DE LA GUEIUIE DÉFENSIVE
existence qui participât de l'une et de l’autre , la population de la France formait un ensemble, un tout compacte, susceptible de la plus insurmoutable des résistances. « Ceux qui sont redevenus ci- « toyens après avoir été soldats, dit l’illustre maré- «clial, savent la discipline, la guerre; ils peuvent « en reprendre sans effort et pour un temps limité « les habitudes et les travaux; ils n’out point à faire « cet apprentissage matériel et moral qui coûte tant « aux hommes les plus braves lorsqu'ils sont étran- «gersaux pratiques des camps; formant à-la-fois « la seconde ligne de l’armée et la première ligne « des citoyens, ils appuient les bataillons et guident « les masses. Pendant la paix, ils dispensenti état de « tenir constamment l’armée à un degré de développement onéreux pour les finances publiques, « et inquiétant pour la liberté. »
Qui peut repousser de tels avantages? qui peut les méconnaître, sinon ceux-là seulement à qui le jougdeslois est plus odieux quelcjougde l’étranger?
Lorsqu’un pays n’a pour armée que des troupes composées des habitants de ce pays, il est, dit Machiavel, plus difficile de se servir de ces troupes pour opprimer les citoyens. Les soldats sont moins disposés à attaquer des villes et des villages d’où ils sortent, où résident leurs amis, leurs parents. Si les lois sont douces et protectrices, les soldats consentiront difficilement à se priver de leur protection.
ET DES TROUPES NATIONALES. 2o3
ou à favoriser les projets de l’aristocratie ou du pouvoir absolu.