UNE TOURNÉE EN PATS PERDU
géographe, qui a exploité les beautés de la plupart des régions de la terre , n’a rien trouvé à dire de celleci, il est bon d’observer que dans cette contrée si pauvre il y a quelque chose de plus étonnant que de jolis paysages ou des sites roiiiantiqui^ ses habitants ont conservé, au milieu de la Franc^ivilisée, leur innocence primitive et leur honnêteté naturelle. Ce sont, il faut l’avouer, les plus ignorants de tous nos compatriotes : les Bas-Bretons sont des aigles auprès d’eux. U Cette observation, me dit mon jeune ami, ne viendrait-elle pas à l’appui des systèmes du philosophe dont commence à .se moquer notre siècle industriel, et pour lequel ma vénération augmente à mesure que la corruption des principes et la folie des gouvernements prouvent la décadence croissante de l’Europe ?.Tean-.Tacques s’était contenté de dire qu’une fois la civilisation infiltrée dans le corps .social, il SC corrompt paéun progrès lent et proportionné à dNui'dcs aits. Les éconoiqjstes l’ont tourné en ridicule; les parlementaires ont brûlé ses livres, et je persiste à croire qu’il avait seul raison contre son siècle et contre les docteurs.
« En Sologne, continua-t-il vivement (au moment où j'allais opposer des raisons à ces raisonnements), en Sologne, par exemple, il y 'a peu de lumières, peu d’écoles, point d’avocats , de notaires, d’avoués, et point de crimes. Depuis plus d’un demi-siècle, aucun Solonais n'a été traduit devant unè cour d’as-