CHAPITRE XIV
Plaqué d’or et d'argent. — Bonnet!» rougest — Coutcllme de Sir -Henry. — Vases de P. Fauconnier. — Yeux artiBriels de O. Desjardins.
Rassemblons dans un même chapitre plnsiciirs objets qui honorent l’industrie française, et qnil serait difficile de placer convenablement sous des titres particuliers.
Voici encore une conquête sur l’industrie des Anjjlais; ils s’étaient réservé le secret du plaqué, et déjà nous sommes en état de soutenir avec eux la concurrence, même cliez l’étranger. M. Clialclain est celui dont les produits, dans ce genre, paraissent obtenir le plus de succès.
‘ Tome VIII, j 4 rts et métiers.
^ f^oyez Mémoires de la Société royale de médecine; Journal de physique , 1 783.
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INDÜSTRIK.
Oisons quclqiies mots en passant de cette singulière tnannfaclure de MM. Benoist d’Orléans, consacrée nniqnciTicnt à la fabrication des bonnets ronges, .le prie certaines personnes de ne point s’effrayer; ces bonncts-là .sont destinés à la Turquie. Pour faire connaître riiiq)oi1anee de cette fabricjne, il suffit de dire qu’on n’y emploie <pte des prodidts de notre sol; qu’elle occupe quinze cents ouvriers, et que ses exportations font annuellement entrer en France une somme de douze ou quinze cent mille francs.
Quelle que Soit la quantité d’objets de coutellerie que j’aie remarqués à l’exposition , je n’oserais pourtant assurer que nos voisins d’outre mer ne conservassent une sorte de supériorité sur nous, dans la fabrication des instruments d’acier, si je n’avais sous les yeux quelques uns des produits de l’atelier de M. Sir Hentj, coutelier de la Faculté de médecine.
.le ne peux m’occuper de cet artiste sans parler de ses rasoirs d’une trempe particulière et perfectionnée. La petite caisse d’instruments exposés sous Icn" 974 > Jsns s**lle numérotée 3t , .suffit pour lui assigner un des premiers rangs, du moins dans la coutellerie cliirurgicalc. C’est certainement un calcul d’industrie déjà bien remarquable que d’avoir trouvé le moyen de réunir dans un nécessaire de poche, pesant à peine un kilogramme et demi, tons
NDUSTRIE.
les instruments propres aux diverses amputations : mais ce qu’il importe de savoir, et ce qui est attesté par le rapport de la Faculté de médecine, du mois de juillet dernier, c'est que ces instruments, de même force et de même dimension que ceux ordinairement employés, éffalentet surpassent en quelques parties tout ce qu’ou a jusqu’ici fabriqué de plus parfait, même en Angleterre, où ce genre d’industrie a été porté si loin. Je ne puis entrer, à cet égard, dans des détails techniques qui pourraient blesser la sensibilité de mes lecteurs, en leur rappelant les maux que ces instruments sont destinés à soulager par d’autres souffrances; mais il importe que l’on sache que l’habileté de M. Sir- Henry lui est tout-à-fait personnelle, et qu’il a fabriqué de sa propre main tous les ouvrages qu’il a exposés, et qui ne peuvent manquer d’ajouter beaucoup à sa réputation.
Je me suis arrêté avec étonnement devant une collection d’yeux artificiels où M. Desjardins a reproduit sur l’émail, avec un art admirable, les différentes maladies qui affectent l’organe de la vue. Cet artiste, déjà si recommandable par un talent où il ne connaît point de rival en Europe, l’est peut être davantage encore par l’application gratuite et bienfaisante qu’il en fait aux hôpitaux de la Faculté de médecine, à laquelle il est attaché.
MÉLAKflF.5, T. II.
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