois parler ici d'une singularité caractéristique que je remarquai , non seulement près de Tours, mais dans tous les départements du centre de la France. Ce sont des monuments curieux de la vie sauvage et primitive : des grottes creusées dans le roc, à différents étages, et servant d’habitation aux pauvres gens. Les deux rives de la Loire sont bordées .de ces constructions naturelles où le toit, les murs, et leS plafonds sont de la même espece, et ne sont pas soumises aux impôts supportés par les édifices bâtis de la main des hommes. J’eus la curiosité de visiter un de ces ermitages; une porte, une fenêtre , sout lès Seules ouvertures qui en éclairent l'intérieur. Le roc est une pierre calcaire très tendre et très facile à tailler. De jolis buissons, des plantas rampantes s'élèvent tout à l’entour, et la fumée du foyer qui é’en échappe trahit seuje la présence des êtres humains qui habitent ce singulier séjour; il n’est pas inutile d’observer que des maisons, si solides en apparence, s’é-.