SECTION V
PES BRAEURS ET CONTRADICTIONS DB CKUX QUI RAPPOl^TBNT A l'iNEGALE PERFECTIOST JDES SENS l'inégale SUPERIORITE DES ESPRITS.
Rousseau et mol sommes , sur cette question y d'une opinion contraire. Mon objet, en réfutant quelquesunes de ses idées , «'est point la critique de V Emile* Cet ouvrage est à la fois digne de son auteur et de l'estime publique (i). Mais^ trop fidèle imitateur de Platon, peut-être Rousseau a-t-il souvent sacrifié Texactitude à l'éloquence; peut-être est-il tombé dans des contradictions que sans doute il eût évitées, si, plus sévère observateur de ses propres idées , il les eût plus attentivement comparées entre elles.
Ce que je me propose, dans l'examen des principales assertions de l'auteur , c'est de montrer que presque toutes ses erreurs sont des conséquences nécessaires de ce principe , trop légèrement admis , savoir : « que » l'inégalité des esprits est l'eflfet de la perfection plus ou 3D moins grande des organes des sens, et que nos vertus, » comme nos talens, sont également dépendans de la » diversité de nos tempéramens. »
(i) La fureur avec laquelle le$ moines et les prêtres ont persécuté Rousseati est un témoignage non suspect de la bonté de son ouvrage : on ne poursuit point les auteurs médiocres.
SECTION y, CSAPITRE I,
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