‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Essais sur les mœurs. Tome 8Chapitre 24 sur 79 · DE MADAME DE MAINTENON · texte numérisé non relu

DE MADAME DE MAINTENON

Comparet les langes de sa natsiasce et les langes de sa mort.

Dahti , En/er.

Après avoir parcouru , avec M. Dezeyre fils , la belle promenade de Poitiers, nous le remerciâmes de sa complaisance, et nous nous acheminâmes vers Niort. M. Mersan me faisait remarquer la fertilité du pays. Le froment, le seigle, le lin, le sarrasin, la vigne, abondent dans cette région féconde, qui présente à-la-fois au voyageur des marais, des plaines, des collines, des marécages, et contraste par la variété de ses expositions avec la monotonie de beauté champêtre dont les plaines si vastes de la Touraine avaient, pour ainsi dire, lassé notre admiration.

Plusieurs monuments druidiques fixèrent nos regards. M. Mersan , fort curieux de ces sortes d’anti-

DE MADAME DE MAINTENON. iGl quités , passa beaucoup de temps à les examiner en détail. “En effet, me disait-il, ces monuments de l'enfance des arts nous reportent jusqu'au berceau même de la civilisation. Souvent ces débris sont les seules pages historiques qui nous rappellent les souvenirs anciens. Vainqueurs du temps qui dévore tout, et triomphant des efforts de l'homme, qui n'est pas moins destructeur, ce sont des guides précieux à travers les ténèbres des annales primitives. «

Niort, que nous traversâmes, ne reçut de nous qu'un léger coup d’œil : cependant mon compagnon de route assura que cette petite ville tendait, par des efforts persévérants, à devenir une cité importante. En effet, j’aperçus de tous côtés les travaux de la maçonnerie et les plans de l’architecture. Nous admirâmes sur-tout un beau passage vitré, semblable à ceux dont Paris est embelli depuis quelques années. De belles casernes, une fontaine naturelle , creusée avec le taraud , suivant la coutume de l’Artois; les balles, dont l’alignement est symétrique, attirèrent aussi notre attention.

Pendant que je déchiffrais, à l’aide de ma loupe, les inscriptions latines dont les balles sont ornées , M. Mersan me disait : u Voilà une érudition singulièrement placée. Ici je lis ces mots : Marli peregrino, pareequ’on y vend des habits militaires; là , un vers de Virgile, à propos du signe du BéUer, fournit ime allusion ingénieuse qui s’applique à la

Ermite EN PROVINCE) T. VIII. ii

l6a LE BERCEAU, ETC.

halle aux draps -, celle où se vendent les fruits m’est annoncée par un hémistiche latin en l’honneur de Pomone; Gérés est invoquée en faveur du marché au hlé; les poissons d’eau douce et les poissons de mer ont deux inscriptions également savantes. Cette affectation pédantesque est peut-être un peu ridicule. Mais que d'actions de grâces la ville de Niort ne doit-elle pas à son maire , M. Brisson , qui , par son infatigable sollicitude , lui a donné les établissements utiles qui manquent à la plupart de nos villes de second ordre ! Ces belles constructions sont dues à M. Bernard , peintre , architecte et sculpteur. »

Nous nous arrêtâmes ensuite devant cette prison du château de Niort, dans les caveaux de laquelle la femme, dont le souvenir s’était dc^'a présenté à nous plusieurs fois , reçut une vie que de si bizarres circonstances devaient signaler. Née dans les fers , elle mourut près du trône. Nous allâmes visiter la chambre basse et obscure, où la petite tCAuôi^néjeta les premiers cris; et nous regrettâmes de ne pouvoir mêler à l’espèce de curiosité que ce lieu inspire, ni amour pour la personne, ni estime pour le caractère de celle qui transforma l’arbitre de l’Europe en un bourgeois dévot , crédule et faible.

UNE RÉPUBLIQUE, ETC

t<* CCTII. [}8 tVIIIL 1817.]

UNE RÉPUBLIQUE sous LA MONARCHIE.

Noua ne rendroDa paa la trille tant qu'il y aura parmi noua un homme en ^tat d'eo tenir lea rlcfa.

Gutton t maire de La Rochelle.

A Niort, nous fîmes provision de cette excellente angélique, seule production industrielle à laquelle la ville doive une sorte de célébrité. M. Mersan aurait volontiers ralenti notre course , et se serait arrêté dans plusieurs villages, qui, disait-il, offraient tous des particularités intéressantes , si je ne lui eusse fait observer que La Rochelle nous attendait, et que nous ne pouvions trop presser notre marche vers les beux illustrés par un nom si grand, si terrible, et si digne de fixer notre attention , le nom de Riche- Ueu.

U La vie n’est plus pour moi qu’un rayon affaibli par l’épaisseur des nuages qu’il traverse pour arri-

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ver jusqu'à moi, lui dis-je en souriant; laissez-moi mettre le temps à profit. Je m’aperçois sur-tout des progrès de l’âge au peu d’intérêt que m’inspirent ces détails ordinaires qui jadis avaient pour moi du charme. Je ressemble à ces voyageurs qui s’élèvent vers la cime des Alpes, et qui, à mesure que la terre s’éloigne d’eux, cessent de distinguer, dans l’immense perspective dont ils sont environnés, le champ, le rocher, le palais qui les intéressaient naguère. Il en est ainsi de la vue de mon esprit : je vois très loin et je ne peux plus voir de près. Je vous envie, mon cher guide, cette précieuse faculté que chaque jour m’enlève, ce bonheur de jouir de tout, de demander à la nature, à l’histoire, aux mœurs humaines, une intarissable source de plaisirs nouveaux et délicieux. Tant que vous conserverez cette jeunesse de l’ame et de la pensée , vous resterez à l’abri des atteintes du temps. Vous connaîtrez le premier symptôme de votre décadence aux premiers indices du refroidissement qu’éprouveront chez vous le plaisir de voir , l’ardeur d’observer et de connaître.

— Je ne tirerai pas de votre aveu la triste conséquence que vous en faites jaillir ; mais je conviendrai avec vous que l’esprit de détail devient fastidieux pour les esprits graves, et que le spectacle de l’ensemble est nécessaire aux hommes qui ont beaucoup vu et beaucoup vécu. Suivons donc la

sous LA MONARCHIE.

IbS

route rapide que vous m'indiquez , et que je prendrai avec plaisir.

Nous voici déjà sur les limites du Poitou , et bientôt nous saluerons Rochefort et La Rochelle.Gouvemé , d’abord , pendant le chaos féodal , par des comtes particuliers , le Poitou , apanaj^e d’Éléonore , héritière de l’Aquitaine, fut porté en dot par elle aux rois d’Angleterre, quand I^ouis VII l’eut répudiée. Henri II, par cette riche et double possession, devint monarque dans cette France, étemel objet d’envie et de rivalité pour les îles britanniques. C’est du Poitou et de l’Aquitaine que s’éleva la tempête que les armes anglaises ont pendant un siècle fait planer sur notre malheureuse patrie. Philippe-Auguste enfin enchaîna l’orage, et conquit la province que nous quittons sur le plus abject des tyrans, Jean-sans-Terre. Le traité funeste de Bretigny la replaça sous le joug anglais, et le sage Charles V, qui, à force d’adresse et de ruse, reconquit la paix, la réunit pour toujours à la couronne. Ce sont là de grands traits qui arrêtent et fixentla pensée ;la marche des évènements, la chute des empires , ont pour l’esprit plus de charmes que les fictions de la poésie -, et dans les calamités attachées à tant de crimes, on serait tenté de reconnaître une puissance mystérieuse et fatale....

— Je devine , lui dis-je , le disciple du sévère Arnauld et la prédestination de la grâce , la plus haute

UNE RÉPUBLIQUE, théorie que les hommes aient inventée, mais non pas la plus consolante.

— Vous me permettrez de la regarder au moins comme plus probable «que cette philosophie du « hasard , jetant les événements pêle-mêle comme « les atomes qui , d’après elle, concourent à la for- « mation de l’univers'. «

A ce mot, qui annonçait la résolution décidée de me développer toutes les doctrines que l’on avait trouvées ou prétendu trouver dans le commentaire de l’évêque d’Ypres, je me résignai, et je laissai cet homme savant se livrer à la manie controversale qui a causé tant de maux et versé tant de sang. Je le ramenai ensuite de mon mieux à l’histoire du Poitou, et en lui rappelant que MM. Félix Fautcon et T’/iifraurfeau, nos contemporains, étaient de ce pays.

«N’oubliez pas non plus, me dit-il, Diane de Poitiers et madame de Montespan, qui , toutes deux , ont porté si haut et si loin l’orgueil de leurs faiblesses; les Lusiginan, race de rois; les La Trémoille, race de princes ; la fée Mélusine, aussi utile aux romanciers du quinzième siècle que les syrènes l’étaient aux poètes grecs; plusieurs marins célèbres, entre autres le fameux Duchnffaud, Grimoard, Buoz, L’Etenduère.... » Mais nous approchions des

' SaÎDt Aagnslin.

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murailles de I^a Rochelle ; il se tut à l'aspect de ce dernier boulevart du protestantisme en France.

L’aspect sévère de La Rochelle nous imposa d’abord. Des portiques dont le double rang donnait aux rues un caractère de grandeur et de régularité, la vue lointaine de la mer , qui se montrait à travers des arcades, la propreté extérieure des habitations , tout se distinguait par une certaine gravité pittoresque : là rien ne ressemblait aux cités de second ordre que j’avais vues dans mes longues tournées.

M. Mersan , à qui je communiquai cette remai^ que, attribua cet air de dignité que nous observions chez les Rocbellois, et la physionomie presque hollandaise de leur ville , à la longue indépendance dont elle a joui. « La Rochelle, me dit-il, était une république isolée dans la monarchie -, elle a conservé long -temps des mœurs spéciales, et vous n’ignorez pas le rôle noble et tragique qu’elle a joué sous son destructeur Richelieu. Le dernier asile du calvinisme conserve quelque chose encore de l’austérité des Lanoue et des Coligny : rien ne doit moins vous étonner. Une longue suite de circonstances l’avait , pour ainsi , dire prédestinée à la situation politique qu’elle a occupée avec tant d’honneur. D’abord faible bourgade, possédée par les Anglais après le mariage d’Eléonore d’Aquitaine et de Henri Plantagenet , elle reçut de ces fiers insulaires des privilèges nombreux qui ac-

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cmrent son industrie , augmentèrent sa population , et jetèrent dans son sein les premiers germes de l’esprit de liberté. Us se développèrent bientôt, et le patriotisme des Bochellois éclata sous Charles V, lorsque, devenus Anglais parle traité de Bretigny, ils secouèrent le joug et se donnèrent volontairement au roi de France. Leur noble résistance toucha le monarque, qui augmenta leurs privil^es. Leur altière indépendance s’accrut dejour en jour; leur pavillon parcourut les mers , et se fit respecter des nations des deux mondes. Enrichie par le commerce, La Rochelle se trouva peuplée de citoyens libreset énergiques. A cette époque, où les vices du clergé provoquèrent la réforme, l’hérésie nouvelle fit de grands progrès au milieu d’une ville ainsi disposée. Les Rochellois se rendirent maîtres de leurs fortifications , et l’on tenta vainement de les réduire. Henri IV reçut d’eux des secours, bien plus comme leur ami que comme leur souverain. Enfin , ils offraient, sous Louis XIII, un point de résistance terrible et presque insurmontable, où les débris de la féodalité et les sectes religieuses persécutées pouvaient aisément se réunir, et braver de là les foudres de Richelieu, et les anathèmes de Rome.

« Cet homme d’état inflexible vit le danger, et résolut de le combattre. Écraser La Rochelle, c’était détruire le dernier asile de la liberté française, c’était étouffer le calvinisme, achever l’anéantisse-

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ment du pouvoir des seigneurs , jeter les fondements de la monarchie absolue; en un mot, c'était accomplir à-la-fois l’œuvre de la Charles IX et celle de Louis XI, double entreprise digne de Richelieu. Il ordonne aux seigneurs d'aller renverser la ville qui seule pouvait encore servir de rempart à leurs privilèges. Ils marchent contre La Rochelle, non sans prévoir qu’ils marchent à leur ruine. « Vous IC verrez, dit le spirituel maréchal de Bassompierre, « que nous serons assez fous pour la prendre. »

« Ils la prirent, mais après de longs efforts, après une résistance héroïque de la part des assiégés ; six mois s’écoulèrent sans que l’on parlât de se rendre. Le fameux architecte Gabriel Metezeau fut chargé de construire une digue immense pour fermer l’entrée du port : toute l’énergie de Richelieu , toutes les forces du royaume furent dirigées sur ce seul point. L’histoire a conservé, elle conservera toujours le souvenir de ce maire nommé Guy ton, qui , le jour de sa nomination, posa un poignard sur la table de l’hôtel-de-ville, en disant: «Voilà pour U celui qui proposera de capituler. » La famine, la peste , accablèrent la ville sans la vaincre. « 11 ne U faut pas fléchir, disait Guyton, tant qu’il se trou- « vera ici un seul homme en état de tenir les clefs « de la ville. » En&n , l’ouvrage gigantesque de Metezeau arrêtant les convois , et les secours de l’Angleterre n’arrivant pas, tant de courage fut obligé

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de céder à la fortune. Richelieu entra dans la ville en triomphe : les calvinistes se virent privés de leur dernière place de sûreté ; les grands reconnurent la faiblesse à laquelle ils se trouvaient réduits, et, par un des coups les plus terribles que le génie pohtique ait jamais frappés , le trône absolu s’assit sur la destruction simultanée du calvinisme et de la chevalerie.

— J’ajouterai à ce brillant résumé d’une histoire toute républicaine, dis-je à M. Mersan, que liOuis XIV, en révoquant l’édit de Nantes, ne fit que marcher sur les traces de Richelieu. Depuis long-temps la révocation de cet édit tutélaire était préparée ; elle fut déterminée sur-tout par la prise de La Rochelle , qui ôtait aux religionnaires tout point de ralliement. »

A ces observations historiques succéda une controverse plus animée que verbeuse , où , à propos des calvinistes de La Rochelle, M. Mersan combattit l’hérésie de Calvin. Tout en gardant les ménagements auxquels m’engageait l’estime qu’il m’inspirait par son savoir et ses hautes qualités, j'essayai de lui prouver qu’il n’y a pas , entre la doctrine de Calvin et celle des jansénistes, autant de différence qu’on le pense communément, et qii’après tout le jansénisme pourrait bien n’étre qu’une réforme mitigée. Les élans de verve théologique, et, j’oserais presque dire , de courroux que cette opinion , ex-

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primée sous la forme d’un doute , excita chez mon respectable ami , ne pourraient se rendre au moyen même de ce luxe d'inteijections typographiques dont M. Arnaud- Baculard a fait usage ponr donner à son style une couleur passiounée. Heureusement nous approchions du port de La Rochelle : je détournai la conversation en rejetant sur saint Augustin les torts on les mérites de cette obscure théorie de la grâce. Les objets nouveaux que nous eûmes à examiner firent diversion à ces vieilles disputes , dont la profondeur sublime a englouti tant de pages oubliées, de talents remarquables, et de sang humain !

Devant le port , la marée basse nous laissa entrevoir les débris de la digue de Gabriel Metezeau. Il serait indispensable de les enlever, et de frayer aux navires un passage libre : les coquillages éclatants et les plantes marines qui couvrent ces ruines offrent un aspect pittoresque trop chèrement acheté par les dangers qu’ils font courir aux navigateurs.

Nous visitâmes le havre, renfermé dans la ville même, et le carénage, qui communique avec le havre par une écluse. Deux tours , placées à l’entrée du port, abritent les vaisseaux contre les vents orageux de l’ouest. Le bassin du carénage, creusé en 1778, a été terminé en 1808, sous le régne de Napoléon, règne si grand, si impétueux, où tant

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d’institutions utiles ont été fondées , tant de vieilles gloires détruites , et tant d’espérances de grandeur données au monde. C’est sous ce régne , non moins prodigieux par l’ensemble que par les détails, que l’on a planté un rang d’arbres sur les pieux de retenue. Devant le quai uord-est, se trouve une place triangulaire, ombragée par des arbres, et dont le centre doit être occupé par une fontaine. Nous apprîmes que le port de La Rochelle a souvent besoin de réparations coûteuses, et que la vase s’y accumule de manière à causer des accidents souvent terribles.

La curiosité, dont le bon archevêque Fénelon faisait l’éloge en disant « qu’elle donnait aux sages U le sentiment de leur dignité et le pressentiment de « leur avenir, •> nous promena tour-à-tour du temple protestant aux églises catholiques , de la Bourse au palais de Justice , du palais de Justice à l’hôtel-deville. Toute cette architecture est pesante; l’hôtelde-ville emporte le prix de la solidité et de la lourdeur des formes. Nous y remarquâmes les salamandres de François F', le chiffre de Henri II et de sa maîtresse, enfin l’H couronné qui indique Henri IV, et que l’artiste a représenté traversé par un glaive nu. Je vis M. Mersan soupirer : « Ah ! me dit-il, je me souviens des pères jésuites, et je crois voir le couteau de Ravaillac ! »

Nous nous arrêtâmes avec vénération sur le repos

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de l’escalier, d’où le maire Guyton haranguait le peuple de La Rochelle et l’encourageait à la résistance. Après avoir admiré plusieurs curiosités fort intéressantes , réunies et classées avec goût dans le cabinet d’histoire naturelle , nous visitâmes la cathédrale. En entrant par la porte principale qui donne sur la grande place , je fus singulièrement étonné de m’apercevoir que cette porte, au lieu de se trouver en face de l’autel , était adossée au chevet du chœur : espèce de mystification en architecture, que j’eus de la peine à pardonner à Gabriel Metezeau, qui commença en 1743 cet édifice, encore imparfait aujourd’hui.

174 l'G TABLEAU ET LA MÉDAILLE.

M" CCTIII. [5 MAI 1837.]

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