‹ Œuvres complètes d'HelvétiusChapitre 50 sur 74 · D'HELVÉTIUS A L'ABBÉ CHAUVELIN · texte numérisé non relu

D'HELVÉTIUS A L'ABBÉ CHAUVELIN

Ce que vou? me mandez, monsieur, de l'état actuel de vos affaires du parlement m'a fait réfléchir sur les causes qui ojat empêché ce corps médiateur entre le roi et ses. sujetjsde jouir de tout le crédit et de toute l'autorité dus à cette prérogative. J'ai cherché quels étaient vos ennemis naturels. J'ai vu, d'une part, des ministres qui veulent être despotiques, des grands seigneurs indignés que des bourgeois aiçnt le droit de les juger ; de l'autre; le clergé jaloux que toute espèce de puissance

DIVERSES* sSj

jûie soît pas entre se& mains , et qui voudrait <^ue téute autofité dans rëtatlui soit subordonnée. Il ne feut paft .que le parlement.se flatte de jamais gagner œs' àtat sortes d'ennemis. Il a plus à espérer dç l'inconaéqueiieë et de rampvibilité dÈ;s premiers ; mais*il nf'jr. ai «jamais de trêve à faire avec les derniers. C'est un<Qorp»«ctii^ nel que les circonstances forceiit parfois à changer- de maximes^ et jamais à les abandonner, parce que swk intérêt y est Irop étroitement attaché, «et que -0^00116rét n'est jamais celi^i des parlèmiras 1 ni des^ citoyens .qu'ils protègent. C'est dans xiotre histoire méme^qûe se trouvent toutes les preuves que je poui^raistvousiiea fournir. Il est presque aussi inlpossible aux. paniemenB de s'attacher ces deux espèces d'ennemis^ qu'à la iE^ramce de se croire amie de l'Angleterre. Ces ^tët& peuvanft faire des trêves passagères ; mais leur positiéa^ respective et la dxSerence de leur intérêt, en feront de» ènne«* mis éternels.: il ne s'agijt enti^e eux que de s'attraper. :•{ Quels sont les amisrnés du parlefmenff? ]e publie) qui ne peut lui nuire, et dopt il peut attendre. ùià grand crédit. Qui pi^ut leisoutenir contré la^t^nannu 4es grands et les intrigues sourdes du clergé? le piblic, dont l'opinion ^ à la longue, fipicce l'autoritéiétiie juste; JMais cette opinion ne Refonde que sur la certitude Iqué le p?irlement est le protfctçur. des; lois, delà liberté: et de 1^ propriété des citoyens. C'est un titre que les par*^ lemens n'ont pas toujoui^ respecté, il-faut l'aivouer^ soit en ' abandonnant pour leurs propres intérêts la cause des peuples quapd les ministres ont voulu les fouler, soit en se prêtax^t aux impulsîoqs^^dttnclergé quand il voulait persécuter un homme de lettres.: Le clergé a, toujours fait adroitement de sa cause. Jarcana^ de l'état; et le parlement n'a jamais voylti voir: que c'était son intérêt qu'il abandonnait pour celui des '* prêtres. lAkt peu d'hommes de lettres persécutés dan»

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