ET DES TROUPES NATIONALES
a souteuue avec tant de persévérance et de gloire. L’Angleterre a ses yeomaniy et ses milices locales ; la Russie même, dont les armées sont si formidables, et qui, moins encore par le nombre et le courage de ses troupes régulières que par sa position géographique et par la rigueur de son climat, semble pouvoir défier les efforts de l'Europe entière; la Russie a adopté un système de colonisation militaire qui augmente ses moyens de résistance. Toutes ces forces seraient faibles pour l’attaque, mais elles seraient puissantes pour la défense.
La France, que tant d’exploits ont rendue célèbre, semble seule dédaigner les moyens de conservation. Le germe de toutes les idées fécondes se trouve dans ses lois, mais il y demeure comme le grain sous le sable, sans développement et presque sans vie.
Trouver une force qui , par sa nature , se liât d’un côté à l’armée, et de l’autre à la cité; qui ne fût pas novice dans la vie militaire, et qui sortît néanmoins de la vie civile; qui servît à-la-fois de point d’appui à l’armée à laquelle elle appartiendrait : tel était le problème politique et moral que s’était proposé M. le maréchal Saint-Cyr, et dont il avait trouvé la solution dans l'institution des vétérans. Par le passage continuel de la vie civile à la vie militaire, et de la vie purement militaire à une