ACTE I, SCÈNE II. î
Il ost ce qu’on appelle un l'iclie mal aisé ;
Mais il n'en a pas moins une fortune immense:
Ses dettes ne sont rien; cent mille écus, je pense > Pourraient le retirer des mains des usuriers.
SOLI VAItU.
Je sais comment on traite avec ces créanciers.
LA HARONNE.
Affaire d’or vraiment, et que je vous conseille;
Vous vous rembourserez sur la dot.
SOLIVAIID.
A merveille!
Vous m’étonnez, baronne, et je ne conçois pas Qu’avec tant de gaieté, de grâces et d’appas Vous ayez un esprit si juste, si solide... !
la BAIIOSNE.
C’est qu’une amitié vraie est un excellent guide ; L’esprit peut s’abuser, l’amour-propre est trompeur,
Le conseil le plus sûr est dicté par le cœur;
J’ai consulté le mien sur le sort d’Erne.stine,
Et le comte est l’époux que mon choix lui destine. solivarii.
Je vais sur tout cela vous parler franchement :
Ma bile ne saurait, sans mon consentement.
Disposer de sa main; mais je dois, en bon père,