DE SAINTE-CA8TELLE
M. Mersan), de monsieur, qui, avec un esprit juste et une belle ame , a pu mal penser du meilleur des hommes pour cela seul qu’il n'était pas janséniste.
»• ccxill. (jOIR 1837.)
For a tvordf a thoughi, a drtem , thfy ariup in armes !
Bp. Tatlor.
Il Lear suffit d‘aoe p«os^e, d’un mot, d’un ré?e , pour courir aux armes !
Cest aioii que ▼oyagcaut tana sortir de pUce, je me fiait i de lointains récits.
BiRNAROUS l>t SAINT-Piunt.
M. de Mallievelle, qui avait voulu nous accompagner hors^dc la ville, avait réservé pour ces derniers moments l’expression de la colère qu’inspire à tout bon citoyen de Saintes ou des environs le vol que l’on a fait à leur ville en donnant à I.a Rochelle , située à l’extrémité du département , le titre de préfecture. Il nous fit aisément sentir combien il est nécessaire de placer au centre le chef-lieu d’un département, et je ne pus m’empêcher de partager son opinion sur une mesure évidemment injuste, et à laquelle je ne doute pas que le gouvernement ne donne quelque jour l’attention et la révision qu’elle mérite.
Deux lieues se firent sans que M. de Matbevelle voulût nous quitter; il nous entretint long-temps de M. Français de Nantes, ancien préfet du département: des souvenirs de talent, de courage, et de bienfaisance qu’il y avait laissés ; de M. Bourignon , antiquaire très savant , mort en 1792, auquel on doit un travail estimable sur les monuments que Saintes renferme, travail imprimé par les soins et par l’ordre du préfet que je viens de nommer. Nous quittâmes enfin avec regret le bou gentilhomme, et nous montâmes dans la chaise de poste que nous avions envoyée en avant, et qui nous attendait sur la route. « Quelle route choisir; me demande M. Mcrean? voulez-vous visiter B/uje, ou nous dirigerons-nous sur Pons ? — J’avoue que les petites villes sont maintenant pour moi comme les hommes ordinaires dont la société fourmille ; j’ai peu de penchant à me déplacer pour ce qui ne vaut pas la peine d’être observé : si vous les connaissez, et si vous voulez m’instruire, je les tiendrai l’une et l’autre pour vues.
« — Volontiers. Quoique Pons et Blaye ne manquent pas d’une certaine importance, je ue vous fatiguerai pas long-temps du récit de leurs annales. Pons, bâtie en partie sur la Seigne, et en partie sur la coUine, doit son nom aux divers ponts jetés sur cette rivière , et qui la traversent en différents endroits. Vous auriez pu admirer sur la hauteur son château, qui présente un coup d’œil très pit-