‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Essais sur les moeurs. Tome 6 (volume 5)Chapitre 27 sur 65 · I.KS IlES'tNDEL'SF.S · texte numérisé non relu

I.KS IlES'tNDEL'SF.S

luxe éffaletsa femme et sa maîtresse; lestlenlellcs, les cachemires de 1 epoiise, passaient aux mains de la eourtisanc, en l'chainjc des diamants (jiie eelle-ei reei'-dait à la revendeuse à la toilette, (|ui se contentait d’en elianfjcr la monture avant d'en faire liotnmajc à madame au nom de son mai-i. Par ces échanges, opérés à l'insu des parties, M. N*“ s’est fait, avec le moins de frais possible, la n’putation d'un mari généreux et d’un amant prodigue.

U Ce qui distingue plus particulièrement madame Diibrcuil de la foule des entremetteuses, c’est l’ciuploi libéral qu’elle fait de son crédit, de son expérienee, et même de sa hou rsc, pour avancer et produire dans le monde les jeunes personnes qui lui semblent dignes d’y figurer un jour; je pourrais vous en citer plusieurs qui brillent aujourd’hui sur nos grands théâtres, etqui lui sont redevables de la robe et de la voiture dont elles se sont servies pour faire leur première visite au chambellan ou au gentilhomme de la chambre de qui elles sollicitaient un ordre de début.

« Habile à protéger la fortune de celles qui s’élèvent, madame Dubreuil se permet quehpiefois, par compensation, d’aider à la ruine de celles qui se précipitent, et de tirer le meilleur parti possible de leur chute. Personne ne s’entend mieux qu’elle à acheter au plusbas prix ce qu’elle a vendu nu plus haut. Son bon cœur ne rabandonne cependant pas

Page 1