‹ Œuvres complètes d'HippocrateChapitre 15 sur 49 · CONSTITUTION · texte numérisé non relu

CONSTITUTION

Année pluvieuse, où le peu d'air qui se fit sentir venait du midi ; calme continuel. La sécheresse ayant dominé immédiatement auparavant pendant une année, il survint, vers le lever d’Arcturus (quelques jours avant l'équinoxe d'automne), des pluies abondantes, avec le vent du midi. Automne sombre, nuageux ; abondance d’eau. Hiver humide, mou, avec

so ὀἴΐγος DFI.—*: δὲ om. Lind.-—*? τεσσαρεσχαιδεχάτη CJR', Gal., Chart., Lind., Freind. - 19 vulg. —*® ῥινὸς D.— 34 διατέλεος DFTIK.— 35 ἑπταxaiSexa D, Gal., Lind., Freind. - ἑπτὰ καὶ δέχα C. - ιζ vulg. — "6 x. om. vulg. — « Le mot causus, dit Galien, ajouté à la fin, n’est pas moins déplacé que le mot phrénitis ajouté à la fin de l'observation précédente. » Cela prouve que les anciens exemplaires avaient ici le mot causus, qui manque dans tous nos manuscrits. —?7 7 ὃ δ & ὃ - 40 D;ilya des taractères qui sont devenus illisibles, - τ δ δι 09 10 K. «Ὁ δ δ 19 001 9 CHIJ. - 6 ὃ αἴθ Cod. unus ap. Fous. in notis. = à 61 o δ ι θ Cod. alias ap. Foes. -- "5δ τ, τρ. om. CFGHLJK.-7u. δεύτερον Freind.

50 xar. Β΄, et plurima ἀντίγραφα Galien.- κατ᾿ om. CDFGHIUK, Cod. Baroce,, Gal., et-quædam ἀντίγραφα ap. Gal. -- κατ. θερμὴ καὶ ὑγρὰ Dio-

68 ÉPIDÉMIES, LIVRE Ji.

γενομένων τοὺς ὑπόπροσθεν χρόνους " ἐπ᾽ ἐνιαυτὸν, ἐν " νοτίοισι περὶ ἀρχτοῦρον ὕδατα " πουλλά. Φθινόπωρον σχιῶδες, ἐπινέφελον᾽ ὁδάτων 4 πλύθεχ. " Χειμὼν 5 νότιος, ὑγρὸς, ἀαλαχός. Μετὰ 1 δὲ ἡλίου τροπὰς ὕστερον πολλῷ, πλησίον " ionuepinc, 5 ὀπισθογειμῶνες" χαὶ ἤδη περὶ 1° ἰσημερίην, βόρεια, "᾽ γιονώξεα, "" οὐ 1" πουλὺν χρόνον. "4 Ἦρῤ πάλιν ‘5 νότιον, "6 ἄπνοον᾽ ὕδατα "1 πουλλὰ "5 διὰ τέλεος 19 μέχρι χυνός. Θέρος αἴθριον, θερμόν" πνίγεα "" μεγάλα" "" ἐτησίαι "" σμιχρὰ "» διεσπασμένως ‘4 ἔπνευσαν᾽ πάλιν δὲ περὶ ἀρχτοῦρον ἐν βορείοισιν ὕδατα "" πουλλά, Γενομένου δὲ τοῦ ἕτεος *6 νοτίου, χαὶ ὑγροῦ, καὶ

scorides. - xar. λοιμώδης vulg. - « Dans le premier livre des Épidémies, dit Galien, Hippocrate a décrit trois constitutions; dans celui-ci, une seule, celle que nous expliquons en ce moment. Les trois constitutions du 4er livre ne sont pas précédées du mot constitution, κατάστασις ; Hippocrate commence directement l’exposition de ce qu'il veut raconter touchant les maladies qui régnèrent, et les conditions du milieu ambiant: ἐν Θάσω, dit-il sans préambule pour la première constitution, φθινοπώρου περὶ ionμερίην χτλι.; et semblablement pour les deux autres constitutions. Mais, à cette constitution-ci du 3e livre, le mot χατάστασις se trouve dans presque tous les exemplaires, sans qu'il soit dit quelle contrée fut le théâtre de cette maladie; il s’agit, en effet, ici, d’une affection pestilentielle commune à plusieurs peuples. Les exemplaires de Dioscoride ont non-seulement χατάστασις, mais encore θερμὴ xai ὑγρὰ, au milieu du blanc laissé dans le texte (κατὰ τὸ μέσον τῆς σελίδος ὅλου τοῦ γεγραμμένου); c’est aussi de cette façon qu’est écrit le seul mot κατάστασις dans les autres exemplaires. Vous trouverez aussi des‘exemplaires où ce mot n’est pas placé en védette (μηδ᾽ ἐν τῷ μέσῳ τὸ πρόγραμμα τοῦτο ἔχοντι); vous en trouverez même d’autres qui n’ont pas du tout ce mot. Ces circonstances feraient penser que le mot χατάστασις ne provient pas d’Hippocrate, mais qu’il faut l’attribuer à des gens comme ceux qui ont ajouté les caractères à la fin de l’histoire des malades. » Ainsi, d’après ce commentaire, notre texte vulgaire (κατάστασις λοιμώδης) n’a aucune autorité dans les exemplaires qui étaient sous les yeux de Galien.

40 περὶ ἀχρασίας τοῦ ἕτους in tit. G. — 41 δετῶδες gloss. FG.

43 ἄπγοα C (1 mut. alia manu in ἄπνοια). - Galien fait remarquer la contradiction apparente qui est entre ἔτος νότιον et ἄπνοια διὰ τέλεος ; il la lève en disant que le vent vint généralement du sud, mais qu'il fut assez faible pour être insensible. C’est ainsi, ajoute-t-il, que, dans des temps quisemblent complètement calmes, les nuages, qu’on dirait immobiles, se trouvent, au bout d’un certain temps, transportés dans un autre endroit du ciel.—43 διατέλεος DFTIK. — διὰ τέλεως (sic) Gal. in cit.,t. 4, p. 69,1. 45.

ÉPIDEMIES,, LIVRE 111. ες 69

le vent du midi; mais longtemps aprèsle solstice, à l'approche de l’équinoxe, retours de mauvaise saison ; et, vers l’équinoxe même, vent du nord, neige, qui ne durèrent pas longtemps. Après cette interruption, printemps calme, et où le peu d'air vint du midi; pluies abondantes et continuelles, jusqu’à la anicule; été serein, chaud ; chaleurs étouffantes; les vents étésiens ne soufflèrent que peu , et sans régularité ; mais, vers le lever d’Arcturus, pluies abondantes, avec vent du nord.

1 Ἐγιαυτοῦ vel ἐνιαυτοὺς pro ἐπ᾽ ἐν. 3. - Dans ce manuscrit, l’incertitude de Ia lecture provient de ce qu’une autre mäin a surchargé le mot et l'a changé en ἐπ᾽ ἐνιαυτόν. Cette circonstance a suscité des doutes dans mon esprit sur la question de savoir si ἐπ᾽ ἐνιαυτὸν appartenait réellement au texte hippocratique, ou si ce n’était pas quelque interpolation due aux copistes. Galien commente ainsi ce passage : « Hippocrate dit αὐχμῶν δὲ γενομένων τοὺς ὑπόπροσθεν χρόνους, puis il ajoute περὶ ἀρχτοῦρον ὕδατα πολλά. » On voit qu'il n’est pas question de ἐπ᾽ ἐνιαυτόν. Calvus paraît ne pas avoir lu ces deux mots dans ses manuscrits; du moins il ne [68 traduit pas, puisqu'il met cum æstus siccitatesve prius cum austris viguissent. Peut-être s’en expliquerait-on l’introduction dans le texte si l’on admettait qu’originairement, par une méprise de quelque copiste, ἐνιαυτοὺς ἃ été donné comme glose à χρόνους, qui a eu aussi le sens d’années, et que, ces deux mots ainsi réunis ne présentant pas de sens, quelque correcteur a essayé, par une transformation téméraire dont nous avons vu des exemples (voy. t. 2, p. 431, note 34), de les rendre intelligibles, jusqu’à un certain point, en changeant ἐνιαυτοὺς en ἐπ᾽ ἐνιαυτόν, C’est le maauscrit J qui m'a suggéré cette conjecture.

2 γοτίοις Ἀ!, Gal. — ὃ πολλὰ CJR', Gal., Chart. — ὁ πλήθη D. — " χειμὼν... μαλαχὸς om. R' rest. alia manu in marg. — ὅ νότειος C. — 1 δὲ om. K. — ὃ ἰσημέρης C. — 9 ὀπισθοχείμωνες DFGHIJ, Ald., Frob., Merc. — "5 ἰσημερίαν D. — 11 χιονώδεια J. - χεινώδεα R! mut. alia manu in χειονώδεα..---- 15 χρ. où πολὺν R', Gal., Chart.— ‘> πουλ. DHIS, Lind., Freind. - πολ. vulg.— ‘4 ἣρ ΗΚ. - αρ Ετοϊπά, -- ἔαρ gloss. FG.— ‘5 νότειον Κ, — 16 ἄπνουν R', Gal., Chart. - ἄνεμον jun πνεῦμα ἔχον gloss. FG. — " πουλ. D. = πολ. vulg.— 18. διατέλεος DFGHIK. — 19 ἄχρι R', Gal., Chart. — 2° μαλαχὰ C. — 5: ἐτησίαι Gal., Chart,, Freind. - αἰτησίαι C (Ἀ! mut. alia mana in ἐτησίαι). -- ἐτησία vulg. - ἐτησίοι J. - post ét. addit γε vulg. -ye om. CDR’, Gal., Chart. -- Galien, t. 5, p. 184, 1. 44, tin ainsi ce membre de phrase : ἐτήσια (sic) σμικρὰ διεσπασμένα ἔπνευσεν. — ** σμικραὶ R', Gal., Chart. — "" διασπασμένως (sic) FHI.— "1 ἔσπευsav R' mnt. alia manu in ἔπν. — 2% πουλ, D. - πολ, vulg. — 26 post ÊT. δάση! ὅλου Gal, in cit., t. 4, p. 62, 1. 45, Freind.

70 ÉPIDÉMIES, LIVRE Il.

3. 5 Πρωὶ δὲ τοῦ ἦρος ἅμα “ τοῖσι γενομένοισι ψύχεσιν, 7 épuatπέλατα " πολλὰ, τοῖσι 9 μὲν μετὰ 1° προφάσιος, "" τοῖσι 15" δ᾽ "3 οὔ" καχοήθεα᾽ πολλοὺς ‘4 ἔχτεινεν' πολλοὶ φάρυγγας "" ἐπόνησαν᾽ φωναὶ καχούμεναι᾽ χαῦσοι" φρενιτικοί' στόματα 15 ἀφθώδεα" “1 αἰδοίοισι φύματα" 18 ὀφθαλμίαι" "9 ἄγθραχες" χοιλίαι ταραχώδεες᾽ ἀπόσιτοι᾽ διψώδεες, of μὲν, "Ὁ οἵ δ᾽ οὔ" οὖρα ταραχώδεα, "" πουλλὰ, χαχά" " χωματώδεες *? ἐπὶ *4 πουλὺ, χαὶ πάλιν ἄγρυπνοι" 5" ἀχρισίαι "5 πουλλαί" +7 δύσχριτα' ὕδρωπες" 28 φθινώδεες πουλλοί" "9 τὰ μὲν ἐπιδημήσαντα 39 γουσήματα, 1 ταῦτα, “Exdorou δὲ τῶν "" ὑπογεγραμμένων 5" εἰδέων ἦσαν οἱ κάμνοντες, xal 1 ἔθνησχον "" πουλλοί. "6 Euvémenre "1 δὲ ἐφ᾽ ἑχάστοισι 38 τουτέων, ὧδε.

Mahaxcü Gal. in cit. ibid. — ? τὸν οπι, CDFGHIK.— ? ὑγιηνῶς Gal. Chart., Merc, in marg.— ὁ φθινοδ. CGR', Ald.— 5 πρὸ pro πρωΐ R', Gal., Chart., Freind. — 6 τοῖς D, — 7 ἐρυσίπελας CDFGHIJIK, Ald. — " πολλοῖσι pro πολλὰ τοῖσε CDFGHIK, Ald. — 9 μὲν CDFGHUKR, Ald., Merc. in marg., Gal., Chart. - καὶ pro μὲν vulg. — 1° προφάσηος C.— αἰ τοῖς R'.— 12 δουχαχοήθεα (sic) Η. — "5 οὐ (sine puncto) FIK.— 74 post πολ, addit μὲν D.—1#éxreve DFHIJR', Gal., Chart. -- ἔκτειναν vulg. — "δ ἐπόνεσαν R', Gal., Chart.— "1 αὐθώδεα C. - ἀφρώδεα R! emend. alia manu.—1# αἰδοίοις valg.-aidoix C.-aid. om. R' cum αἰδοίοις alia manu.— 19 ὀφθαλμῖαι J.— 2° ante dv. addit χαῦσοι J.— 25 οἵ (sie) D.—2? πολλὰ CD R', Gal., Chart., Lind. - Galien dit que les deux adjectifs πουλλὰ, xaxa, peuvent ou être rapportés à l’urine, ou bien être pris dans une acception isolée, et signifier : zombreux symptômes défavorables. — 59 χωμμ. C R'. — 34. ἐπιπολὺ Β! mut. alia manu in ἐπὶ πολλοῖσι. — ἐπὶ πολλοῖσι pro ἐ. π. HK. — "5 πολὺ Gal., et in cit, De comate, t. 7, p. 647,ed, Kübn., Chart. -- πολλαῖσι D. - πολλοῖσι CFHLJ, Ald. — "δ΄ ἀκρισίαι D, Gal, Chart., Freind. - ἀχρασίαι vulg. - Le Commentaire de Galien pronve qu’il faut lire ἀχρισίαι, « L'altération des humeurs, dit-il, était cause que, parmi les maladies, quelques-unes ne se jugeaient pas du tout, et d’autres ne se jugeaient que difficilement. » — "7 πολλαὶ C (R' mut. alia menu ia ποὐλλαὶ), Gal., Chart., Lind.—25 ante δι addunt τὰ δὲ DR’, Gal., Chart. “ δύσκριτα... φρενιτιχοῖσιν, p. 82, 1. 45, om. 4. — *9 φθ. om. C.—#0X. C R', Gal., Chart., Lind. -- πολλοὶ gloss. FG.— 3° ὅρα in marg. 1. ----5: vos. CDFIKR', Gal., Chart. — 3? τοιαῦτα Cod. Barocc. ap. Freind. — 33 ὑπογραμμένων R'.— 34 εἰδέων CD (Ε΄ mut. in εἰδεῶν) HIK , Freind. -

L'année a yant été ainsi soumise au vent du midi, humide et molle, on se porta bien, il est vrai, durant l'hiver, excepté les phthisiques, dont il sera parlé.

3. Dés le début du printemps, en mème temps queiles froids qui survinrent alors, il se manifesta toutes sortes d’affections : érysipèles nombreux , naissant chez les uns par une cause, chez les autres sans cause, de mauvaise nature, et qui enlevèrent beaucoup de monde; maux de gorge fréquents ; altérations de la voix; causus; phrénitis; aphthes dans la bouche; tumeurs aux parties génitales ; ophthalmies ; anthrax ; dérangement du ventre ; anorexie ; soif chez les uns, et non chez ls autres ; urines troubles, abondantes, mauvaises ; somnolence chez la plupart, avec des alternatives d’insomnie ; chez beaucoup, absence de crises, ou crises difficiles ; hydropisies ; beaucoup de phthisies ; telles furent les maladies qui régnèrent épidémiquement. Il y eut des malades de chacune des espèces signalées plus haut, et beaucoup succombèrent. Voici les symptômes observés dans chacune de ces espèces.

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