LOIS DE LÈSE-MAJESTÉ
« avaient rompu tout commerce entre les vivants k et avec les morts; la compassion s’éteignait dans «le cœur des citoyens à mesure que la cruauté « augmentait dans lame féroce de l’impitoyable Ti- « bère. »
Dans la crainte d’être considérés comme ses complices, les parents , les amis d’un accusé se retiraient de lui; les délateurs, les témoins qui le chargeaient étaient seuls entendus avec faveur, et récompensés : la disgrâce et la mort frappaient bientôt ceux qui avaient osé parler pour les accusés, et déposer selon la vérité. Les accusateurs abondent; les défenseurs disparaissent : des bourreaux et des victimes, voilà tout ce qui reste en face de ces tribunaux dont la justice est bannie.
Tout devint crime de lèse-majesté sous le régne de cet exécrable Tibère et de ses infâmes successeurs. Drusus Libon périt pour avoir consulté les devins ; Scaurus, parccqu’il était auteur d’une tragédie d'Atrée; Fusius Géminus et sa famille entière périrent pareeque l’auteur de cette famille avait été autrefois ami de Pompée.
Un citoyen est mis à mort pour avoir manqué de respect au divin Auguste, en frappant un esclave auprès de sa statue; un autre subit le même supplice pour avoir changé d’habits dans une chambre où se trouvait le buste du divin Auguste. Un personnage consulaire est jeté aux gémonies pour avoir