M.\UA.ME DE VERSEC
Je n’en liens pus moins à l'idée tle marier notre jeune lioininc, et je suis ù la veille d'y réussir.
FOt.VILLE.
A quelle heureuse mortelle destinez-vous sa main?
MADAME DE VERSEC.
A une femme de votre connaissance , envers qui vous avez de (grands torts ù réparer.
EOLVILLE.
Je cherche.... Uevines-tu, Firmin?
FIR.MIN
Non, monsieur j madame désigne trop de monde, on ne peut y reconnaître personne.
F O LV 1 1. L E
Tu fais de l’esprit, je crois?
MADAME DE VERSEC.
En un mot, il est question de madame Cécilia-négiiia Desroches.
Comment! elle se plaint du moi?... L’ingrate! Mais, ma tante, autant qu’il m’en souvient, vous ne pouviez pas la souffrir, cette dame Régina.
FIADAMK DF. VERSEC.
Votre femme m’avait inspiré îles préventions contre elle; mais j’ai lu son roman de l'Education mélancolique, et l’ouvrage m'a réconcilié avec l’auteur.
FOLVILLE.
C’est un bien bon livre.... (ù part, à Firmin.) je m’en vante.
MADAME DE VERSEC.
Je me suis liée avec elle, Beanfils l’a vue; la gloire
SCftNE I. 195
littéraire qu’ils se sont acquise, l’un par sa comédie, et l’autre par son roman, ont coinnirncé une liaison que riiyinen couronnera bientôt, si vous n’y mettez obstacle.
F 01. VI I.LE
Moi, ma tante, m’opposer an mariaj;e de M. BeauFils et de madame Résina î je paierais pour le voir.
MS DAME t)E VEKSF.C.
Votre feiiime a ses raisons pour le desirer, et moi j’ai les miennes. Ainsi je jmis espérer, mon neveu , que vous servirez Beaufils auprès de celle que je lui destine, et que vous m’aiderez dans le dessein que j’ai formé de conclure leur mariage anjourd’bui même.
Ma tante , dussé-je étouffer de rire une heure après, je m’y emploierai de tout mon pouvoir.
MADAME DE V E 11 S E C , cn Sortant.
Madame Desroebes est chez moi, je vais la disposer à recevoir l’aveu que Bcanfils se prépare à lui faire.