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Les rois et les prêtres aiment les contradictions dans les lois , ils s'en servent tour à tour au gré de leurs intérêts. L'utilité publique qu'on poserait pour règle et pour mesure des actions des hommes serait une base de morale qui leur déplairait fort.
2g4 PENSÉES
Une nation soumise au despotisme connaît rarement un peuple libre. Très-peu de Français connaissent les Anglais. Aussi y a-t^il une manière très-différenfe de négocier avec les républicams ou avec ]es despotes. Les uns suivent leur intérêt , les autres leurs caprices.
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C'est un grand tort à un écrivain d être ennajeux. On ennuie dans un ouvrage de morale ou de raisonnement toutes les fois qu'on ne réveille pas l'esprit par des idées neuves* Dans les* histoires et les romans^ les faits tiennent lieu de pensées et d'esprit.
Lvni.
Raisonner, pour la plupart des hommes^ c'est le péché contre nature.
Les hommes passionnés pour les femmes^ la considération ou les honneurs^ lès obtiendront par des crimes ou des vertus ; selon le siècle ou la nation oir ils vivront.
Dans les cours ^ le déshonneur est comme la fumée ^ qui se blanchit en s'étendant au large.
Si la voix du sang parlait^ il n'y a point de jour où il ne se ftt dans une rue de Paris, plus de reconnaissances qu'en dix ans sur les théâtres français.
On voit se soutenir la vertu persécutée et honorée, mais rarement la vertu persécutée et méprisée.