CHAPITRE PREMIER
Contradictions de rautaur <f Emile sur les causes de Viné*
galité des esprits.
LiE simple rapprochement des idées de Rousseau prou* vera leur contradiction (i).
Peicmière Propositioit. Il dit, Lettre III ^ 5^ partie , page 277, tome II de VHéloïse (2) :
tf Pour changer les caractères , il faudrait pouvoir » changer les t^oapéramens. Vouloir pareillement chan- » ger les esprits ^ et d'un sot faire un honune de talens, » c'est d'un blond vouloir faire un brun. Comment >} fondrait-on les cœurs et les esprits sur un modèle » commun? Nos talens, nos vices , nos vertus, et par }) conséquent nos caractères, ne dépendent-ils pa^ en* » tièrement de notre organisation ? »
IP Proposition. Il dit, pages 507 et 5a3, tome II de VHéloïse :
a Lorsqu'on nourrit les enfans dans leur première » simplicité, d'où leur viendraient des vices dont ils fi n'ont pas vu d'exemple , des passions <{u'ils n'ont M nulle occasion de sentir, des préjugés que rien ne 7i leur inspire? Les défauts dont nous accusons la nature n ne soot pas son ouvrage , mais le nôtre. Un propos >i vicieux est, dans la bouche d'un enfant, une herbe "* » étrangère dont le vent apporta la graine. »
(I) N«as reuvefODM , po«ir les divers passages de R<msseaa cités âams cec ouvrage, k Yéàkam m-S" poÛiée par MM. Déterfille et Ltftvre. iNoiedel'édiieur.)
(a) Je tire la plupart de mes citaiioDS de la Lettre m de la 5* partie de raéloïse. Cest un extrait de V Emile (ait par Fautdir lui-même. DsM cette lettre, il nssenhle presqi» tous les ]^ri<ictpes de soA grand ouvrage.