DE LA GUERRE DÉFENSIVE
les besoins futurs de la patrie, le citoyen à devenir un soldat robuste, adroit et brave, a été sévèrement interdit aux maîtres et aux disciples. S’instruire à tuer ses concitoyens est permis; apprendre à repousser l'ennemi étranger est défendu : il semble que les gouvernements modernes aient plus besoin de spadassins que de guerriers.
Les exercices militaires devraient être un des éléments de l'éducation des jeunes gens de toutes les classes, pareeque tous doivent concourir, en cas de besoin, à la défense de la commune patrie; pareeque par-tout il est facile de trouver des maîtres pour cette espèce de gymnastique : il serait utile d’y joindre une instruction morale sur l’emploi de la force physique, et d'apprendre aux hommes que jamais on ne doit y avoir recours que pour la défense, soit individuelle, soit collective.
Il semble cependant que les leçons de la nécessité, tardive mais impérieuse institutrice, ne seront pas tout-à-fait perdues pour les gouvernements qui paraissaient les moins susceptibles d’en profiter. Les landwehr et les landsturm, qui sauvèrent l’Allemagne eu 1 8 1 3, ont reçu une organisation plus régulière, et qui permettrait de les appeler de nouveau au moment du péril. L’Espague a rétabli dans leur vigueur première ces forces nationales qui, sous le nom de miquelets et de somatènes, lui ont rendu de si grands services pendant la lutte qu’elle