DES MOEURS DES JUGES
" au boston dans l’anti-cbanibre, m’apprennent,
* sans se déranger, que leur maître assiste en cemo- « ment à la répétition d’un grand concert qu’il doit •• donner chez lui le lendemain.
« Je m’achemine vers la demeure d'un autre juge ;
« il partait pour la chasse.
» Un troisième, distingué par son talent pour la « peinture, s'occupait à décorer lui-même le boudoir « de sa femme; il ne put me recevoir.
« J’achève ma tournée chez mon rapporteur ,
« homme de beaucoup d’esprit, à ce qu’on assure,
« et qui ne peut manquer d être un jour un des or- «nements de l’Académie; il ne me permit pas de “ lui parler de mon affaire (et j’appréciai très bien « tout ce qu’il y avait de délicatesse dans cette ré- “ serve ) ; mais il me lut les trois derniers chapitres « d un poème en prose poétique qui doit mettre le » sceau à sa réputation littéraire. »
Je n’achèverai pas l’histoire du procès de l’Américain; je craindrais detre accusé de manquer au respect exigé pour la chose jugée; mais je terminerai, comme lui, par une réflexion qu’il empruntait au plus grand poète tragique de l’Angleterre : « Un «juge doit être irréprochable, s’il veut être sévère; « et je ne vois qu’un organe incomplet de la loi dans .< l’interprète de la morale publique, s’il n’en est pas « aussi l’exemple. »
.l’ajoute avec d’Aguesseau, «qu’un juge qui n’est
La Mon Al. F APPLIQUÉE A LA POLITIQUE.