‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 La morale appliquée à la politiqueChapitre 45 sur 318 · LES MAXIMES · texte numérisé non relu

LES MAXIMES

dicateurs fanatiques; des prières publiques furent ordonnées , des actions de grâces solennellement rendues à Dieu dans toutes les églises, pour le remercier d’avoir permis que l'assassinat eût été con sommé; des prêtres exposèrent sur l'autel, à la vénération du peuple, l’image de cet odieux martyr. Mariaua trouvait admirable l’action de Jacques Clément ; à ses yeux, ce moine assassin était la gloire et devait être l’éternel honneur de la Gaule. Le régicide Jean Chàtcl trouva aussi un défenseur et un apologiste dans le curé Jean Boucher : cette apologie fut brûlée en France par arrêt du parlement, mais à Rome le pape fit mettre à Y index l’arrêt du parlement de Paris.

Le jésuite Mariana a écrit qu’il était permis de tuer un roi pour cause de religion ; cette doctrine a été soutenue eu Allemagne par le dominicain Falkemberg. Un autre jésuite, Sanctarel, prétend dans son Traité des hérésies, que le pape a le droit de donner des tuteurs aux rois, de les déposer, s’il le juge à propos : il lui reconnaît tout pouvoir sur la couronne et la vie des souverains.

Le cardinal Duperron osa défendre cette doctrine dans les états de 1 6 1 4- Le clergé voulait qu’on gardât le silence sur le régicide, lorsqu'il aurait été commis pour punir une hérésie; morale qui, dit Turpin, dans son Eloge de Molé, mit le poignard à la main aux Jacques Clément, aux Pierre Barrière,

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