‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 La morale appliquée à la politiqueChapitre 22 sur 318 · DES RELIGIONS · texte numérisé non relu

DES RELIGIONS

ils élevèrent des autels à la concorde, à la liberté, à la paix, au courage, à la pitié, regardant les vertus comme des divinités dont le coeur de l’homme était le sanctuaire. Rome ne reconnut que des dieux utiles, des dieux justes, des dieux sages, des dieux forts, des dieux dégagés de la matière: ils intervenaient dans toutes les actions des hommes, mais seulement en ce qui était bon et honnête.

Mahomet, dont la religion est la plus répandue sur la terre, enseigna aux adorateurs des étoiles qu’il ne fallait adorer que le Dieu qui les a faites.

Le Dieu des chrétiens n’a ni commencement ni

fin; il est lui-mème la fin et le commencement de toutes choses ; il connaît, il voit tout; nul ne peut le voir et le connaître; il punit à regret, et comble le juste de biens : la puissance et la bonté, la justice et la miséricorde, sont ses attributs.

Le Dieu de l'Évangile ne reçoit que les hommages de l’esprit et du cœur. Ainsi, presque tous les fondateurs de religions ont borné les devoirs de l’homme envers la Divinité à l’amour pour sa bonté, à la reconnaissance pour ses bienfaits, aux hommages pour sa puissance et sa majesté; devoirs dont l’accomplissement est facile, et qui n’exige ni aides, Di médiateurs.

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