CHAPITRE IV
Des états despotiques ou arbitraire»
Je considère les gouvernements dans leur rapporl avec la morale, et je me demande si celui dans lequel la volonté variable d’un petit nombre ou d’un seul est la loi de tous ; où il n’existe d'autre liberté que celle de traîner ses fers ou de tendre le cou au lacet ; d’égalité que celle du joug et de la tombe , où l’homme n'est qu'une créature qui obéit à une créature qui veut; dont le but est les délices des princes, et le résultat la misère et la dépopulation ; si le gouvernement qui a pour principe la crainte, et pour soutien la terreur; devant lequel se taisent le respect filial , la tendresse paternelle, l’amour et tous les sentiments naturels ; d’où l’honneur et la vertu sont bannis ; où les confiscations et les supplices sont les seuls anneaux de la chaîne sociale; où le supérieur, n’ataut à remplir d’autres devoirs envers l’inférieur que celui du commandement, tout ce qu’il desire il le demande, tout ce qu’il peut obtenir il l’exige; où le refus, l’hésitation , le délai , le silence, sont punis de mort ; je me demande enfin si ce gouvernement, qui ne surnage que sur des flots de sang humain , et n’offre