scène fran\:.ais'e a’prçs la i^rt du grand Raciné..Q;n
ne lit plus, s.es, nijusté et tbMblè dir •. .
thyi-ambe éOntre-un-princc livre-à tôptes leS erreorfs '
; d'une jènbesse volrrptuepse, piais -dans la fai- ■.
blesse d’un'cacactpre que là'mollesse etlà'‘débauchÈ.
enivfateite^ a ‘Su- ;çarder' une certajne dignité d'honitne et uuq'gracè aüpable dont la postérité kii • a tenu coînptiK' . . .
VISrTE Â Xà'VftSÉRE.*
. f •. •* ecxTift. [8 jcii 1837»] . • • •
- . ■ YÏSITE A LA VÉSÈRE. :
^ * * I ffm numarch ofatl t surttty, \ ■
:*l * ; % CotrpEl. •. •
. Rai de* chaiDpt<]OiraiTiroao«il.
' Dans i’iDterttion de rendre visite au savent. modeste que j'ai cjtÿ, M. £ra>-</, jl^vaia , comma j^ J’ai dit plus-imut^ pris la route de Lyon. Une triste solitude m’environnait , et je voyais avec suVpiiise }a stérilité du sol èt le mauvais état de la culAire. 'Quelques paysans marvétiis poussai^ ia<«harrue dan» un $(d mal préparé ; la vieille roptine ré^'ne UBéore sur ce canton dé la France; la terre y donne avec avarice ' eé cbmmc.- à regret ses produits les plus' communs. De (:i^uvrcs villages, 'diçs maisons , oupjutôt dés buttes, bâties avec de la Çouc ; paU-tôiul’indjgqnce, l^négÜgence ; Jâra'alpropr^é, et tonlesles malaidiés qu’elle» fànt^naitre. * Je më deniUndais,. si c'était la Fràncc{.qoe je 'parcourais! Çoint de.-troupeaux, ni méme tle vaches laUilrés: îie.pdBiU'ak-on pas prélever, sùr l 'immense produjt dël’iiBpôr, une'
.VI.SITf!. A UA'.VÉ.<É«E. .
, sorymCileitinée à vitrpdaii^ dans cc-dUtPÎct {jrestjnê sauvage fa civilisation ^ l’aisance, et les ôoutumes^ ■ d'une agriculture, plus féconde ef mieux enteûdue?
Xtn aiUiqiraire serait mort de douleur s'il avait eu à suivre le chéiniri que jtf'patcburâis. Lfes ruinçs , d'un aqueduc romain étaient cparees sous mesqjast.
' DU avait'détruU ce'monument immense pour frayer la grande route. I/uljlité dc'’ce' travail moderne, ét ■ le rcs|5ect que je porte aux neùvelles théories d’éco- ' Momie' politique,’ pe m’empêchèrent point de voie avec régrét lés tràres 3e cette destruction qxTC . Winckelman aurait nomniéc saerflégé. l’ins loin ,' aii'fond de la vallée, im castel féodal s’élève,- aittié de séS-to.urs,.deses' bastions, de ses tourelles et dp scs Èréneaux', les fossés étaieh’t remplis d’eau comine si l'cnnetni eût été prêt é investir là chevalefesquè detnênre dû liant baron 'des ancien^ temps, .l'admirai la coû'servation remarquable dé cct édifice gothique,
^ etjeiti’étdnnai qu’il eftt pu-siirvivi'c-à tant dcTévt)- ; ' luiÿins, de guerres', dè' dissension.s et -de révolte?. • Oe témoignage’ des mœurs barbéres'de nos aïeux, qUi,‘a traverstfranciéilne jacquerie et lès guerres 'ci- . ' y'des (l*i' notre t'pôguc-', portait .Avec lui un'ibtéiiût' terlyblé ct^ôinbco aéqdol hioti esfM-ir s'çfbaudouqa c longtemps.. ‘ • . ■' ■
. ■ Mais jifu* j’iivaiiçais,- jHus ‘la. laideur et- la pauvreté des I wmêaux, •que je },i’aver.sj»is‘ augmentaient inon'éJonhepieirt’, .le n’avais trouvé qu'eft llretagne
• '• .Vi«ltE,A LA VÉSÈ.RE. . 247
d’^UÂsi'mÿHférableii aRilcsk, groi^iés dans (l'es marais, sur de» ro(s^ et4'<>u a^ect aussi rcpo^sniit,(^ueriuterienr en était af^Deiùt. Sur une haiitvur, j^per^’us uavftutre obàteau ,' moins bien conservé que .celui ‘"qügje vjéus de «ignaler. lÆ sol, (>ù la craie dominait, étaltstérile.Qnnyayait pompeusement amion- * cè les jgi’ottes d’Arzat; je.les.yisltai i comine il arrive prévoie tôajcmt^j 'elles •me^sejublèrent d'éiitant m'oioS reiuarqcûtblcs^ju 6n ieq avait exagéré l’içnpbpen louant trop jes hommes et les choses , ou leur joue Joi'dinaire tin fort mauvais 'tour. C'est un avis 'âux médisants (pii croient nuire en employant ^fà. satire,. nt qui ta plupart du -tenips toucbcraichi. < hieu plus sûrement leur but, sy Ifeur ip^lice, plus iii- •giénieuse èt pins perhde,prodigu^it'la louange. ;
.Un ruisseau profond traverse, daqs toute sa loiigneur, .une des grottes? d’Ar/ac,laquellei étinçelle ^dtj sta(âctiiesy'dài},i les^onie/n??^ jt^apdus.aviOc prçfiision sur .ses parojj ; cUe a ceiit vingt toises de profondeur, cl S^-teriûine par un . d^c inagnifitpie et IrréguKer j dont ra n^ut-e seule a taillé'la coupole. Cettp, grotte renÉorme imc carrière d'àlbûtrc susceptible d’être exploitée et di: payer Jes soins de ceux qui se ‘livreraient à ces tra-
vaux.,
^^- ii Malheureux,-' dit. l’Anglais Sterne, .celui qui ' voyage depuis Am» justpi’à. fierseiq , sans rien trpu- .ver -detbeau, (l’agréable, ^intércs.sant; aans voir
248 ■ VISITK A I.A VÊSÈRK.
. atiti*e chose qu’un lermiu aride et un' paÿt sténlç.! * C’était à-.pcu-près tout ce que.j’âv^au.oi^rvé' depuis ‘ itta' sqctic.'de Pêtt<jtteux : une lieuç pins loin que Je village de Thenoii, ce. pay^e. désolé ciiapg^à dè • iace, et je pus entîn- saluef'la uature riante’ gra-> cicuse et variée, que je. in’afdigcais d’avoir pendue.,^ De bcau.x points dé vue s’qu^rirent devant moi;, dcsqu'àiries , semées bouq’ucts dé.l>(m,’dq,s ctii»^ seaux sinueux, des champs ensctneacés ÿ-offrirent', enfin à mes regards, 'tt je reconnus la France. rA droite, l'élégante colonnade d'uq chc^tcaii .ajoutait-a- . l’effet général dii paysage*, ctTappçlait^es belles fa-' , .
, briques dont Claude lorrain (i «mbélU ses tableaux elle appartient au château de Uastignac^ dont le pos^ > sesSeur actuel, ancien chapibeHà de l’empiré, est aujourd’hui pair de France. Un de ^-j)lus prochesparents, uujourd'lmpg'éuéràl français^ long-tempit . général 'russe, est revenu en France avec^e^ î^iées' ' Coalisées : c’est, sans doute rrinu des plus bizarres singularités l’époque. •»; J t,.
■ * Enfin je'^toucbaisaii bout de inén voy^e,'etJa ' vallée de la Vésére s'ouvrait déyàQt moit nnè gale- . rie de recherciies métallurgiques; don^ j’aperçus, l'ouverturC, m'annonçait que le séjour du bon et sa-* vaut M. Brard uc; pouvait être éloigné de l’endroit ' OH je me trouvais. Plusieurs per^^nites soctaient de cette galerie :.le nom de M.,Brard , plusieurs fois ré^.
. pété, >’mt frapper mon o^èille, etmé fitroconnaî?.
' ’ VIsfTK-A LA VÉSÉRe! 249 •
tre quel était, fiaimi lës -causeurs , celui auquçl ja> vais l HiteHtioD' de qi adresser; Je me présentai moi- •. mêrne; j’appris à M. Brardquel était le but deiiiâ ■ visité,, et' l’accueil aiUiable '.et simple q«é je reçus' de lui nie prouva de nouveau cette vérité fort an-“ cienne, quc'le talent .se pare lui-mêmé, et bisse au charlatanisme de l'ignoranéela Qiofgué et l’ostenta- ,tie(n. , \ ‘ ^
■ ba maison de M, Brard, assise sur le penchant . d'une collijie,'à l’endroit où denx vallons pittoresques'se joignent-, atteste le bon goût de celui qui l’a construite dans une situation si agréable.'lJn beau • cabinet minéralogique, une magnifique bibliothé- •qile, en .sont les principaux ornements^ J’allai ad- • mirer^ soùs-la conduite de M. Brafd, les houillères du 'liardiUtl'îtrtavec lequel les travaux sont «jirigéS,
. etlesbéauxprodnitsqu-’elles donnent' Armé, comme les mineurs , du marteau et de la lampe , jê descendis^ dans cet enfer de bbuiUe 5 et preëqud-étouffé par l'odeur épaisse qui remplit tes cayemes, je revis la lu- . mière avec antant de plaisir que-le pioux Jüüée, à la ,
■ fin de son pèlerinage, saliie la douce clarté du jour ensqrtant desdemeures de Plutbn. Tout à cAtéJ près de la grande- route, -?e trouvç la vert-erie du bardiu- . Je remarquai -la majestn'eusè simplicité de Tédifice : rien d,e'plys poble, de plus sévère-, ni de plus beau, en même temps que ces bâtiments, dont lés lignes- . simples 'et harmonieuses; pour ^ai.nsi dire,- font
l5o i VISITE A LA VÉSfeRE, ^ ,
runiquc ofiïement. Là n'fjBent, sous les yeux d’une, police sage et bienfaisante, humaine et sévère à-lqV foiSjJa pai.x et l'amour. du travail. Le directenr se proposé de fonder pour les oüvrîci’s une caisse de . secours et d'épargnes, qui. leur fournisse, pendant, les* maladies 'souvent dongefeu-ses auxquelles leur état les expose , les remèdes èt les soins pb^maceutiqiics ou chirurgicaux qui manquent presque t.oujoui;s à ces malheureux. On ne peut' trop louer ni encourager des vues si bienfaisantes^ Qiwnt à l'école d’enseignement mutud, que M. Brard espère aussi établir, je n'osai ni.détruire cette fespéraçce, ni l’çngager.3 compter sur ud^ avenir obscur^qui présente aujourd’hui tant de rhances contraires au développement de l’intelligence. . . ^ ^
Quelques misérables cabanes , habitées par des sauvages plus misérables encore, telles étalent, avant l’arrivée dp M. Brard , la civilisation et la populatiqif du lieü dont j’admirais la propreté et Inênie l’élégance. De jolies habitations avaient succédé à sCs'masm'es, dignes du pays des Qptte'ntots^, c(. où jamais l’industrie n'avait introduit l'aisance. M. Brard a tout créé dans ce canton. Tel est le réf s)iltat certain de toute entreprise industrielle; son activité uiul.tiplie les ■pro<)uits , attire )a richesse, active les facultés, et double la force morale et la force physique des hommes. Anathème et honte éternelle à ces esprits ég^'stes et dépravés, qui»
êspèi'ent , en comprimant l’élan de, l’induslrié, jouir ■seiils'de ta misère publique, etpuisseht leurs efforts impuissants ne laisser de traces qûe l’éternelle flétrissure imprimée à leur méiitoire !
Pendant les 'deux jours que je passai il V€sère, j’assistai aux divers cours de minéralogie et de métallurgie que M. Brard y a’ établis ; déjà fort remarqualiles, ils doivent acquérir progressivement plus d’intérêt encore. Décidé à visiter la patrie du cardinal Dubois'pour me rendre delà en Auvergne, je quittai M- 'Bràrd,*et j’e partis poùr Brives-la-Gaillarde. « Que ferez-Vous de Cahors, me dit ce deruiér , avant de me laisser partir? Oublieréz-votis la capitale du département du Lot; et pour me servir d’uiie expre^ion triviale , mais habituelle aux voyageur» , Vous permçtfrez-vous -de bniler sans cérémonie une cité de'cette importance^ — Non, lui répondis-je; mais votre savoir ‘et votre'long séjour dans-cette province me tiendrotlt dieu d’un voyage, trop'' rapide d’aillenrsf pour me' fournir les doCiiiaents que' vous ne me reftlserez pas. On attelle les chevaux, et mes tablettes sont prêtes à récèvoir vos notes. ’
252 '■ CAH.PRS. '
K* CCXIK. [iCIK 1837.]
cahôrs. ’
, . ' * Pf^micotatos èpiscDpos.
\ * , • * Jduim Temperrur:
^ • * C'ëuii Qo ëréqur guerrier^
« Jr n’ai point demeuréà Cahors, me ditM. Brard, mais j’ai souvent occasion .d’y“ailervoir,nh minéralogiste de mes amis , qui s’occupe de l'bistoire des métaux sans négliger celle des liommes. C’est -à lui que vous êcvret le$*renseignéments d’antiquité que ma méiitoire cherche à réunir pour vous satisfaire. Les Cardures (Carduri) hahitaiènt jâdis ce territoire, dont la capitale portaiflft nom deVivona: Cahors changea de nom et se nomma Cadureum , lorsque la plupart des cités gauloises', sOümiseS à la ' domination romaine , quittèrent leur dénomination primitive.
.«Les Viaigoths, les rois d'Aquitaine, les ducs d’Aquitaine files comtes de 3'oulousc, la possédèrent tonr-à-tour JËn ;226, saint Louis s’en .^empara. Les Angla^én furent maîtres, la perdirent, et larecon-
‘ , CABORS.' ' 253
quirent. Devenue la capitale du Quercy, elle se retrouva’enfin ’soos la dominatioD.de Charles y. Enlevée de vive forcé par le bon et vaillant Henri IV, après un- long combat livré dans 'ses- propres, murs , éllê appartint définitivement à. la couronne de France.’ L’antiquité n’offre rien de plus beau que le oourage de ce roi qui, disputant pièd à pied le succès, rencontrant des .ligueurs dans chaque rue, ^ ' achetant la victoire au prix de son sang, adossé aux boutiques, souvent environné d'un cercle d’é-, pées ennemies donnait à* ses soldats l’exemple' de , la plus béro'ique valeur , et de la prudence müitàire . la plus consommée. - . •
•rLevêque de Cabors,- comte de IsAlille, jouissait, depuis untempsimméraorial, du plus étrai^eprivilège.' Quand il faisait dans son évêché son entrée .solennelle „le vibomte de^essaC, sbn vassâl', son .hoinme-lige, allait l'attendre à la porte de la ville : nu-têtè, sans manteau , les jambes et les pieds nus', le vicomte n'avait pour chaussure que des pantoufles. ED$^ite , saisissant la bride de la mule éur laquelle le prélat était assis^ U' conduisait son suzerain ecclésiastique jusqu'au palais épiscopal. Son service ne s’arrêtait pas là ! U le servait à table, et, pour prix de cet office domestique., il se trouvait possesseur de la vaisselle de vermeil qui avait servi au festin , seule clause qui déplût à l’évéqne et offrit une consolation au noble vassal. De là des
. CAIIORS.
cdntcütdtioDs fréquentes, terminées pariin arrêt du parlement de Toulous» Le prix de la vaisselle fut fixé à 3,000 francs, et, pour cette somme, tout évêque cadurien pouvait se donner le plaisir d'avoir un haut et puissant seigneur ‘ pour palefrenier et ' pour laquais pendant un jour de sa vie. Pour derniers privilèges évangéliques ^e ce serviteur du Christ, on plaçait sur l'autel, toutes les fois qu'il disait l'office, un casque^ des gantelets, et une épée.
« Ce que la ville dont nous parlons renferme de plus important, '' ce sont les antiquités romaines dont elle abonde. .Vous auriez admiré l'amphithéâtre, bâti de petites pierres carrées, liées par un ciment indestructible, l’rès de la préfecture se ■ trouve un monument antique nouvellement restauré,' et élevé à la mémoire de Marcus Lucte.rius. Plusieurs ouvrages*archéologiques. en donnent le , dessin.
i«La position de Cahors, au fond d'une gorge étroite, a quelque chose de sauvage et de pittoresque-: le Lot l'environne de ses eaux-écumeu.ses et bruyantes. On a prétendu , on a imprimé même, -que 'sa cathédrale, sbutenue par des arceaux gothiques,. et évidemment construite par les architectes du moyen âge, fut autrefois un temple payen : assertion souvent répétée et qui prouve l'extrême ignorance de- ceux qui l'ont soutenue. Le cardinal d'Ossat, qui depuis est monté sur le trône papal ,