‹ Œuvres complètes d'HippocrateChapitre 19 sur 49 · Les phrénitis et les cansus étaient particulièrement ac · texte numérisé non relu

Les phrénitis et les cansus étaient particulièrement ac

entendu. Le Commentaire de Galien ne laisse aucun doute à cet égard. On y lit: « Hippocrate a dit de ceux qui étaient atteints de cette affection atec les fièvres, qu'aucun ne fut considérablement altéré. » — ‘5 ἄλλην pro ἀλλ᾽ ἦν C. = ἠνέγκατο ποτὸν pro XX... ἔθελες R! rest. alia manu. — 19 πότον 1, — 20 διαιτῆν ἢ, Cod. Barocc. ap. Freind. - διαιτᾷν vulg. δίαιταν C. — 21 ἔθελες D, — 22 δ᾽ ἐξιόντα pro διεξιόντα R', Gal., Chart. — 33 χαταπολὺ gloss. FG. - ποτῶ R! cum πολλὸν alia manu. — 24 ὑπερῥάλλοιτο R', Gal. — 55 δ᾽ ἔτι Ἢ! mut. alia manu in δέ τις. — 55 ante τῶν addit καὶ 1. ---- 27 σπασμὸς K. - πεπασμὸς CDFGHIR', Gal., Chart. - σπασμοὺς 1. — 28 χάθαρσις χρηστὴ CR’, Gal., Chart. - Galien, dans son Commentaire sur ce texte, renvoie à un autre endroit (p. 425,

L 26) où il a expliqué ce que signifie κάθαρσις appliquée à l’urine : c'est l'évacuation abondante de ce liquide, πλῆθος “gone 29 εἶχον Lind, - εἶχεν om. R’, Gal. in textu.

30 καθάρσηες C. - καθάρσεις Ἀ! mut. alia manu in καθάρσιες.--- 31 ὡς εἴοη» ται Ἀ! mut. alia manu in χρησταί. — 52 γὴν. C. - ιν. Κ΄ -- σεν. vulg. — 13 ἐσόμενον" τοῖσι δὲ pro dou. δὲ τοῖσι Gal., Chart. — "4 ξύν. C. -- σύν. volg. = σύντηξιν R' mut. alia manu in ἔτι τήξιν (sic). ---- 35 post πό, addunt. χαὶ χρόνους DQ' (R' oblit. alia manu), Mere., Gal. , Chart., Freind. —

12. ἸΠολλὰ "" δὲ χαὶ ἄλλα πυρετῶν "" ἐπεδήμησεν ‘4 εἴδεα, τριταίων, τεταρταίων, '" νυχτερινῶν, "ὁ ξυνεχέων, μαχρῶν, πεπλανημέvuv , ‘7 ἀσωδέων, ἀκαταστάτων. Ἅπαντες "5 δὲ οὗτοι μετὰ πολλῆς 19 ἐγίγνοντο ταραχῆς * χοιλίαι τε γὰρ τοῖσι πλείστοισι ᾿": ταραχώδεες" φριχώδεες" ** ἱδρῶτες οὐ χρίσιμοι " καὶ τὰ τῶν οὔρων ὡς ὅπογέγραπται. Μαχρὰ δὲ τοῖσι πλείστοισι "" τουτέων * οὐδὲ γὰρ ἀΐ γινόμεναι τουτέοισιν *4 ἀποστάσιες ἔχρινον ὥσπερ ἐπὶ τοῖσιν ἄλλοισιν " δύσχριτα μὲν "" πᾶσι πάντα ἐγίνετο, καὶ ἀχρισίαι, καὶ χρόνια, 26 πουλὺ 27 δὲ μάλιστα "" τουτέοισιν" ἔχρινε δὲ τουτέων ὀλίγοισι περὶ ᾽9 ὀγδοήxovra τοῖσι δὲ πλείστοιδιν, "5 ὡς ἔτυχεν, ἐξέλιπεν. ΓἜθνησχον δὲ του-τέων ὀλίγον ὑπὸ ὕδρωπος, ᾽" ὀρθοστάδην. Πολλοῖσι δὲ καὶ ἐπὶ τοῖσιν ἄλλοισι *? νουσήμασιν 5 οἰδήματα M παρώχλει" *5 πουλὺ δὲ μάλιστα τοῖσι φθινώδεσιν.

86 χρισίας (sic) R' mut. alia manu in ἀχρ.--- #7 χωμματώδεα (.-- χωμματώ" δεες R'. — 38 τε pro δὲ R', Gal., Chart. — 9 ante οἱ addunt μὲν Β', Gal., Chart. — (9 φρενητικοὶ R', — 41 χαυσώδεις gloss. G.

1 Τοῖς C.— 2 voa, C.— 3 πᾶσι om. Gal. in cit. De Comate, t.7, p. 647, ed. Kühn.— 4 8 τι ΕΚ, Lind. -- ὅτι vulg. - ὅ τι.... πλείστοισιν om. D rest. in marg. alia manu, — ὁ τι (ὅτι Q') δ᾽ ἂν σὺν πυρετῶ γίνοιτο ΠΩ], — 5 πυρετὸν FGHLJK, Ald. -- πυρετοῦ R' mut, alia manu in πυρετόν.---- 5 γίγν. - CR’, Gal., Chart. — γίν. vulg. — 7 διαπαντὸς FHIJKR/.-ixdorore pro à. π᾿ DQ'. — 5 21. — 9 χῶμμα C. — 1° παρεῖτο CFGJK. - παρείπετο R' mut. alia manu in παρεῖτο, — 1: Aer, καὶ μι. Β΄, Gal., Chart. -- μακροὺς pro μι; CFGJJK, Ald, — 13 δὲ om. Chart. — "3 ἐπεδήμησεν CDR’, Gal., Chart., Freind. — ἐπεδήμησαν vulg. — "ὁ φύσεις gloss. F.

15 Supra νυχτ. script. eadem manu ἀφημερινῶν D. - La glose de D provient du Commentaire de Galien, où on lit : « Hippocrate a désigné nominativement les fièvres tierces et quartes, et implicitement la fièvre quotidienne, en disant fièvres nocturnes. Il y a deux espèces de fièvre quotidienne : dans l’une l’accés est pendant le jour, dans l’autre pendant la nuit; de là dérive la double dénomination. Hippo-

compagnés de coma ;-ce symptôme survenait aussi dans le cours de toutes les autres grandes maladies qui étaient avec fièvre. En somme, on observait chez la plupart, ou un coma profond, ou des sommeils courts et légers.

12. ἢ] régna beaucoup d’autres espèces de fièvres : tierces, quartes, quotidiennes-nocturnes, continues, longues, errantes, æodes, non réglées, Toutes ces fièvres s'accompagnaient d’un grand trouble : chez la plupart des malades, le ventre était dérangé ; il survenait des frissons, des sueurs qui n’étaient pas critiques, et des urines telles qu’elles ont été décrites plus haut. Le mal avait une longue durée chez la plupart; car les dépôts qui se formaient chez eux, n’amenaient point de solution, ansi qu'il arrivait chez les autres. Toutes les maladies offraient , il est vrai, et la difficulté des crises et l’absence de crie, et la longue durée; mais cela se remarquait beaucoup plus dans celles-ci. Peu eurent une crise vers le quatre-vingtième jour ; chez la plupart la maladie cessait à l’aventure. Un petit nombre mourut d’hydropisie, sans prendre le lit ; beaucoup, ainsi que des malades atteints d’autres affections, etsurtout les phthisiques, furent fatigués par des tuméfactions œdémateuses.

13. De toutes les maladies, la plus grande, la plus difficile,

crate a énoncé que les fièvres qui régnèrent alors, étaient des fièvres à accès nocturne, »

16 συγεχῶν R', Gal., Chart, — :7 ἀσσωδέων K, Gal., Chart. - ἀσ. duar. om, Ἀ! rest. in raies alia manu.—:# δ᾽ R’, Gal., Chart. — 19. ἐγίν. volg. - ταραχῆς ἐγίγν. D + = ταραχῆς ἐγίνοντο R', Gal., Chart.— 30 χριλίαι.... φανώδεσι, 1. 47, om. R' rest. in marg. alia manu. — 2" ἀσώδεες pro tu, C.

12 ante ἔ. addit [χαὶ] Lind.— 23 τούτων gloss. G.— 24 ἀποστάσηις C.— % post μὲν addit οὖν C.— 26 πουλὺ Lind. -- πολὺ vulg. — "7 δὲ om. K.— " τούτοισιν vulg. = τούτοις C.— 29 x K. — ὀγδοηχοστὴν C.— 20 ἐξέλειπεν ὡς ἔτυχεν C. — 31 ὀρθῶς ἱστάμενοι gloss. F. — 32 vos, C. — 33 ὀγκώματα gloss. G. — 34 παρώχλει CDFGHIJKR', Ald., Frob., Merc., Gal., Chart., Freind. - παρωχλεῖ vulg. — % πουλὺ D, Lind, = πολὺ vulg. — 56 χαλεπώτατον DQ/, Merc. im marg., Gal., Chart., Lind., Freind. -- χαλεπὸν vulg. — "1 ἐκτείνετο R' mut. alia manu in ἔχτεινε τό. — 35 ποιλλοὶ (sic) R'.

: χατεχλίθησαν, * of ? δὲ 4 αὐτέων ὀρθοστάδην 5 ὑπεφέροντο᾽ 5 πρωΐ δὲ τοῦ 1 ἦρος ἔθνησχον 5 of 9 πλεῖστοι τῶν !° χαταχλιθέντων " τῶν 11 δὲ ἄλλων, ἐξέλιπον μὲν αἴ βῆχες 15 οὐδενὶ, 1" ὁφίεσαν δὲ 14 χατὰ θέρος" ὑπὸ δὲ τὸ φθινόπωρον "" κατεχλίθησαν πάντες, καὶ '6 πουλλοὶ ἔθνησχον * μαχρὰ "1 δὲ ᾽5 τούτων οἱ πλεῖστοι ᾽9 διενόσεον. 2° Ἤρξατο μὲν οὖν 5" τοῖσι πλείστοισι τούτων " ἐξαίφνης "" ἐχ τούτων "4 κακοῦσθαι" 25 φρικώδεες "ὁ πυχνά " 27 πολλάχις πυρετοὶ "5 ξυνεχέες, ὀξέες " 29 ἱδρῶτες ἄχαιροι, 5° πουλλοὶ, ψυχροὶ ὅ: διὰ τέλεος" #2 πουλλὴ ψύξις, χαὶ 3 μόλις πάλιν ἀναθερμαινόμενοι᾽ χοιλίαι ποιχίλως 34 ἐφιστάμεναι, καὶ πάλιν ταχὺ χαθυγραινόμεναι, 5 περὶ δὲ τελευτὴν πᾶσι βιαίως χαθυγραινόμεναι᾽ καὶ 36 τῶν περὶ ᾽1 πλεύμονα πάντων, διάδοσις "5 χάτω᾽ 39 πλῆθος οὔρων οὔ 4° χρηστῶν" 4' ξυντήξιες χαχαί. Αἱ δὲ βῆχες ἐνῆσαν μὲν, 45 διὰ τέλεος πολλαὶ, καὶ 43 πουλλὰ ἀνάγουσαι πέπονα καὶ ὑγρὰ, μετὰ πόνων δὲ οὐ λίην " ἀλλ᾽ εἰ “4 χαὶ ὑπεπόνεον, 45 πάνυ πρηέως πᾶσιν ἡ χάθαρσις 46 τῶν ἀπὸ 41 πλεύμονος ἐγίνετο, 48 Φάρυγγες où λίην δαχνώδεες, 49 οὐδὲ 5° ἁλμυρίδες οὐδὲν ἠνώχλεον" τὰ μέντοι Ἡλίσχρα, καὶ λευχὰ, καὶ δγρὰ, καὶ ἀφρώδεα πολλὰ ἀπὸ κεφαλῆς δι χατήει. 52 Πουλὺ δὲ μέγιστον χαχὸν 5? παρείπετο χαὶ τούτοισι καὶ τοῖσιν ἄλλοισι τὰ πεοὶ τὴν ἀποσιτίην, χαθάπερ ὑπογέγραπται"

1 ἀνεπαύσαντο gloss. F.— " οἵ δ᾽ D.— δ᾽ R', Gal., Chart. — 4 αὐτῶν R', Gal., Chart, — " ὑπεφέροντο (D et supra lineam alia manu ὑπέφερον) R', Gal., Chart. - ὑπέφερον" τὸ vulg. — % ante πρωΐ addunt τῷ Q', “πώ, - πρὸς pro πρωΐ D et in marg. alia manu τῶ πρωΐ, — 7 ἤρους Β΄, Gal, Chart. — δ οἱ πλ. om. G., Ald. — 9 πουλλοὶ pro À. D. - πολλοὶ R' cum πλεῖστοι alia manu. — 1° χαταχλιθέτων (sic) J. — 1: δ᾽ DR’, Gal., Chart. — 12 οὐδὲν DFGJ, Ald, — '5 ὑπεχώρουν ἐνεδίδουν gloss. G. — 14 χαταθέ pos D. — :5 ante xar. addit χαὶ C. -- χατέπεσον gloss. F. — 16 πουλ, D. - πολ. vulg. - πάλιν pro x. C (R! cum πολλοὶ alja manu). — ‘7 re pro à D (R' cum δὲ alia manu). — ᾽δ οὖν pro +. D (R' cum τούτων alia manu) — 19 διενόσουν gloss. F. — 2° ἤρξαντο R', Gal, — 21 τοῖς Gal. — 22 ἐφεξῆ R', ἐξαίφνης alia manu.— 13 ἔκ τε pro ἐχ D. — 24 ante x. addunt ἐμφανῶ DQ'R'. — 55 φριχώδεα J, Gal., Chart. -- φρικώδεες R' mut. alia manu à φρικώδεα..---- 25 ante π. addunt δὲ DQ'R', Gal., Chart., Lind, - πυχινὰ C — 27 πολλά" ὡς pro πολλάχις K. — 38 συν. 2. — 29 post. i. addit τε vulg - te om, DR', Gal., Chart. -- post i. addit de Lind. — 3° πουλ, D, - πολ vulg. = ψυχροὶ πολλοὶ R', Gal., Chart. — 3: διατέλεος DFHIJKR!. —

et celle qui emperta le plus de monde, fut la phthisie. Bon nombre commencèrent à:en être affectés pendant l'hiver ; et de ceux-là les uns prirent le lit, les autres dépérirent sans saliter. Dès les premiers jours du printemps, la plupart de ceux qui s'étaient alités moururent ; quant aux autres, la toux, sans cesser chez aucun, diminua durant l'été; mais à l’autonne, tous se mirent au lit, et beaucoup succombèrent. La maladie fut de longue durée chez le plus grand nombre. L’'aggravation soudaine de l’état de la plupart était signalée par l'apparition des symptômes suivants : frissonnements fréqients ; dans beaucoup de cas, fièvres continues, aiguës; sueurs inopportunes, abondantes et froides durant tout le cours de h maladie; refroidissement considérable, auquel la chaleur nesuccédait que d’une manière imparfaite ; resserrement divers des évacuations alvines, remplacé par des alternatives rapides d’un dévoiement qui prenait toujours une grande violence à la fin de la vie, toutes les humeurs du poumon se portant vers le bas; abondance d’urines qui n'étaient pas utiles ; colliquations fâcheuses. La toux était, il est vrai, constamment fréquente et accompagnée d’une expectoration

δ: œoux. D. - πολ, vulg. -- post x. addunt δὲ (R’ alia manu), Gal., Chart, — 533 πα, por. R', Gal., Chart. - μόγις C. — 34 ἐφεστ, Frob., Merc., Freind.— 355 περὶ... χαθυγραινόμεναι om. vulg. - Ce membre de phrase est donné par Ἢ, à la marge; il m’a paru trop conforme à la marche de la phthisie pour ne pas devoir être admis.— 35 εἰς τὸν R', mut. alia manu in περὶ τῶν.--- 57 rv, CHJKR', Gal., Chart.— 58 χαὶ τὸ R', mut. alia manu in χάτω.---- %9 ante rx. addunt καὶ τὸ DQ'; addit καὶ Lind.— 4° χρηστὸν C.— 47 Euvrnbees Gal., Chart. - συντήξηες C.— 43 διατέλεος ΠΕΊΗΪΚ ..--- B πουλ, Ὦ, --πολ, vulg.— 44 χεἰπεπόνεον (sic) pro καὶ ὑπ. R'. — χ᾽ ὑπεπόνεον FGIJ. — 45 αὖθις pro πά, Gal., Chart. -- αὖθις πᾶσι πρηέως pro πά, πρ. πᾶ. ἡ. = πάνυ R' cum αὖθις alia manu. — 46 τῶν CD (F cum ἡ alia manu) H HDKR', Gal., Chart., Lind, - ἡ pro τῶν vulg. — 47 πν. CDHJKR', Gal., Chart, — 48 φάραγγες FGIJ, Ald. — 49 οὐδ᾽ R', Gal., Chart. - οὐδ᾽ ἀλpupod ee οὐδὲν ἠνώχλει Gal. in Comm. — 5° ἁλμυρώδεες Καὶ (Ἀ΄ mut. alia manu in ἁλμυρίδες), — ὅ: ἤει C. - εἴη Gal. in Comm. - ἦσαν R', Gal. -- 1: πουλὺ D, Lind.-roù vulg. - πολὺ... ἀδίψως om. ἈΠ rest. alia mang in marg.— 55 πεοιείπετο J, — 54 πότοισι C.

ελδέψως C.—? χωμματώδεες σώματος C pro σώ. κω. C. — 3 χω. om, R' rest, in marg. alia manu. — 4 πλείστουσιν R' emend, alia manu. — 5 αὐτῶν (Ἀ! mat. alia manu in αὐτέων), Chart. — 5 οἰδήματα R', Gal., Chart., Lind, — 7 εἰς R', Gal., Chart, ---- δ οἴδημα pro 090. 7. - ἴδρωπα R'.-reptior. CFGHK.- περιΐστ, vulg.— 9 παράληλοι Ἀ! emend. alia manu.

19 « Je m'étonne, dit Galien, qu'Hippocrate, au mot λευχὸν, ait ajouté la préposition ὑπό. » La raison de cet étonnement, c’est que la couleur blanche du corps est la marque d’une constitution froide, laquelle, dans la théorie de Galien, est particulièrement susceptible de contracter la phthisie; Asuxov serait donc plus conforme à la théorie que ὑπόλευχον. C’est là un défaut du Commentaire de Galien, quand il s’agit de faits médicaux : à des choses de fait il oppose des arguments théoriques. Hippocrate, par une observation directe, a constaté que, cette année-là, les personnes dont la peau tirait sur le blanc furent attaquées de phthisie. Si l’observeteur est exact et sincère, il n’y ἃ rien à changer au fait qu’il a consigné dans son livre. ,

11 φλεγματῶδες Gal. - ταραχῶδες R! cum φαχῶδες alia manu. -- Dans le Commentaire de Galien on lit, à plusieurs reprises, φλεγματῶδες au lieu de φαχῶδες ; c’est certainement dans ce Commentaire même une faute de copiste. Il y est dit: ci φλεγματώδεις δ᾽, ὡς ἔμαθες, κακόχυμοι. Cela n’est juste qu’autant qu’au lieu de φλεγματώδεις on lit φαχώδεις. En effet, ce ne sont pas les phlegmatiques, un des quatre tempéraments admis par Galien et par son école, ce sont les gens couleur de lentille, en qui il a pa voir, par cela seul, un signe de cacochymie. Le manuscrit R' porte es effet, dans ce passage même du Commentaire de Galien, φαχώδει (sic) as lieu de φλεγματώδεις, — "35 χαὶ pro τὸ Β! cum τὸ alia manu.

*3 La dénomination de χαροπὸν s’applique à la couleur des yeux. « Vous avez appris dans les livres sur le tempérament, dit Galien, qu’il n’y aurait pas à tirer des χαροποὶ, et en général des couleurs des yeux, un indies certain du tempérament tout entier, » Quant à ce que sont précisément les χαροποὶ, il dit que, pour le savoir, il faut se rappeler le vers d’Homère : (Od. 44, 640).

ἄρκτοι τ᾽, ἀγρότεροί τε σύες, χαροποί τε λέοντες, La couleur des yeux des lions est celle des individus à qui Hippocrate donne ici l’épithète de χαροποί, Galien, contre une observation, contre un fait, suscite de nouveau une objection théorique comme celle que j’ai signalée plus haut. Il objecte que les constitutions froides sont essentiellement ses-

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copieuse de matières cuites et liquides, mais elle ne causait guère de douleur; et; lors même que les malades en ressentaient un peu l'évacuation des humeurs fournies par le poumon ne s’en faisait pas moins chez tous d’une manière très douce. La gorge n'était le siège que de peu d'irritation, et il n'y avait pas d'humeurs salées qui fatigassent les malades; cependant des matières visqueuses, blanches,. liquides et écumeuses descéndaient de la tête en abondance. Le mal le plus grand, qui ne quitta pas ces malades et les autres, ce fut l’anorexie, dont il a été parlé plus haut; car, n’ayant aucun goût pour les boissons avec les aliments, ils étaient absolument sans soif. 115 étaient pesants de corps, dans la somnolence; la plupart s’œdématiaient et devenaient h ydropiques ; ilsavaient des frissonnemeénts et du délire aux approches de la mort. 14. La phthisie sévit sur les hommes dont le corps était

cptibles de contracter la phthisie, que les yeux fauves sont l'indice d’une constitution chaude, et qu’en cela il y a une grave difficulté, Galien, dominé par ses idées théoriques, la trouve telle qu’il se demande si Hippocrate ne s’est pas trompé de mot et s’il n’a pas écrit χαροπὸν au lieu de Ἰλαυχὸν, bleu, qui conviendrait ici. 1] reproche aux commentateurs de ‘s’en avoir pas senti l'importance, Sabinus s’était contenté de dire : La couleur fauve étant un indice de grande sécheresse, les individus qui La présentent ont de la tendance à la phthisie, τὸ δὲ χαροπὸν πάνυ ξηρὸν ὃν ἔχει ἐπιχλινίαν πρὸς φθίσιν, sans, ajoute Galien, rendre aucune raisn de sen assertion, et sans remarquer que les autres constitutions, parmi lesquelles Hippocrate place les χαροποὶ, sont de qualité froide et humide. Des médecins qui, comme Sabinus, se disaient hippocratiques, les uns avaient avancé que le χαροπὸν était un signe d’une constitution chaude ; les autres, d’une constitution sèche ; d’autres, d’une constitution sèche et thaade, et ils n’avaïent ajouté rien de plus. Les empiriques, et parmi eux Lycus, avaient passé sous silence cet endroit comme bien d’autres, sans chercher là cause de ce que Hippocrate avait dit ici. Galien les en blâme ; il faut les en louer au contraire. Il est à regretter, pour tout ce qui est obration et fait, que les commentaires des "empiriques sur Hippocrate ne ous soient pas parvenus, .

"4 Galien définit les λευχοφλεγματίαι ceux dont la chair est molle et boursouflée à peu près conme chez ceux qui sont affectés de l’hydropisie appelée leucophlegmasie, ἔστι δ᾽ αὐταῖς (χράσεσι) μαλακὴ καὶ ὕποιδός πως ἡ σὰρξ ἐγγὺς τῇ τῶν ἑαλωχότων ὑδέρῳ τῷ λευχοφλεγματίᾳ χαλουμόνω. | TOM. 111. 7

1 πτερυγώδεες" " χαὶ γυναῖχες, οὕτω. Τὸ 5 μελαγχολικόν τε xal 4 ὕφαιμον᾽ οἱ καῦσοι χαὶ τὰ " φρενιτικὰ, χαὶ τὰ 5 δυσεντεριώδεα τούτων ἥπτετο. 1 Τεινεσμοὶ νέοισι " φλεγματώδεσιν. 9 Maxpai διάῤῥοιαι καὶ τὰ δριμέα διαχωρήματα καὶ :° λιπαρὰ ᾽" πιχροχόλοισιν. |

15. "" Ἦν "" δὲ πᾶσι "4 τοῖσιν ‘5 ὁπογεγραμμένοισι χαλεπώτα-. τὸν μὲν τὸ ἔαρ, καὶ πλείστους ἀπέχτεινε, τὸ δὲ θέρος "6 δήϊστον, 1 χαὶ "8 ἐλάχιστοι 19 ἀπώλλυντο“ τοῦ δὲ φθινοπώρου *° χαὶ 21 ὑπὸ 5" πληϊάδα πάλιν ἔθνησχον of πολλοί. "5 Δ. 24 Δοχέει δέ μοι

: Πτεριγώδεες Ald., Frob., Merc.- ἀπεριγώδεες R' mut. alia manu in αἱ πτερυγώδεες. --Ὦ Galien remarque que le membre de phrase xai γυν. οὕτω est amphibologique, et qu'il peut signifier ou que les femmes qui avaient les constitutions qui viennent d’être énumérées, furent attaquées de la phthisie, ou que les femmes en furent généralement attaquées sans distinction de tempérament. 1] ajoute que les deux sens sont plausibles, et que sans doute les femmes furent en général affectées plus que les hommes, et parmi elles les femmes des constitutions ci-dessus énumérées plus que les autres, — "μελαγχονικὸν D emend. alia manu.— 4 ἔφαιμον R', — 5 φρενητικὰ Β', — 6 δυσεντερώδεα R'.— 7 τηνεσμοὶ CIJ.

LU) φθεγματώδεσιν R'.- Galien expose ainsi ce membre de phrase : « Hippocrate, ayant dit plus haut que les affections phthisiques sévirent sur les individus d’un tempérament pituiteux, ajoute ici à ce tempérament l’indication de l’âge, et dit τεινεσμοὶ νέοισι φλεγματώδεσιν ; la seule constitution du tempérament ne suffisant pas pour engendrer la maladie dont il s’agit, οἱ ayant besoin d’être aidée par l'influence d’un âge dent La qualité est la chaleur. » Ge commentaire prouve incontestablement que φλεύματώδεσιν se rapporte à véctot, et qu’il faut ôter le point après νέοισι. Parmi les manuscrits, DCJKR’ ne mettent pas de point entre ces dèux mots ; FGHI en mettent un; il n’y en a pas dans l'édition de Bale de Galien, ni dans Chartier, texte grec et traduction, ni dans Calves, ni dans Cornarius; Mercuriali et Van der Linden ponctuent et iraduisent bien; Foes, Freind, Grimm et Gardeil ponctuent mal et tradaisent mal. ΝΕ

9 Ante μ. addit ai vulg. = αἱ οαι. D (R' restit. alia manu) , Gal., Chart. — © λιπαρῶ R' mut. alia manu in λιπαρά, — ''Ante s. addit χαὶ R'. - Le point est omis après x. dans FJ, Ald, — "3 ἣν Β΄, — 2" δὲ om, FGHUEK, Ad.— "ὁ τοῖς CDK, Gal., Chart, — :5 ὑπογεγραμμένοις CR', Gal., Chart. — 16 ῥᾶστον εὐχολώτατον gloss. FG. —11xai om. Mere.— 15 ἐλαχίστσισι Β. — ἐλαχίστοισιν Ὁ, -- ἐλάχιστα Ἀ!, Gal. — 19 ἀπώλλυντο CDR!, Gel., Chart, Freind. - ἀπώλλοντο vulg. = ἀπώλοντο HJ, Lind. —** χαὶ om. F,— 21 ὑποπληιάδα R'.— 35 πληίδα R. - πλειάδα Gal.

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glabre, ceux dont la peau était blanchâtre, ceux dont la couleur était blafarde, ceux dont la couleur était un peu rouge, ceux qui avaient les yeux fauves, ceux qui avaient la chair molle et boursoufflée, ceux qui avaient les omoplates saillantes; il en fut de même pour les femmes. Quant aux complexions mélancoliques et un peu sanguines, elles furent frappées par les causus, les phrénitis et les dysenteries. Les jeunes gens phlegmatiques furent attaqués de ténesmes ; les personnes bilieuses, de diarrhées prolongées et de selles âcres et graisseuses.

15. Dans toutes les maladies qui viennent d’être décrites, le

23 Δ vetustiora τῶν ἀντιγράφων ap. Gal. - τετάρτῃ alia ἀντίγραφα ib. -mréprn alia ib. - τεταρταῖοι alia &vriypapa, Artemidorus Capito, et vulg. -Aom. alia ἰδ. — ἐς τεταρταῖον DFG (H et in marg. τεταρταῖοι) IJK. -- « Quelques exemplaires, dit Galien, ont τετάρτη, et d'autres τεταρταῖοι. Des exemplaires encore plus anciens ont Δ, lettre plus grande que les autes. D’autres enfn ne portent absolument rien. Ceux qui écrivent τετάρτῃ en le mettant au datif, expliquent ainsi le passage : plusieurs moururent L quatrième jour, ἀπέθνησκον πολλοὶ τῇ δ ἡμερῶν. Ceux qui écrivent ce mot sans 1), prétendent que cette constitution estanalogue à celles que renferme le 4er livre des Épidémies, et qu’elle est la quatrième, y compris, bien entendu, les trois constitutions de ce 14’ livre. Dans les exemplaires où, au lieu de τετάρτῃ, δ᾽ est seulement écrit, la signification est la même qu'avec τετάρτη. Ce ὃ est analogue aux caractères écrits par Mnémon de Pamphilie, et ce paraît être aussi quelque chose de symbolique; c’est la seule leçon que les anciens commentateurs connaissent. Quelques-nns, voulant éviter ces difficultés, ont changé la leçon et l’ont transformée en ttrapraïot, écrivant ainsi toute la phrase : χαὶ ὑπὸ πλειάδα πάλιν ἔθνησκον πολλοὶ τεταρταῖοι, Artémidore Capiton n’a admis que cette leçon dans son édition. Mais cela paraît impliquer quelque erreur, soit qu’on l’entende des malades, soit qu’on l’entende des fiévres. Pour les malades, la chose est manifestement peu croyable ; car sans doute la disposition qu’avaient les bumeurs ne dût pas engendrer des maladies assez aiguës pour emporter les

es en quatre jours. Quant aux fièvres, il se pourrait que 18 longue &l#Btation de la matière épaisse et l'influence de l’autoinne eussent produit la dégénérescence de cette matière en humeur atrabilaire ; mais alors, si les fièvres quartes avaient régné, il n’y aurait pas eu beaucoup de morts ; car nous savons que cette fièvre, comme l’a énoncé Hippocrate, est sans danger par elle-même. » De ce commentaire il résulte que les anciens exemplaires n'avaient que À, et que les anciens commentateurs ne connaissaient que

cette leçon. C’est pour cela que je l’ai rétablie dans le texte. Mais elle était embarrassante ; les uns y virent τετάρτη, d’autres τετάρτῃ, d'autres τεταρταῖοι, d’autres l’omirent. De ces explications, toutes conjecturales, la plus probable m’a paru celle de τετάρτη.

24 Le paragraphe δοχέει... διαιτῇν, p. 402, 1. 9, est placé à la suite des seize derniers malades, c’est-à-dire tout-à-fait à la fin du livre, dans CDFG HUK, Ald., Frob. et Merc. Voici l'explication de cette différence. « Aprés la constitution pestilentielle, dit Galien, se trouve l’exposition de seize malades, jusqu’à la fin da livre. Puis vient un morceau que Dioscoride me paraît avoir exactement apprécié en disant qu'il devait être placé immédiatement après la constitution. C’est en effet là qu’il l’a mis dans son édition; et c'est là aussi que nous en donnerons l’explication, nous bornant à dire qu’à notre avis ce passage a été ajouté non par Hippocrate lui-même, mais par quelque autre. » Cette remarque de Galien nous apprend que 16 paragraphe en question avait été, de tout temps, placé à la fin da 5e livre, et que ce fut Dioscoride qni, le premier, le transposa, Tous nos manüscrits ont ce paragraphe à l’ancienne place, c’est-à-dire après les seize malades; ce qui prouve qu'aucun ne provient de l’édition de Dioscoride, et qu'ils dérivent tous directement des anciens exemplaires. Cette disposition a été suivie par les éditions d’Alde, de Froben et de Mercuriali. La transposition, effectuée par Dioscoride et approuvée par Galien, a été adoptée par Foes et par Van der Linden. Je l’ai adoptée à mon tour; le contexte paraît l’exiger impérieusement, Mais ce désordre, reconnu ou du meins corrigé pour la première fois par Dioscoride, remonte au fait de la publication primitive de la Collection hippocratique, et, joint aux autres faits de ce genre que j'ai signalés dans mou Introduction, t. 4, p. 25% et suiv., concourt à montrer que cette Collection a souffert des mutilations désfant le temps où elle fut recueillie dans les grandes bibliothèques d'Alexandrie (voyez le chap. x1 de mon Introduction). Le manuscrit R', l’édition Bas. de Galien, et celle de Chartier ont, dans le Commentaire, une phrase ἰδοχέει... ὠφέλησεν) qui y est citée textuellement. Puis, malgré l’approbetion donnéé par Galien à la transposition de Dioscoride, ces deux éditions et le manuscrit R’, mais d’une autre main, ont le paragraphe tont entier

print fut La saison la plus funeste et celle qui tua le plus de malades ; l'été fut la saison la plus bénigne, et celle-où il en mourut le moins ; durant l'automne et sous les pléïades la mortalité redevint considérable. Telle fut la quatrième constitution. Il me semble que l'influence salutaire qui fut exercée par l'été est conforme au raisonnement; en effet, l'arrivée de l'hiver guérit les maladies de l’été, et de rechef l'été change les maladies de l’hiver. Cependant l’été de cette année ne fut pas, en lui-même, une saison régulième : mais il fut soudainement chaud, austral et sans air. Néaninoins le seul changement par rapport à l’autre constitution suffit pour produire une amelioration. Ι

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