CHAPITRE XIII
Vinaij»n* <lc Ikus.
Ceux qui s etonncut que l’on fas.se du suerc avec de.s betteraves, seront encore jjIus étonnes que l’on fasse du vinaigre avec du bois; ils coninienccroiU par nier le fait, eu abusant des mots: « Le vinaigre, diront-ils, est évidcimncnt du vin aigre; donc on ne peut faire du vinaigre avec du bois: >■ ce à quoi le chimiste répond: «L’acide acétique est la base du vinaigre; cet acide est contenu dans le bois, plus pur et en beaucoup plus grande quantité que dans le vin aigre, ou dans aucune autre liqueur fermentée: donc on peut extraire du bois de meilleur vinaigre que de toute autre substance. »
C’est ce qu’a fait M. Molleral de Poiiilly (Côted’Or), et ce que l'Institut de France a constaté dans un rapport fait à la classe des sciences physiques le 26 septembre 1808, aux noms de AIM. Fourcroy, Bcrtbolet, et Vauquelin, dont l’autorité répond victorieusement à toutes les objections de l’ignorance, de la routine , et de l’intérêt personnel.
Et que diront les incrédules, si nous leur apprenons que l’on peut tirer un excellent vinaigre des
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fleurs de sureau, du petit-lait, dulait niénie, et, qui le croirait, de l’eau pure? C’est cependant ce tpic tous les cliimistes savent, et ce dont ou peut trouver les preuves dans l’Cncyelopédie ‘ , chez Spieliuauii, Scheele’, et dans la plupart des auteurs cpii ont traité de la décomposition des corps.