CHAPITRE IX
La religion considérée comme moyen politique.
Selon M. Pastoret, la religion ne fut pour Sémiramis, comme pour tant d’autres rois, qu’un moyen politique d’affermir sa puissance. « Les prêtres syriens , dit le même auteur, rendaient quelquefois au despotisme crainte pour crainte, et balançaient la menace du pouvoir royal par la menace des dieux. Les augures , la magie, les oracles, servirent tour-àtour leur intérêt ou leur puissance. Trompant la crédulité par l’espérance ou la terreur, ils asser vissaient toutes les pensées, tous les sentiments, en laissant croire qu’au nom de la divinité ils pouvaient éloigner ou suspendre l’infortune, donner ou ravir le bonheur. Tout ce qui tendait à favoriser un préjugé utile en inspirant le respect, ils en jouis