LOIS DE LÈSE-MAJESTÉ
accepté une magistrature dont le divin ./uyuste
avait été investi à pareil jour.
Pleurer un fils, uu frère, ou un ami; la pâleur, la tristesse étaient des crimes de lèse-mnjesté. Cependant l'auteur de ces abominables catégories recevait dans le sénat les noms de clément , de miséricordieux. Lorsqu’il apprit que Libon avait, par une mort volontaire, devance son jugement, il se plaignit de ce que ce jeune homme lui avait ravi le plaisir de solliciter sa grâce, même lorsqu'il aurait été reconnu coupable. Détestable hypocrisie!
Cependant, il ne faut pas le taire, c’est moins encore à la férocité des tyrans qu’à la lâcheté des juges qu’il faut attribuer tant d’assassinats juridiques pour ces prétendus crimes de lèse-majesté, et Tibère lui-même lâcha sa proie lorsqu'une voix courageuse osa lui reprocher sa fureur. Granius Marcellus fut accusé d’avoir placé sa statue plus haut que celles des Césars, et mis sur un buste d’Auguste une tête de Tibère; cet empereur, ordinairement si retenu, si habile à dissimuler ses sentiments secrets, transporté par la colère, s’écria : Je veux , dans une telle cause , voter moi-même à haute voix et avec serment. Mais, selon l’expression de Tacite, il restait encore debout quelques unes des vertus de la liberté mourante. Cu. Pisou dit : Quand donneras-tu ton vote, o César! Si c'est le premier, Une me restera i/u’à le suivre: mais si c'est le