UE LA DIPLOMATIE EUROPÉENNE
besoin d'un apanage? Écartons les détails, ne
suivons pas la diplomatie dans les sapes où elle travaille, comme dit Saiut-Siraon : jtigçons-la par ses victoires.
Toujours des traités, toujours des alliances doubles, triples, quadruples pourlcs soutenir; toujours des négociations mystérieuses et des articles secrets pour les rompre.
Le traité des Pyrénées ouvertement déchiré par le grand roi; le traité de Westphalie dont la violation est récompensée par l’ilc de Sardaigne donnée à un électeur de Bavière;
Charles X de Suède n’accordant la paix aux Danois que pour les écraser plus sûrement, et ne signant avec eux un traité que pour le rompre quinze jours après;
Le sénat de Pologne, infidèle aux pacla convetita , son ouvrage, et qu’il a solennellement jurés;
Le partage de la Pologne, "que je n’appelle pas le plus grand crime des nations modernes, par la raison que donnait Chamfort pour justifier l'expression dont il se servait dans sa colère '.
Citons encore un trait qui justifiera une semblable réserve.
« Ce n’est point à un peuple que nous estimons,
* C'est lavant-demicr des hommes, disait-il en parlant d'un intendant devenu ministre. — Pourquoi pas le dernier? lui demau dait-on. — Pour ne déeouraper personne, rcpondit.il.