‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Theatre. Tome 3Chapitre 238 sur 382 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

M. DURFOnT, SESANNE.

DüBFOBT, en robe de chambre, avec un petit botmet de velours noir.

Il viendra sans ma sœur; sois tranquille, je le connais mieux que toi.

■SESANNE.

Quand il s’agit de son intérêt, il a un instinct de prudence....

DU BEOBT.

C’est sur cet instinct-Ià que je fonde mon espoir. Le (dier neveu, que j’ai élevé avec toute la tendresse d’un père, m’a quitté, voilà bientôt cinq ans, (en même temps que l’accès de goutte dont j’ai failli mourir) pour se rendre chez ma sœur, dont la santé menaçait ruine; par suite de ses réflexions, constamment justes, il jugera qu’il faut quitter aujourd'hui la tante, qui se porte bien, pour revenir à l’oncle qu’il croit eu danger. C’est un garçonifpii raisonne très bien, que mon neveu Orpbile.

L'AVIDF HÉRITIER

SESANN K.

Mou intention n’est pas de vous aigrir contre lui, et je suis le premier reconnaitre qu’il a des qualités...

DU B FO HT, sévi’reinenl.

Aucune. Je ne me paie pas de singeries sentimentales, moi: pour juger les gens, au lieu d’écouter ce qu’ils disent, je regarde ce qu’ils font; je suis de mon naturel très indulgent pour la jeunesse; elle a ses défauts, je les lui passe, et si tu avais vingt ans de plus, je te dirais peut-être que je les aime; mais de l’avarice, de l’hypocrisie, de l'égoïsme dans un jeune homme, qu’on ne m’en parle plus.

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