‹ Œuvres complètes d'Helvétius (volume 2)Chapitre 15 sur 203 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

JDesfausse$ religions.

m X otiTE religion ^ dit Hobbes , tonàée sur la crainte » d',un pouvoir invisible est un conte ^ui , avoué » d'une natiofa , porte le nom de religion , désavouis »'. de cette même nation , porte le nom de superstition, » Les neuf incarnations dç Wistbnou sont religion amc ïndesy et conte à Nuremberg.

Je ne m'autoriserai point de cette définition pour nier la vérité de la religion. Si j^en crois ma nourrice el mon précepteur, toute autre religion est fausse : la mienne seule est la vraie (i). Mais est -elle reconnue pour telle par runivers ? Non : la terrç gémit wcore sous une multitude de. temples consacrés à l'erreuro II n'en est aucune qui ne soit la^ religion de quelques contrées.

L'histoire des Numa, des ZoFoa^nè» des Mahomet p^ et de tant de fondateurs de cultes modernes, nous apprend que toutes les religions peuvent être considérées comme des institutions politique^ qui ont une grande influence sur le bonheur des nations. Je pense donc, puisque l'esprit humain produit encore dé temps en temps des religions nouvelles, qu'il est important^ pour les ren^lre le moins malÊdsantes possible, d'iU'** diquer le plan à suivre dans leur création. . Toutes les religions sont fausses , à l'exception de la

(i) Peut-être ceUe aweitîon {>ar9ttra-t-elle absurde. Ah restç , ç€Up «bHirdité m'est eoianame ave^ tous les hommes. Ce ridicule , e» moi comaie eu eux , est l'effet de l'orgueil. Si eJiecna croi^ sa .rel%io^ la meiUeare , c'est que ehacua se dit : « Qui ne peo^e {ta» Qaiùi«e woiL » a tort. » Je le dis donc comme les autres.

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