LES ANCIENS DAUPHINS
Jcncc. Un ermite ne peut j^uère visiter l'ancien Dauphiné sans s'arrêter quelques heures dans cette profonde solitude. Je me propose d'y faire un pclerina{|e lorsque je serai établi à Grenoble.
Notre voiture s'est arrêtée à quelque distance de cette ville, et mes compajjnons de voya^je m'ont fait de tendres adieux. « Je n'oublierai pas vos sages con- .scils, » m'a dit Charles en m'embrassant; et cependant, tandis qu'il me parlait, un feu sombre brillait encore danssesregards...Infortnné!puissentIe temps et le courage achever d'éteindre dans ton ame un désir de vengeance que la raison seule ne saurait étouffer!
L'aspect des grands objets parvient à distraire l'esprit le plus fortement préoccupe. Les hautes montagnes granitiques qui s'élevaient devant moi , vers Briançon, et (|ui séparent la Savoie du Piéjnont; à ma gauche, le mont Uacliety portant ses nnuailles calcaires au-dessus des plus hautes tours de la ville, bâtie au pied de cette montagne; sur la droite de la route que je parcourais, le Drac se précipitant dans l'Isère, attiraient tour-à-tour mes regards enchantés par la variété et par l'étendue de ce magnifique tableau.
En traversant la place de TEsplanade , des souvenirs à-la-fois patriotiques et douloureux se sout pressés dans mon ame: vingt-neuf ans auparavant,
En MIT». EX rROVI!(CK, T. III. 4