CHAPITRE IL
Du moment oà commence T éducation*
\j EST à i'inslant même où TenÊint reçoit le moavelaeat et la vie «jull reçoit ses premières instrocûoDS. C'esi quelquefois dans les flancs où il est conçu qii^il apprend à connaître lelat de maladie et de santé. Cependant la mère accouche ; Tenfant s'agite ^ pousse des cris ; la £iim rèchaaffe ; il sent un besoin ; œ besoin desserre ses lèvres, lui fait saisir et sucer avidement le sein nourrîder* Quelques mois s'écoulent r ses yemi se dessillent , ses organes se fortifient ; ils de^ viennent peu à peu susceptibles de tontes les impresi» sions« Alors le sens de la vue, de Fouïe , du goût, da toucher, de Todorat, enfin tontes les portes de son âme sont ouvertes^ Alors tous les objets de la nature liy précipitent en foule et gravent une infinité d'i-^ dées dans sa mémoire. Dans ces premiers momens, quels peuvent être les vrais instituteurs de TenËince ? les diverses sensations qu elle éprouve : ce sont autant d'iilftmeûoiif quelle reçoit*
K^lHm donné à deux en&ns le tnétne précepteur ? leur a^t*- il appris à distinguer leurs lettres ^ à lire , à réciter leur cat^cbi/^nia^ a te. ; on croit leur avoir donné la même édu^tion. Le philosophe en juge autrement. Sebn lui ^ les vrais précepteurs de l'enfance sont les objets qui4Vnvironnent ; cW à ces instituteurs qu'elle doit presque toutes ses idées.
SECTION 1, CHAPITRE Hl. i5