ACTE I, SCÈNE III
G A L A OK , à part.
Sur elle-même effrayons-la.
(à Zirphile. )
Que je vous plains, Zirphile!
D’un démon envieux je reconnais les coups.
zi h p u ILE.
O ciel!
GALAOIt.
Ne craignez rien; dans cet aimable asile Vous pouvez braver son courroux.
Dès le jour de votre naissance,
Par un arrêt cruel dévouée à l’Amour,
Pour vous soustraire à sa puissance,
Ma tendre vigilance Vous transporta dans ce séjour.
z I il P H I LE.
Qu'ai-je fait Ù l'Amour?
L’astre où vous êtes née M’apprend votre destinée;
Je la révéle, il en est temps :
Si de l'amour, avant vingt ans.
Vous éprouviez la folle ivresse,
Plus de beauté, plus de jeunesse.
Vous verriez la laideur
Flétrir ce front charmant qu'embellit la pudeur.
zi il P il 1 LE.
Je cesserais d’être jolie !
G A LAOR.
Et s’il arrivait qu’un amant Vous prit un baiser seulement,
3 jo ZIRPHILE ET FLEUR UE MYRTE.
V T ous perdriez la vie.
Je mourrais !
GALAOR
Au même moment.
R ABIEL
Vous mourrez au même moment.
TRIO
ZIRPHILE.
Contre l’amour je défendrai mou amr;
Sa dangereuse flamme Dans mon cœur n’aura pas d’accès.
GALAOH, RARIKL.
Contre l’amour défendez bien voue ame;
Que sa coupable flamme Dans votre cœur neutre jamais
GALAOR
Si vous aimez, vous perdez vos attraits.
Non, non, je n'aimerai jamais.
GALAOR
Peut-être ai-je su vous plaire?
rabif.l, à Galaor.
Voyez-vous son embarras?
GALAOR
Zirphile, soyez sincère.
ZIRPHILE.
Vous seul cherchez à me plaire, Mais vous ne me plaisez pas.
R ABIEL, à Galaor.
Cela doit vous satisfaire.
GALAOR
Quand vous aurez vingt ans , l'Amour Unira mon cœur et le vôtre.