‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Theatre. Tome 3Chapitre 347 sur 382 · M EN 1)0 Z F · texte numérisé non relu

M EN 1)0 Z F

Des conjurés!.... que voulez-vous dire?

CAD AVAL

Je veux dire qu'on soupçonne le prétendu chevalier sarrasin et sa suite d'être les agents déguisés du duc de Bragance. Leroi sait tout; mais il n'a pas voulu qu'on interrompît la fête et qu'on effrayât sa sœur.

MENDOZE

Ah! si j’avais su cela!....

CADAVAI..

Vous n’auriez pas mieux profité de cette occasion pour votre fortune, que de celle qui s’offre à vous cliaque jour.

MENDOZE

Qu’il s’en présente une de servir la patrie, et vous verrez, Cadaval !

CA DAVA L.

La patrie! la patrie! quand on ne veut que vivre dans l'histoire on fait fort bien de mourir pour elle, car elle est libérale en épitaphes, la patrie.... Mais quand on veut recevoir sa récompense dans ce monde-ci, c’est à la personne du prince qu'il faut s’attacher.

MENDOZE

Je ne les sépare pas dans mon dévouement.

CADAVAL

Avec de pareils sentiments, seigneur Mendoze, on est estimé par-tout, même à la cour; mais, je vous le répété, pour y réussir il faut llatter le maiire et sur-tout la maîtresse. Apprenez qu'on ne monte au pouv • que par l'escalier dérobé, et que l'art de vivre avec les gens

TBt.)TUK- T. lu. 39

LES INTRIGUES DE COUR

de ce pavs n’est qu’une capitulation perpétuelle avec l’ignorance et la vanité : c’est pourtant bien simple.

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