SCÈNE II
FOLVILLE, FIRMIN.
Connais-tu rien de plus divertissant , Raoul .Sigismond Beaufils é[iousant Cécilia-Régina Desroebes, et cbacun d’eux apportant à l'autre, pour dot, un ouvrage et une réputation d’emprunt?
FIRMIN
Cela serait gai, si c’était connu; mais vous ne voulez pas.
igG LE MARIAGE OE M. REAUFILS.
FOl.VILLK.
J’ai promis le secret, je dois lc(;arder; mais tii ne sais pas tout ce qu’il m’en conte.
Je sais qu’avec votre délicatesse vous me faites perdre nies billets de spectacle, qui ont fait jusqu’ici la meilleure partie de mes (jages.
FOLVII.LE.
l'iains-toi, je te le conseille, lorsque moi-méine, pour ne pas manquer à 1a parole que j’ai donnée, je suis menacé de perdre quinze ou vingt mille livres de rente.
F III Ml N.
Comment cela?
FOLVII.LE.
Tu sais que pour faire consentir mon oncle üorval à mon mariage avec sa tiUe, j’ai été forcé de renoncer à mon titre d’auteur.
FinMi N.
, Eh bien ! vous voilà marié , votre but est rempli.
FOLVII.LE.
Tu sais aussi que M. Folville, mon autre oncle, est arrivé d’Espagne; mais ce que tu ne sais pas, c’est que ce M. Folville a pour les réputations littéraires autant de passion que son frère a d’antipathie, et qu’il a déclaré qu’il laisserait sa riche succession à celui de ses parents qui ferait, dans cette carrière, le plus d’honneur à la famille.
FIRMIN
'Vous portez son nom , vous n’avez qu’nn cousin pour rival, et vos derniers succès vous assurent une victoire complète.