‹ Œuvres complètes d'Eustache Le Sueur et choix de JouvenetChapitre 15 sur 17 · NOTICE SUR JOUVENET · texte numérisé non relu

NOTICE SUR JOUVENET

se copier servilen, ent , Jouvenet varia ses sujets, y ajouta plusieurs figures ; et ces derniers morceaux, conserves aux Gobelins, ne, aient pas moins estimés que les premiers C’est ce„e tenture que choisi, le czar Pierre I« lorsque étant allé aux Gobelins, en ,7„ ,e due d An, ut lui offrit de la part du roi celle qui lui ferait le plus de plais,,-.

Mande a Rennes, en ,696, il y peignit le plafond de la chambre du conseil du Pa-lemenl. Il executa plusieurs autres plafonds dans cette ville et dans un château des environs : tous les sujets sont tirés de la Fable. Des tableaux lui furent commandés pour les églises de Rennes, mais il les peignit à Paris. A cette époque, le roi lui accorda une pensmn ,1e 1 200 hvres. A son retour de Bretagne, en ,698, Jouvenet reçut de nouvelles marques de la mnmficence royale. Il fut choisi, en t7o2, pour peindre à fresque les douze Apôtres au-dessous de la coupole de l’église des Invalides. Ces figures sont d’un res-bel effet. On voulait qu’il peignît la chapelle Saint-Ambroise, dans la même église don, la peinture, mal exécutée par Poerson , avait été abattue : Jouvenet s’y refusa par

délicatesse. Un autre fut chargé de ce travail.

Chaque jour augmentait la renommée de Jouvenet, et tous les grands ouvrages lui eta.ent destines. Il petgmt dans la chapelle de Versailles, au-dessus delà tribune du roi la ""7 Sam, Esprit sur les apôtres, une suite de l’histoire de saint Louis dans une chapelle , et deux tableaux dans l’église des Récollets de cette ville, le Centenier et la liesurrec/wn da hls de la veave de Vatm. Lorsque ces travaux furent terminés, le roi augmenta sa pension de 5oo livres, en ,709, et l’aurait nommé son premier peintre, s’il ne se lut pas trouve contemporain de Lafosse, de Coypel et des Boullongnes

Ainsi quÇ le .Sueur, Jouvenet n’a pas vu l’Italie, et ne dut, comme lui qu’à son propre „1 me son , exation et ses succès. Cependant, il fut au moment d’entreprendre ce voyage

d, Sln'- l'°rSC|"'il eul fl,li la cl'M’clle de Versailles, le duc de Vendôme obtint du roi que ce peintre irait en Italie aux dépens de Sa Majesté. Jouvenet s’v préparait avec joie lorsqu il lut attaque de la goutte, et dans l’impossibilité d'exécuter son projet.

Ln . 7 r 3 étant tombé en paralysie du côté droit , après une attaque d’apoplexie il

, esespera de pouvoir jamais reprendre les pinceaux. Il alla prendre les eaux de Bour¬

bon , qui I avaient soulagé vingt ans auparavant ; il en revint aussi infirme qu’il y était a < I n avait guere d autre amusement que de voir peindre Reslout, son neveu et son seul eleve. Voulant un jour retoucher de la main droite un de ses tableaux, il le gâta, et

da"S “n . . 11 ^ de réparer de la main gauche l’effet de sa maladresse. A son

grand elonnement il réussit; et, à force de répéter cet essai, il parvint enfin à se servir

’nec assez ! facilite pour entreprendre les plus grands ouvrages. Cependant, il dessina toujours de la main droite, qu’il aidait quelquefois de la gauche, pour donner les coups de force.

Cest de cette main qu’il exécuta le plafond d’une des chambres du Parlement de Rouen. Le duc d Orléans vint voir ce morceau au collège des Quatre- Nations, où Jouvenet l’avait peint, et il lui témoigna, dans les termes les plus flatteurs, son admiration et sa surprise.

Dans le même temps qu’on plaçait son plafond à Rouen, Jouvenet peignit le Magnifii"t pou. h chœur de Notre-Dame de Paris, et rien n’v annonce une main inexpérimentée.

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