‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Essais sur les moeurs. Tome 6 (volume 5)Chapitre 44 sur 65 · D’UNE JEUNE FILLE · texte numérisé non relu

D’UNE JEUNE FILLE

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Ovide, liv. H.

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lly a des bonnes fortunes de tout âge; c’en est une bien rare, à quatre-vingts ans, que l'amitié d'une jeune Hlle de quinze ans, naïve comme rionocence, jolie comme un ange, et spirituelle comme un démon. Cette bonne fortune-là m’était réservée. Je loge à Paris, à l’bôtel de madame de Lorys, dans un petit appartement au rez-de-chaussée. Cette dame (dont la fille aînée est morte littéralement de douleur en apprenant la perte qu’elle avait faite de son mari, officier-général du plus grand mérite, qui fut tué à la bataille d'Austerlitz); cette dame, dis-je, a pris chez elle et fait élever sous ses yeux, avec toute la tendresse et tous les soins d’une mère, l’intéres-

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santé orpheline que sa fille a laissée, et dont je faisais tout-à-l’hcure le portrait en quelques mots.

La jeune Ida est un petit prodige, dans la force du ternie. A peine sortie de l’enfance, elle a toute la grâce ,^toute la beauté delà jeunesse, tout le bon sens, j’ai presque dit toute l’expérience morale de l'âge mûr. Ma chambre donne sur le jardin, et la petite, qui s’y promène toute la matinée, entre souvent par la fenêtre, et vient causer avec son vieil ami, qu’elle appelle son Robinson. Notre dernier entretien lui a donné l'occasion de développer une raison si précoce, des observations si fines, que j’ai pris soin de les mettre par écrit le jour même. Elle était venue frapper à ma fenêtre de meilleure heure qu’à l’ordinaire.

l’ermite (en ouvrant la croisée).

Quoi ! si matin , ma chère Ida ! justement à l’heure de votre maître dinstoire et de géographie.

IDA

C’est aujourd’hui le mardi gras ; il m’a prévenue hier qu’il n’y avait pas d’affaires, de leçons, qui tinssent; que, ce jour-là, ilnequittait passes enfants, et qu’il avait l’habitude de célébrer cette fête en famille. A son défaut, j’étais entrée chez ma grand’mère, pour étudier avec elle; j’ai vu venir madame de Gailleul, et je me suis retirée bien vite. l’ermite.

Vous n’aimez donc pas cette dame?

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IDA

Beaucoup, au contraire; mais il n’y a pas très long-temps qu'elle a perdu une fille du même âge que moi, et j’ai craint que ma présence ne lui rappelât trop vivement le souvenir de sa perte.

l’ermite.

Gomment pouvez-vous deviner le secret d'une pareille douleur?

IDA

En me mettant à la place de celle qui l’éprouve. l’ermite.

Pour bien apprécier de semblables regrets, il faut pouvoir se faire l’idée du bonheur dont la perte les excite. On apprend à sentir par expérience, comme on apprend toute autre chose.

IDA

Et moi, je vous assure que, nous autres jeunes filles, nous faisons semblant d’apprendre beaucoup de choses que nous savions déjà. On s’imagine que nous n’avons des yeux que pour voir ce qu’on nous montre, des oreilles que pour entendre ce qu’on nous dit; on ne compte que sur l’éducation que l’on nous donne, et l’on ne nous fait pas l’honneur de croire que nous puissions penser, réfléchir, observer par nous-mêmes. Quant à moi, mon ami, je vous avoue que ce que je sais le mieux , c’est ce qu’on ne m’a point encore enseigné.

LES COÎiFlDENCES

l’eumite.

Comment donc vous y prenez-vous pour l'apprendre?

lUA.

Je compare sans cesse les préeeptes que l’on inc donne et les exemples que j’ai sous les yeux; et des contradictions qui en résultent dans mon esprit, je tire des lumières que je mets ensuite tous mes soins à cacher.

l’ehmite.

Mon enfant, ne vous pressez pas de vous instruire dans la science du monde. Il en est des vérités comme des grains: il faut, pour qu’ils germent, les semer dans la saison convenable. L’éducation nous montre la société telle qu’elle devrait être.

IDA

Pourquoi donc , en nous la faisant voir telle qu’elle est, nous force-t-on de remarquer qu’on ne fait rien, le soir , de ce qu'on nous dit de faire le matiu , et qu’on .se conduit, dans le monde, par des principes tont-àfait différents de ceux dans lesquels on nous élève? T ous les livres que j ’étudie enseignent que la bonté de l’ame est bien au-dessus de la beauté du corps; que les vertus solides doivent être préférées aux talents agréables : je descends au salon, où jen’cDtends vanter que l’élégance de ma taille, la régularité de mes traits, et le cliarme de ma voix. Je crois avoir un bon

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cœur, de l’égalité dans le caractère, de la docilité dans l’esprit, et personne ne s’est encore avisé de m’en faire compliment.

Toutes les fois que, dans nos leçons, dans nos lectures, il est question d’amour, ma grand’mère passe sur ce mot-là comme sur des charbons ardents; mon maître de chant arrive, et me fait répéter cent fois, sur toutes les notes de la gamme, en italien et en français, que l’amour est le souverain bien; qu’on ne peut vivre sans amour, et qu'il liy a de bonheur que celui qu’on goûte en aimant; le soir on me conduit à l’Opéra, où je vois une vestale qui se console d’étre enterrée vive, parce qu’elle a consacré un moment à [amour. En quelque lieu que j’aille, on ne parle que d’amour, on ne chante que l’amour, on ne célèbre, on ne regrette (jue l’amour; ce qui n’empêche pas grand’maman d’être convaincue que je ne me doute pas encore de ce que c’est que Vamour, moi qui sais par cœur le septième livre de Télémaque !

l’ermite.

Dans ce cas, vous savez que cette passion a besoin d’être réglée par la sagesse; qu’autrement elle devient la source de tous les désordres de la société, du malheur des familles, et de la honte de ceux qui .s’y abandonnent.

IDA

.le le crois, mon cher Robinson, mais avouez

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qu'il y a bien quelque mérite à cela dans une jeune fille qui examine avec attention ce qui se passe , ce qui se fait, ce qui se dit autour d'elle; car, enfin, je voudrais bien savoir ce qu’on pourrait répondre à quelqu'un qui dirait : » L'amour est nécessairement le lien et le charme de la société, puisqu'il est le sujet inépuisable de tous les entretiens, le but de tous les vœux, l’objet et le mobile de tous les arts. 11 doit contribuer singulièrement au bonheur des familles; car on accueille avec une bienveillance, avec une prédilection toutes particulières, ceux qui prêchent d’exemple cette aimable doctrine. Sans doute il contribue beaucoup à leur gloire, puisqu’on qualifie du nom de conquête les succès qu’ils obtiennent. <• l’ermite.

On répondrait à cela, ma petite amie, que les discours de salon ne sont rien moins que l’expression de la société; que ceux que l’on accueille le mieux dans le monde ne sont pas ceux que l’on y estime le plus, et que les mots du langage que l’on y emploie n’ont, comme les fiches dont on se sert au jeu, qu’une valeur de convention qui change suivant les parties, et qui cesse avec elles.

IDA

Pour le moment, je veux bien me contenter de votre comparaison; mais quand je serai mariée, je vous ferai sur ccpoint-là des objections qu’il vous sera moins facile d’éluder ou dedetruire. Vousn’aurczpas

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aussi beau jeu pour justifier vingt autres contradictions sur lesquelles nous serons plus à notre aise , moi pour vous questionner, et vous pour me répondre.

On me répète, depuis que je suis au monde, qu'une honorable pauvreté est digne de tous les égards, de tous les respects; qu’une fortune mal acquise ne mérite que le mépris. Vous avez dîné plusieurs fois chez mon oncle avec MM. d’Arteuil et Mallard: on ne cite pas un honnête homme plus pauvre que le premier; on ne connaît pas un usurier plus riche que l’autre; cependant vous avez pu remarquer que celui-ci a constamment la meilleure place à table, et que M. d’Artcuil est toujours réduit à celle que je lui ménage auprès de moi.

J'ai deux tantes que vous connaissez , et dont la réputation est bien différente. Madame de Montgenet est le modèle de toutes les vertus; elle a sacrifié sa fortune à ses devoirs d’épouse; elle ne connaît de plaisir, de bonheur, que dans ses devoirs de mère; elle vit oubliée, dans un état voisin de l’indigence. Sa sœur, madame la comtesse d’Essenille, a suivi une route directement opposée ; elle est accueillie, recherchée , fêtée dans les meilleures compagnies; la fortune, les honneurs, la considération même, ont été la récompense de sa conduite. Je sais bien qu’il ne faut pas agir comme madame d'Essenille; mais je voudrais bien n’avoir pas le sort de madame de Montgenet.

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On nous prêche sans cesse, à nous autres jeunes filles, la modestie, la réserve, la discrétion. Je me suis donné bien du mal pour acquérir ces deux dernières qualités, auxquelles je n’étais pas très heureusement disposée par caractère, et je suis tous les jours témoin des éloges qu'on donne à ma cousine Adèle, des hommages qu’on lui rend, de la préférence qu’elle obtient sur toutes ses compagnes, en affichant des défauts qui sont, tout juste, l’opposé des vertus qu’on nous vante comme le plus bel ornement de notre sexe. La nature, la religion, l'éducation, nous font une loi du respect de la vieillesse ; auprès de vous et de grand’mainan , je ne connais pas de devoir plus doux à remplir. Voyez pourtant avec quel mépris on parle des vieilles gens! comme on les délaisse, comme ou les évite, comme on tourne en ridicule jasqu’à leurs infirmités même! Je ne sais pas encore pourquoi on se met à rire quand je dis que je vous aime tant que je voudrais être votre femme ; mais je parierais bien que c’est de vous qu’ils se moquent.

l’ermite.

Vous pourriez bien vous en moquer vous-même, quand vous aurez deviné le secret de leur raillerie.

IDA

Je n’en finirais pas si je vous faisais toutes mes confidences. Que diriez-vous, par exemple, de ce qui m’est arrivé dimanche dernier? J’ai passé les

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premières années de mon enfance avec Annette, la fille de la femme de chambre de ma mère ; elle est du même âge que moi ; nous avons été élevées dans la même pension, et j’ai conservé pour elle beaucoup d’amitié. Elle habite la campagne, et je ne l’avais pas vue depuis quatre ou cinq ans. Vous jugez avec quel plaisir nous nous sommes retrouvées ensemble. Nous avons passé la matinée à causer dans ma chambre ; l'heure du dîner est venue; je voulais qu’elle vînt se mettre à table auprès de moi ; elle s’y refusa, et voulut que j’allasse en demander la permission à ma grand’mère ; j’y courus, bien persuadée qu’on ne pouvait trouver mal aujourd'hui ce qu’on avait trouvé bien autrefois. Point du tout : grand’maman me dit que cela n’était point convenable, et qu’il fallait envoyer Annette dîner à l’olfice.

J’eus beau représenter qu’elle avait été la compagne de mon enfance; quelle était bien jolie, bien élevée; que je l’avais toujours appelée mon amie; j’eus beau rappeler à grand’maman qu'elle m’avait dit cent fois que la vanité est le plus ridicule et le plus insupportable des défauts; elle me fit cent rai sonnements pour me prouver que j’avais eu tort de profiter de ses leçons ; et tout ce que je pus obtenir, à force de prières et de larmes, ce fut de dîner dans ma chambre avec ma pauvre petite Annette, qui m’assura pourtant bien, en me quittant, que je

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dînerais à table avec sa famille, toutes les fois que j’irais la voir. *

Ida raisonnait trop juste, et dirigeait ses petites attaques avec trop d’adresse, pour ne pas m’embarrasser quelquefois : je vins pourtant à bout de lui faire sentir que la plupart des contradictions qu’elle avait remarquées dans l’éducation et dans les mœurs n’étaient qu’apparentes; que l'intérêt personnel, les convenances, la politesse, les devoirs de position, forçaient quelquefois à transiger, dans le monde, sur la sévérité des principes de la religion et de la morale, qui n’en étaient pas moins, comme je le lui prouvai à mon tour par les exemples les plus respectables, les seuls garants de l’estime publique, hors de laquelle il n’est point de plaisirs vrais, et encore moins de bonheur solide.

LES PASSANTS

S® XXIV. [î5 n<;cEMBnK i8i5.]

LES PASSANTS

Vous H'aum |ias pour moi de ian^(*cs aerrcK, J'entcncirai tics n-{;artlii qac vous eruiret mncis. KAr.i.<«e, /Inf. , acte II , scène V.

Il y a des gens qui connaissent bien les cartes, qui conseillent on ne peut mieux, et qui ne savent pas jouer. Il y en a de même qui connais.sent bien les hommas, leur nature, leurs mœurs, leurs habitudes, et qui n’entendent rien aux affaires; autre chose est d’observer ou d’agir. .le crois pos.sédcr ce premier talent, ou, plus modestement, cette apti- , tude à un degré peu commun : je pénétre ce que je regarde ; je suis doué d’un coup d’œil intrusif qui me montre les gens inliis et in cote, je démêle, jusque dans leur repos, le mobile de leurs actions; j’entends le langage du regard, et même du silence: avec tous ces avantages, je ne sais pas comment il se fait que dans ma vie j’aie été la dupe de tous ceux qui ont eu le plus léger intérêt à me tromper; qu’en courant, même avec des boiteux, je sois tou- Eiimitf. nr. t.\ Cui.v?tb, t. 1. 17

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jours arrivé le dernier au but; et que, la sonde à la main, j’aie heurté ma barque contre tous les écueils que j’avais signalés. En serait-il du talent de l’observateur comme d’une montre à répétition appartenant à un sourd, et qu’il fait sonner dans l’obscurité? Elle indique l’heure à tout le monde, excepté au propriétaire. Quoi qu’il en soit du peu de profit que j’en ai tiré, toujours est-il vrai qu’à force de regarder j’ai appris à voir, et que j’en suis venu au point de reconnaître à la contenance, à la démarche d’un passant, sa profession, ses habitudes, et même son caractère.

La plupart des hommes (les femmes n’y sont pas aussi généralement comprises) ont le cœur opaque et le maintien transparent. Parlez, pour que je vous voie, disait Adisson ; moi, je dirais volontiers; Marchez, pour que je vous entende. Il y a dans l’habitude du corps en mouvement je ne sais quoi qui décèle le caractère.

Dernièrement, je m’étais arrêté un matin sur le quai Voltaire, à feuilleter des bouquins exposés le long du parapet. Après m’être assuré qu’il n’y avait là que des livres digues d’y figurer, au lieu de regarder couler l’eau, comme plusieurs autres dé.sœuvrés, mes confrères, je m’avisai d’examiner les pas.sants, et de m’imposer la tâche de deviner, à son allure, ce que chacun devait être. S’il y avait un moyen de vérifier mes remarques, j’offrirais de

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parier que j’ai le plus souvent rencontré juste.

Je vis arriver de loin un homme d’une soixantaine d’années, vêtu d’un habit neuf qui paraissait cependant avoir été fait pour un autre âge ; il marchait avec une prépondérance dont il paraissait se savoir très bon gré. A chaque pas qu’il faisait, il enflait ses joues au moyen d’une quantité d’air qu’il aspirait , et qu’il rendait ensuite par une expiration longue et bruyante. Cet homme, en marchant sur le trottoir, avait l’air étonné de ne s’y pas trouver seul, et le froncement de ses sourcils, le hochement de sa tête, chaque fois qu’on le coudoyait, témoignaient un mécontentement tempéré par le dédain dont il était impossible de ne pas rire, pour peu qu’on en pénétrât la cause. Cet homme, me disais-je, a été fort riche ; il a recouvré depuis peu une partie de sa fortune ; il use son ancienne garde-robe ; il avait contracté l’habitude d’aller à pied, mais il vient de se ressouvenir qu’il allait autrefois en voiture. Son père était au moins secrétaire du roi ; lui-même avait un emploi considérable dans les aides, et, sans la révolution, il serait aujourd’hui fermier-général.

Cet autre, un peu moins âgé, plus chaudement qu’élégamment vêtu, qui marche les yeux en terre, en formant par intervalles des temps d’arrêt, est nécessairement occupé de quelque affaire importante. Il marmotte entre ses dents; il porte fréquemment la main sur une liasse de papiers jaunâtres en-

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ferme» sou» »a veste, et dont l’extrémité de quelques feuille» se confond avec son jabot de même couleur: c’est d’un procès qu’il s’agit. Il rcpous.se avec dureté les pauvres qui lui demandent l’aumône, et je remarque que les enfants de cette classe excitent plus particulièrement son impatience et son liumeur: cet lioinmc doit être un célibataire qui plaide contre des mineurs qu'il a l’espoir légal de dépouiller, au moyen des vieilles papcra.s.scs, qu’il porte à son procureur.

Ce jeune bqmmc qui vient du même côté, et dont l’air abattu laisse percer je ne sais quelle satisfaction; dont la toilette du soir est un peu fanée ce matin, ne serait-il pas le maître de ce cabriolet arrêté depuis une heure à l’extrémité du Pont-Royal? A chaque pas il tourne la tête, et ses yeux ,se dirigent vers une croisée eutr’ouverte, où je ne distingue, avec mes lunettes, qu'un bout de scball, que le vent n’agiterait pas si vite. Le scball a disparu, le jeune homme marche moins lentement et ne se retourne plus ; il passe près de moi ; je soupire en jetant un regard vers la fenêtre, et je vois le moment où il va me demander de quel droit je soupire, et pourquoi je regarde de ce côté: mon âge répond pour moi. Il continue son chemin en souriant, et monte dans son cabriolet moins lestement qu’il n’en était probablement descendu. Je sais qui

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