SCÈNE III
FOLVILLE, FIRMIN.
FIRMIN
( Pendant la seine précédente il a prélé F oreille à la conversation, en feignant de ranger dans cette salle. Il
s'approche, regarde son maître <f un air triste, et celui-
ci lui rit au nez. )
Riez, monsieur, vous en avez sujet, et notre position est vraiment très joviale.
FOLVILLE.
Je t'ai laissé le droit de sermonnera ta manière aux jours de mon opulence, et je ne veux pas t’en priver, lorsque c’est à cela que .se bornent tes profits: mais laisse-moi achever mon plan,
FIRMIN
Encore des plans! Ah! monsieur, pendant que vous y êtes, si vous pouviez en faire un de conduite dont le dénouement fût de payer vos dettes.
FOLVILLE.
C’est précisément de quoi je m’occupe.
FIRMIN
Songez que les créanciers nous harcèlent, et qu’à moins de trouver des gens qui veuillent aller en prison pour nous....
FOLVILLE.
Pourquoi n’irions-nous pas nous-mêmes ?
FIRMIN
Il est vrai que nous avons toujours cette ressource;
lO.
M. BKAl'FILS.
mais si vous aviez voulu vous ahsienir, seulement pendant six mois, de faire des comédies et des dettes, nous n’en serions pas réduits à cette extrémité.