DU PRINCE
doute sur leur confiance. réciproque, sur la volonté ferme, constante, inébranlable du monarque et des sujets de garder leurs serments.
Mais, dira-t-on, les ministres d’un roi sont responsables ! Cette responsabilité peut être une garantie contre eux et non une justification pour lui; car s’ils résistent à sa volonté detre juste, de ne régner que parles lois, pourquoi les conserveraitil? et s’il arrive que, sous des apparences trompeuses et les dehors d’une feinte obéissance, ils traversent secrètement ses desseins, n’est-il pas de son devoir de les faire punir aussitôt qu’il en est averti par la voix de ses sujets?
u Malheureusement , ditSulIy , lorsque les princes u renvoient leurs ministres ou changent leurs agents, « ce n’est presque jamais pour les fautes que ces miu nistres ont commises; ils font par caprice, par lé- « gèreté, par mauvaise humeur, par orgueil, ce qu’il « ne tiendrait qu’à eux de faire par le seul motif de « la justice. »