SENTENCE TÉLÉGRAPHIQUE
que dâai... Il coadut à la peioe de mort de font
les prévenus.
« Le reste de la séance répondit à ce cruel prélîminaire : les témoins étaient les soldats qui avaient marché contre les accusés, qui les avaient arrêtés dans la nnit
• Les préventis étalent, pour la plupart, sans dé> fensetirs; il leur en fat donné d'office : nn seul se vit cliarf^é de îa défense de dix-huit accusés.
« Traduire les accusés devant le tribunal , les confronter avec les témoins, et les faire ensuite asseoir à côté les uns des antres, c^est à cela que se bornèrent les débats: on eût dit qnll nes*a£[issait qued*une reconnaissance dldentlté ; encore était-eUe si imparfaite que, ne sachant pas même le nom de leurs clients, les défenseurs étaient réduits à les désigner par la forme et la couleur de leur habit.
« Le tour de François était venu : il voulut faire observer qu'à T^ard de son frère et de lui il y avait une erreur évidente; on lui imposa silence : je tentai d*élever la voix, on me jeta borsde la salle. J'attendis à la porte leur arrêt et le mien... Bientôt il me fut prononcé par la foule en pleurs, q«ii sortait en criant : Vingt-un condamnés à mort 1 !
«Mon sang tout à-la-fois se glace et s allume dans mes Yeinesl je rentre dans la salle. Déjà les condamnés avaient été reconduits dans leur prison. Gomment pourrai -je me filtre ouvrir leur