‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 La morale appliquée à la politiqueChapitre 295 sur 318 · SUK LES MOEURS DES PEUPLES · texte numérisé non relu

SUK LES MOEURS DES PEUPLES

On peut douter qu’un homme eût trouvé des accents d'une aussi touchante simplicité.

Une seule remarque historique peut faire sentir l’influence des femmes chez les nations anciennes: les peuples furent vertueux par tout où elles furent considérées, avilis par-tout où elles vécurent dans l’esclavage. Les femmes des Perses étaient esclaves de leurs maris, et ceux-ci étaient esclaves de tout le monde : les femmes de Sparte étaient libres et vénérées; elles avaient pour époux et pour fils des héros ; toutes pouvaient répondre , comme la femme de Léonidas à un satrape qui lui témoignait sa surprise de l’égalité qui régnait dans cette république: « On n’oublie pas ici que nous mettons les hommes « au monde. »

Le génie de Sparte s’était créé une Vénus sans voile, mais aussi sans grâces; belle d’austérité, de force, de candeur.

La Vénus d’Athènes, plus séduisante, n’eut pas moins de pouvoir; sous les traits d’Aspasie, on la vit gouverner la ville de Minerve.

Lucrèce, Cornélie, la fille de Virginius, influèrent sur les destinées du peuple romain, eu réformant, ou du moins en signalant la corruption des mœurs de leur siècle.

La morale appliquée a la politique.

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