‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Essais sur les moeurs. Tome 10 (volume 3)Chapitre 16 sur 40 · GBENOBLK · texte numérisé non relu

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«dissiper, me distraire; je ii*ai pu y parvenir: eX' « cédé de la vie Je viens de mettre un terme ù mon « supplice. » Il faut beaucoup de courage pour se tuer> n est-ce pas, M. TErmite ? — U pu faut souvent davanta^re pour vivre, M. le libraire.-» C'est mon avis. Voilà pourquoi j'ai toujours repoussé, cette vilaine pensée qui s'arrête quelquefois dans les.têtès dauphinoises, comme vous pourrez vous en convaincre par l'l)istoirc d'un de nos évêques, à laquelle celle <lu docteur Har(;a ne sert que d'introduction.

« U n'est besoin de dire à personne quel fut /^ier/Y: du Terrail, dit le chevalier Dayard: la rue oà novs entrons porte son nom. Elle a été. percée, an travers du jardin des Capucins, dont le nom. sonne assez mal à c6té de celui du chevalier sans peur et sans reproche. Notre cathédrale n'a rien de bien remarquable, du moins aii-dcliors, nVst-ce pas ? mais il n'eu est pas aiusi de la place : c'est le débouché du çvaxtd fanboui|;; elle a été ap,randie et embellie tout récemment — : En effet, j ai remarqué sur cette place plusieurs maisons d'une construction très élégante. — C'est à l'évêque dont je vous parlais tontà-l'heure, M. l'Ermite, que Grenoble doit les premiers end)ellissenients de la place de la cuiliédrale. Cet évcque s'appelait monseijjneur de Boutevillpi car, mal{;ré 1 humilité chrétienne, les prêtres, qui portent la mitre et la crosse veulent aussi être, appelés monseigneur: ce monseigneur de Bont,evill«

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étoit évéquc de Grenoble au commencement de la révolntioD. Président ne des états de la province, lise montra fort libéral à rassemblée de Romans, et parla en vrai disciple de celui qni a dit que les panyres sont les meilleure amis de Dien. Les confrères de monseif^eur, les chanoines, les abbés commandataires, les {;ros-prieurs,et les {jrns de cour, trouvci"ent cetlo nioiale très anti-inonarcliique. 11 faut que les reproches qui lui furent adressés aient été bien sévères, puisque monseigneur de Bontevilio en conçat nn cha(prin si profond qu'il se retira à sou château près d*Eybens,où il se livra aux plaisirs de la chasse pour distraire les noirs soucis doiat il était dévoré. Cet exercice, peu épiscopal, ne paraissait pas tout-à-fait étrange dans un homme qni avait été capitaine de cavalerie , somptueux , {jalant , peiitmaltre, et qui portait le titre de prince de Grenoble. La veiUe d'un jour où il devait faire une grande chasse, il commande à ses valets de lui apporter de la pondre et des halles, s*enferme, et, au milieu de la nuit, il se fait saufer la cervelle. Cette fin trafpique n'est pas ordinairement celle des gens dV^li^e. Il y a, vous eu conviendrez, quelque chose de siu- (^lier dans cette fin d un évéque et d un médecin. Les enfants d'Escolape ne passent pas pour des hommes d'une foi bien robuste; mais un enfant de rÉçlisef... Le docteur Harga , au momentde se tuer, ;a pu dire comme Séuéquc : Post morlçm nihili mats

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