‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 La morale appliquée à la politiqueChapitre 104 sur 318 · DROIT I)R GUERRE · texte numérisé non relu

DROIT I)R GUERRE

>■ faire la guerre pour les querelles particulières des « princes, ou parcequ’on leur aura refusé un hon- « neur <|ui leur était dû, ou parceque l’on aura eu *< quelque procédé peu convenable avec leurs am- « bassadeursT ou autres choses pareilles, non plus « qu’un particulier ne peut tuer celui qui lui refuse « la préséance. »

Quel sujet d’étonnement de voir un philosophe tel que Rousseau, poser en principe que la fin de la guerre est la destruction de fêtai ennemi! La fin de la {pierre est la réparation équitable de l'injure reçue, ou du tort qui a été fait: au-delà, tout acte hostile est injuste et criminel.

Montesquieu est tombé dans une erreur non moins grave, lorsqu’il met, dans de certains cas, au rang des guerres légitimes la guerre offensive. « Entre les sociétés, le droit de la défense naturelle « entraîne quelquefois , dit-il , la nécessité d’attaquer, « lorsqu’un peuple voit qu’une plus longue paix en , « mettrait un autre en état de le détruire , et que l’at- « taque est dans ce moment le seul moyen d’empê- « cher cette destruction. »

Un homme a un ennemi faible ou malade, mais dont là convalescence fait chaque jour des progrès, et dont la fortune s’accroît incessamment par le travail et le commerce. Craignant que cet ennemi ne soit bientôt assez riche pour nuire à sa propre industrie, et assez fort pour l’accabler, l’homme fort

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