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qui rapporte ce fait étraii|[e ; c'est un saint évêque qui na pas craint de flétrir la cour de Rome, en signalant l’existence d’une pièce aussi odieuse.
U Les séances s’ouvrirent à Clermont le '28 septembre i665; les commissaires avaient ordre d’informer surles plaintes qu’on leur adresserait des provinces voisines, et ils envoyèrent peu de jours après les conseillers de Pelletier, Joly de Fleury, et la Faluère dans la llaute-Auvergnc, la Marche, et le Bourbonnais, avec pouvoir de faire arrêter et de faire conduire à Clermont tous les nobles accusés.
<• On éprouve un invincible dégoût lorsque l’on parcourt dans tous ses détails cette relation de forfaits, de violences, d’exactions, de turpitudes, et d’atrocités. « On se sent le cœur attristé, dit encore Fléchier , quand on lit ces longues listes de cruautés , presque toutes commises gaiement et de sang-froid par des hommes qui se glorifiaient de leur naissance, et quand , dans une seule famille, l’une des plus distinguées de la province, celle des Montboissier, on voit jusqu’à cinq personnes, toutes criminelles et toutes condamnées. »
U Les sorciers, les accusations de magie, jouèrent un rôle dans cette affaire. Plusieurs malheureux furent condamnés à mort pour avoir noué l’aiguillette, enchantement qu'il ne faut pas tenir pour des fables, dit Fléchier. On poursuivit les diseurs de bonne aventure, mais on n’atteignit point les plus