DES
ΠΕΡΙ TON ΕΝ KE®DAAH ΤΡΩΜΑΤΩΝ.
1." Τῶν ἀνθρώπων αἵ χεφαλαὶ οὐδὲν ὁμοίως " σφίσιν αὐταῖς, οὐδὲ αἱ ῥαφαὶ τῆς χεφαλῆς πάντων χατὰ " ταὐτὰ πεφύχασιν. Ἀλλ᾽ ὅστις μὲν ἔχει ἐχ τοῦ ἔμπροσθεν τῆς κεφαλῆς προδολὴν (4 ἣ δὲ προ- Golf ἐστι 5 τὸ τοῦ ὀστέου ἐξέχον στρογγύλον παρὰ τὸ ἄλλο), 5 τουτέου 1 εἰσὶν αἱ ῥαφαὶ πεφυχυῖαι ἐν τῇ χεφαλῇ, " ὡς γράμμα τὸ ταῦ, ST, γράφεται" τὴν μὲν γὰρ βραχυτέρην γραμμὴν ἔχει πρὸ τῆς προδολῆς ἐπικαρσίην πεφυχυῖαν τὴν "5 δ᾽ ἑτέρην "" γραμμὴν ἔχει διὰ μέσης τῆς χεφαλῇς χατὰ μῆχος 15 πεφυχυῖαν "" ἐς τὸν τράχηλον αἰεί. Ὅστις δ᾽ ὄπισθεν τῆς χεφαλῆς τὴν προθολὴν ἔχει, af ῥαφαὶ "4 τουτέῳ πεφύχασι "" τἀναντία "5 ἢ τῷ προτέρῳ À μὲν γὰρ βραχυτέρη γραμμὴ "1 πρὸ τῆς προδολῆς πέφυχεν ἐπικαρσίη ἣ δὲ "5 μαχροτέρη διὰ μέσης τῆς χεφαλῆς πέφυχε χατὰ μῆχος ἐς τὸ μέτωπον 19 αἰεί. “Ὅστις δὲ 20 ἀμφοτέρωθεν τῆς χεφαλῆς προδολὴν ἔχει, ἐχ τε τοῦ ἔμπροσθεν χαὶ
1 Dans les traductions de Calvus et de Cornarius, la description du crâne est précédée d’un préambule. Il est ainsi conçu chez Calvus : Capitis quidem vulnera nulla contemnito; nam sæpe cutis sola contusa, scissa, recisave ferro, vel alia re, nisi diligenter quadamque reverentia tractatur cureturque, sanguinisque coactione non expurgata, vel alia quavis re neglecta, vulnere recrudescente molestiam non parvam, et quandoque febrem adducit, magnumque negocium inedico facessit, languenti vero mortis periculum portat; sed multo magis calvaria perfracta, præscissa, præcisave, cerebrique tuniculæ. Οὐδ singula nisi medicus caute, perite, diligenterque tractet et curet, languentibus mortem sæpius accelerat, De quibus omnibus et alibi diximus, et hic cumulatius retractamus. Primo quidem, capite modo aliquo pereusso, quid percusserit petito, et, si detur, perspicito, quid, cum percussus fuit, læsus fecerit, percunctator et rimator, quoniam hominis caput nullum inter se simile reperitur, etc. Cornarius donne le même préambule en ces termes : Nullum capitis vulnus leviter contemni debet. Sæpe enim cutis sola contusa ferro, aut alia aliqua re, si ‘non diligenter et cum quadam cautione curetur, veluti si sanguis concretüs non expurgetur, aut aliud quiddam negligatur, ulcus incrudescens non ” parum molestiæ exhibet, et aliquando etiam febrem inducit, et medico quidem negocia, ægrolo vero periculum non minus affert. Verum hoc
1. Les tètes des hommes ne sont nullement semblables entre elles; et les sutures de la tête n’ont pas chez tous la même disposition. Celui qui a une proéminence antérieure de la tête (j'appelle proéminence la partie arrondie de l’os qui fait saillie au delà du reste), celui-là présente les sutures du crâne disposées comme la lettre fau, T ; en effet la ligne l plus courte est transversale à la proéminence ; l’autre, traversant le milieu de la tête, s’étend longitudinalement jusqu’au col. Chez celui qui a la proéminence à la partie postérieure de la tête, la disposition des sutures est inverse de celle du cas précédent ; car la ligne la plus courte est transversale à la proéminence, tandis que la plus longue, traversant le milieu de la tête, s'étend dans une direction longitu-
multo magis contingit, si calvaria et cerebri membranæ rumpuntur. Quare si non singula bæc diligenter medicus curaverit, sæpe mortis causa existit, Et de his quidem omnibus etiam alibi diximus, sed et nanc dicendum est. Primum igitur capite vulnerato interrogare oportet : per quid vulneratum sit; deinde quid homo fecerit, quum vulneratus fuit; postea qua parte vulous ioflictum sit. Nam hominum capita nihil inter se similiter habent, etc. Ce préambule ne se trouve ni dans nos manuscits ni dans les éditions grecques qui ont été publiées jusqu’à présent. Je n’ai donc pas cru devoir l’admettre, d’autant plus qu’il est loin de porter des marques qui wient une présomption suffisante d'authenticité. |
3: σφῖσιν E, Ald., Frob., Merc, - σφῆσιν C. -- φησιν, et in marg. οἶμαι φύσιν ΜΝ. ---- " ταῦτα CM. - ταυτὰ N. — ὁ ἡ... ἄλλο includitur duobus s#wicireulis ap. B. -- Ce membre de phrase est en effet une parenthèse. — 5 αὐτέου pro τὸ BMN. — 6 τουτέου BMN. -- τούτου vulg. — 7 ante e, addunt δ᾽ C, Merc. in marg.; τε BMN. — ὃ ὥσπερ MN. — 9 T om. BC MN.— 10 δὲ C. — "' ante yep addunt μαχροτέρην BMN. — :* πεφ. BMN. rep. om. Vulg.— "5 πρὸς pro ἐς BMN.— 14 τουτέω BMN. - τούτου vulg. “τούτων C. — 15 τὰ ἐναντία BMN. — "δ ἢ om. ΒΝ, — "1 πρὸ om. ΒΝ, — 18 post μ. addunt γραμμὴ ΒΝΝ .--- 19 αἰεὶ MN, - ἀεὶ vulg.— 5 Ante ἀμφ. addit χαὶ vulg. = καὶ om, BMN.
"ἐκ τοῦ ὄπισθεν, " τουτέῳ af ῥαφαί εἶσιν ὁμοίως πεφυχυῖαι ὡς γράμμα τὸ ἦτα, 5, γράφεται' πεφύκασι δὲ τῶν 4 γραμμέων αἱ μὲν μακραὶ, " πρὸ τῆς προδολὴς “ ἑκατέρης 1 ἐπιχάρσιαι πεφυχυῖαι" ἢ δὲ βραχείη διὰ μέσης τῆς κεφαλῆς χατὰ μῆχος πρὸς Éxatéρὴν " τελευτῶσα 9 τὴν uaxphv γραμμήν. “Ὅστις 1° δὲ "" μηδ᾽ été ρωθι "3 μηδεμίαν προδολὴν ἔχει, οὗτος ἔχει τὰς ῥαφὰς τῆς χεφαλῇς, ὡς γράμμα τὸ "" yi, "6 X, γράφεται" πεφύχασι δὲ αἵ γραμμαὶ, À μὲν ἑτέρη ἐπικαρσίη πρὸς τὸν χρόταφον 15 ἀφίχουσα" à "5 δὲ ἑτέρη, κατὰ υὖχος διὰ μέσης τῆς κεφαλῆς. Δίπλοον 11 δ᾽ ἐστὶ τὸ ὑστέον χατὰ μέσην τὴν χεφαλήν᾽ σχληρότατον δὲ καὶ πυχνότατον 1" αὐτέου πέφυχεν τό 19 τε ἀνώτατον, 2° À ἢ 2! διαοχροίη τοῦ ὀστέου 55 ἢ ὑπὸ τῇ σαρχὶ,
* Éx BMN. -- ἐκ om. vulg. — ? τουτέω ΒΜΝ, -- τούτῳ vulg. — ᾽ = om. CMN. — 4 γραμμέων BMN. - γραμμῶν vulg. - γραμμάτων C. — " πρὸ MN. -- πρὸς vulg. — 5 ἑκατέρη C. -- ἑκάτεραι BMN. — 7 ἐπικάρσιαι BMN. — ἐπικάρσιοι vulg.— ὃ τελευτῶσα BCMN. -- τελευτῶσαι vulg. — 9 τῆσι μαχρῆσι γραμμῆσι BMN, Merc. in marg.-rüot μα (sic) μαχρῆσι μακχρῆσι (sic) γραμμῆσιν C.— 10 δὲ BMN. - δὲ om. ταὶς. — "1 μηδὲ C. — "5 μὴ δὲ μίαν (, --- 13 χὶ Ε, ΑΙά,, Frob., Merc. - x: M. - χὶ om. C. — ‘4 X om. BMN.—15 donxcuoa CMN. — :6 δ᾽ MN. — "1 δὲ MN.— “5 αὐτέου BMN. - αὐτοῦ vulg. — 19 re BMN. - re om. vulg. - τε ajoute à la clarté de la construction, en annonçant le χαὶ qui suit.
20 ἦ MN. -- ἦ om. vulg. - Ce pronom relatif est indispensable à tel point que Joseph Scaliger a supprimé ce membre de phrase, dont il ne savait que faire, Les remarques de ce grand critique sur le traité Des plaies de téte, se trouvent dans l'édition de Vertunianus (voyez Bibliographie, p.178 de ce vol.), édition dont je n’ai pas consigné les variantes, parce qu’elle est en tout conforme aux corrections de Scaliger. Cela aurait fait double emploi; car je transcrirai ici intégralement, sans en supprimer un seul mot, les corrections et les remarques qu’une lecture rapide suggéra à ce célèbre érudit. « Ille igitur, dit Vertunianus dans sa préface, animi gratia et aliud agens (id enim certo affirmare possim qui viderim) libellum istum cursim legere primum cæpit, in quo cum 6 vestigio tot glossematis a stylo Hippocratis omnino abhorrentibus ipsius lectionem interpolatam animadvertisset, notassetque in meo libro, hoc primo conatu audentior audentiorque factus libellum denuo, sed attentius relegere operæ precium duxit. In quo tantula seges tantam mendorum messem tulit, paucis ut horis, hoë est, tribus ad summum, quantum nunc extat explicarit mihique dictaverit. » Ces remarques portent souvent l'empreinte d’une grande sagacité, ct ont toujours beaucoup de vivacité
dinale jusqu’au front. Celui qui a une proéminence de la tête dans les deux sens , en avant et en arrière, celui-là a les sutures disposées éomme la lettre eta, ; des lignes, les deux longues sont transversales à l’une et à l’autre proéminence, la courte traverse longitudinalement le milieu de la tête, et va se terminer aux lignes longues. Celui qui n’a de proéminence ni dans un sens ni dans l’autre, celui-là a les sutures disposées comme la lettre chi, X ; des lignes, l’une va obliquemént se rendre à la tempe, l’autre traverse longitudinalement le milieu de la tête. L'os est double au milieu de la tête ; les portions les plus dures et les plus denses sont la table supérieure, par où la surface osseuse est contigué à la chair, et la table inférieure, par où la surface osseuse est
dans l’expression. Aussi je pense que le lecteur me saura bon gré de les lui avoir mises sous les yeux; d'autant plus que, m’écartant en divers endroits de l’avis de Scaliger, je me suis senti, en présence d’une auss; grande autorité, obligé de ne pas le faire pour ainsi dire subrepticement, Toutefois je ne crains pas de dire que le travail de Scaliger se sent de la précipitation qu’il y apporta, et du peu d'habitude qu’il avait de traiter un sujet médical. Ce travail lui attira de vives critiques, parfois très bien fondées, de la part des médecins érudits de Paris (voyez la lettre de J, Martinus, Bibliographie, p. 179). Voici la remarque de Sealiger sur ce passage : « À ὁμοχροίη τοῦ ὀστέου. Hæc et quæ totidem paulo post verbis repetuntur, sine dubio glossemata sunt vetustissima, quæ in ora marginis a studiosis ascripta in contextum irrepserunt. Vetustissima autem ideo dixi, quia ionica sunt. éucypouv vocant Iones id quod Aristoteles συναφὲς, et ὁμόχροιαν τὴν συνάφειαν. Est igitur τὸ ἑμόχρουν τὸ συναφὲς, ontiguum. Herodotus libro primo, ἐπεὰν τοὺς βραχίονας ἐπιτάμωνται ἐς τὴν ὁμοχροίην, τὸ αἷμα ἀναλείχουσι ἀλλήλων. Hic ἡ ὁμοχροίΐη est curvatura interior brachii, quia contingunt se duæ partes interiores brachii, cum angulum faciunt. Sic igitur vertendum : Zncisis ad interiorem curvaturam brachiis alter alierius sanguinem delingit, Et apud ipsum Hippocratem , ἐν τῷ Περὶ ἀγμῶν, nihil aliud significat : καὶ μαρτύριον ἐπήγετο τά τε ὀστέα πάντα τὰ ἐν τῷ πήχει, ὅτι ἰθυωρίην κατάλληλα εἶχε, τήν τε ὑμοχροίην, ὅτι αὐτὴ χαθ᾽ αὑτὴν τὴν ἰθυωρίην ἔχει, Quicumque autem is fait qui πος glossema margini apposuit, docet nos eam partemossis, quæ contigua est cuti, tum ὁμόχροιαν ὑπὸ τῇ σαρχὶ vocatam esse, quo tempore glossema hoc adpositum fuit, item partem quæ cerebrum tangit, ὁμιόχροιαν τὴν κάτω, Quare, ut dixi, diu est, cum hæc addita sunt a studiosis. Mi-
xai τὸ χατώτατον τὸ πρὸς τῇ * μήνιγγι, * À " À ὁ ὁμοχροίη τοῦ ὀστέου " À χάτω’ “ ἀποχωρέον δὲ ἀπὸ τοῦ ἀνωτάτου ὀστέου χαὶ τοῦ χατωτάτου, ἀπὸ τῶν σχληροτάτων χαὶ πυχνοτάτων ἐπὶ τὸ 1 μαλθαχώτερον χαὶ ἧσσον " πυχνὸν χαὶ 9 ἐπιχοιλότερον ἐς τὴν διπλόην ‘° αἰεί. Ἢ δὲ διπλόη χοιλότατον χαὶ μαλθαχώτατον χαὶ
rum vero cum tot tantorumque virorum in re medicina ætas nostra feracissima fuerit, nemini hoc ne minimum quidem oboluisse. Mitto hæe, quæ ab eruditis apposita sunt, quæque nihil de sententia Hippocratis detrahunt. Illa vero infinita, quæ huc inculcata sunt et hunc librum tot modis deformarunt, quomodo illos doctos homines fugere potuerunt? Multi ita hunc libellum assidua lectione triverunt, ut pars in eum commentarios , alii latine, alii gallice ediderint : pars euam ex illo quæ expiscati erant, in suos commentarios ad verbum transfuderint. Sed omnes, ut uno verbo dicam, operam luserunt, cum tot aliena, quæ buc temere ab imperitissimis hominibus infercta sunt, non animadverterunt, imo ea pro hippocraticis aut interpretati sunt, aut in suis commentationibus usurparuat; tantum abest, ut irreptitia esse suspicari potuerint. Quare hinc potest colligere studiosus lector, quam frustra aliquid in literis tractandis promittunt illi, qui hujus partis, quæ critice vocatur, expertes sunt. Hæc enim una pars illis ad perfectionem defuit, cum in cæteris magni viriessent. Aliter enim de illis aut loqui, aut cogitare neque por sumus, neque debemus. » Je dirai un peu plus loin, note 5, pourquoi je ne me range pas de l’avis de Scaliger.
21 ὁμόχροια BMN. — 33. ἦ pro ἡ BMN. - ἡ om. vulg. - Le subjonctif du verbe εἶναι ne s’entendrait pas ici; j'ai pensé qu’il valait mieux prendre l'article, comme un peu plus bas (ἡ χάτω).
1 Μίνυγγι C. — " ἦ MN. - ἦ pro ἦ B. - ἦ om. vulg.
5. ἡ om. C. - Scaliger : ἡ ὁμοχροίη ἡ χάτω] Totus locus ita restituendus : σχληρότατον δὲ xai πυχνότατον αὐτοῦ πέφυχεν τὸ ἀνώτατον, τὸ πρὸς τῇ σαρχὶ, χαὶ τὸ χατώτατον, τὸ πρὸς τῇ μήνιγγι. Quid opus aliter legere, cum hæc adeo clara et manifesta sint? On voit que Scaliger supprime deux fois ἡ ὁμοχροίη, comme étant une glose. Mais d’abord il serait singulier que le glossateur eùt choisi un mot aussi ancien, aussi peu usité, pour expliquer une phrase qui n’aurait présenté aucune difficulté. En second lieu, si Scaliger trouve qu’Hippocrate aurait dà dire la partie supérieure qui touche à la chair, et la partie inférieure qui touche ἃ la méninge, rien n'empêche non plus qu'il n’ait dit La partie supérieure, par où l'os est contigu à la chair, et la partie inférieure, par où il est contigu à la méninge. Τὶ n’y a donc rien à changer au texte tel que les manuscrits nous l'ont transmis.
4 éuoyocux BMN. — 5 ἦ pro ἡ MN.
contiguë à la méninge. À mesure qu’on s'éloigne des tables supérieure et inférieure, on s’avance , à partir des portions les plus dures et les plus denses, vers des portions plus molles , moins denses et plus creuses, jusqu’à ce qu’on arrive
5 Scaliger : ἀπυχωρέον δὲ ἀπὸ] Stipitem esse oportet qui hæc Hippocratis esse credat. Tantum enim abest, ut aliena non sint, ut ne sani capitis quidem sint. Sed ne mendo quidem hæc vacant. Quamwis enim inepta hæc sunt, tamen emendata ea hic legi operæ pretium est, ut appareat quid voluerit Aristarchus ille, qui tam bona laudabilia in hoc auctore annotavit. Legendum enim : ἀποχωρέον δὲ ἀπὸ τοῦ ἀνωτάτου ὀστέου χαὶ τοῦ κατωτάτου ἀπὸ τῶν σχληροτάτων καὶ πυχνοτάτων ἐπὶ τὸ μαλθαχώ-τερον, καὶ ἧσσον πυχνὸν, καὶ ἐπιχοινότερόν ἐστι ἡ διπλόη. Âge insincerum hoc vas incrustabo, et mentem borum verborum interpretabor. Diploe est id quod mediæ naturæ inter supernum et infernum os, a durissima et densissima in molliorem naturam degenerat, atque minus densum est, et utriusque medium quid est. Quæ quanquam vera sunt, tamen his locus non erat, cum id breviter Hippocrates ac tribus verbis more suo comprehenderit : ἡ δὲ διπλόη χοιλότατον, καὶ μαλθακώτατον, καὶ μάλιστα σηραγγῶδές ἐστιν. Sed pædagogulus iste quod Hippocrates uno verbo onραγγῶδες dixit, parum dictum putavit, nisi tot illis inutilibus verbis mentem Hippocratis aperire voluisset. Totus igitur locus ita legendus : καὶ τὸ χατώτατον τὸ πρὸς τῇ μήνιγγι᾽ ἡ δὲ διπλόη χοιλότατον, etc. Ainsi qu’on le voit, Scaliger supprime, comme une interpolation, toute la phrase qui commence par ἀποχωρέον. Cette réprobation est-elle juste? D’abord elle est en contradiction avec tous les textes manuscrits qui sont parvenus jasqu'à nous. En second lieu, il me semble que Scaliger s’est autorisé d'une correction fautive proposée par lui, pour déclarer que cette phrase rest pas autre chose qu’une glose de la suivante. 1] veut qu’on lise ἐστι ἡ διπλόη au lieu de ἐς τὴν διπλόην, que porte le texte, et, partant de là, il trouve une répétition oiseuse entre cette phrase et celle qui commence par ἡ δὶ διπλόη. Mais cette répétition est uniquement de son fait. Le texte dit qu’à mesure qu’on s'éloigne de la table supérieure et de la table. inférieure du crâne, on s’avance vers des portions de moins en moins denses , jusqu’au diploé, et que le diploé est de toutes la partie la moins dense. En cela il n’y a aucune tautologie, et par conséquent aucune raison de supprimer une phrase qu'ont tous les manuscrits.
7 μαλθακώτατον BMN. — ὃ post x. addunt δὲ BMN.-— 9 ἐπιχοιλότερον MN. — ἐπιχοιλώτερον B. — ἐπὶ χοιλότερον Chart. — ἐπὶ χοινότερον vulg. - ἐπιχοινώτερον Εἰ, Ald., Frob., Merc. — ἐπιχοινότερον C. — Leg. κοιλότερον, hoc enim os ut et os costæ est magis cavum suam diploen versus, J. Martini var. lect. ap. Foes, — 1° ἀεὶ ΒΜΝ, - αἰεὶ om. vulg. - Ce mot, donné par trois manuscrits, et omis dans le texte vulgaire, n’est pas inutile au sens.
μάλιστα ' σηραγγῶδές " ἐστιν. Ἔστι δὲ χαὶ πᾶν τὸ ὀστέον τῇς χεφαλῆς, πλὴν κάρτα ὀλίγου τοῦ τε ἀνωτάτου χαὶ ? τοῦ À χατωτά- TOU , σπόγγῳ ὅμοιον " 5 χαὶ ἔχει τὸ ὀστέον ἐν ἑωυτῷ ὅ ὁκοῖα σαρχία 1 πολλὰ καὶ ὑγρὰ, καὶ εἴ τις αὐτὰ διατρίδοι τοῖσι δαχτύλοισιν, αἷμα
ἂν 5 διαγίγνοιτο ἐξ 9 αὐτέων. "" Ἔνι "1 δ᾽ ἐν τῷ ὀστέῳ xat "" φλέόια χαὶ μαλθαχότητος χαὶ χοιλότητος ὧδε ἔχει.
' Σειρατῶδες C. - σειραιτῶδες Ald. -- συραγγῶδες Q'. - Galien, dans son Glossaire, explique ainsi ce mot : Σηριγγώδη) χαῦνα, ἀραιὰ, πολλοῖς τρήμασι διῃρημένα" ταῦτα τὰ τρήματα σήριγγές τε καὶ σήραγγες ὀνομάζονται" καὶ τὸ τοιοῦτον σῶμα σηριγγῶδές τε χαὶ σηραγγῶδες. — ἐστιν om. BMN. — 5 τοῦ BCMN, Merc. -- τοῦ om. vulg. — ὁ χατωτάτω C.
5 Scaliger : xat ἔχει ἐστέον] Quis negaverit vera esse, quæ jam diximus : otiosi hominis et inepti commentatiunculas huc intrusas fuisse? Quod si illis quæ supra νοθείας convicimus, satis probari non potuit, at saltem his ita certum dabo, ut nemini dubium esse possit, Ubi sunt, obsecro, σαρχία illa in cranio? Ubi sanguis, qui ex illis exprimitur, cum digitis adliseris? Sunt hæc ægrorum somnia , et pædagogorum χορυδαντιασμοὶ, quicquid argutetur Fallopius, peritissimus rei anatomicæ. Nam et ipse fatetur, non esse carunculas, sed vere pinguedinem; frustra ergo σαρχία vocasset. Sed de illo sanguine, Hippocrates ipse subj'cit. Quid ergo opus erat bis idem dicere? Quare miseret me doctorum hominum, qui, ut hanc mendosam lectionem tuerentur, carunculas illas ita amplexi sunt, ut adversus veritatem ausi sint tam ineptam lectionem retinere. Qui cum hoc faciunt, profecto carunculas non in cranio, sed in cerebro habent. Cum autem sciamus id omnino falsum esse, non dubitamus illa adulterina explodere. Nam 8018 critice sine anatomia rem transegerit. Scimus enim non esse Hippocratis. Atqui vel cæco apparet hæc omnia glossemata esse verborum Hippocratis, ἔνι δ᾽ dv τῷ doré καὶ φλεζία λεπτότερα, etc. φλεδία interpretatur σαρχία. Et quod divinus vir, αἷματὸς mhéa, ille rusticulus nescio quam ἔκθλιψιν αἵματος hariolatur. At anatomicæ peritis notum est quid Hippocrates velit. Quod et Celsus secutus est, cum ait : Ossaque ejus ab exterioribus partibus dura, ab interioribus, quibus inter se connectuntur, molliora sunt. Interque ea venulæ
au diploé, qui est ce qu’il y a de plus creux, de plus mou, et de plus celluleux. Tout le crâne, à part une très petite partie, à savoir la table supérieure et l’inférieure, est semblable à une éponge ; et il renferme, dans son intérieur, des espèces de caroncules abondantes et humides, qui, si on les écrase entre les doigts, donnent du sang. Il y a aussi dans l'os des vénules plus ténues, plus creuses, pleines de sang. Tel est l’état du crâne pour la dureté, la mollesse, et la cellulosité. |
2. Quant au plus ou moins d'épaisseur, la région la plus mince et la plus faible de toute la tête est le sinciput ; c’est
discurrunt , quas his alimentum administrare credibile est. Pour supprimer cette phrase, Scaliger invoque deux raisons : la première, c'est que Hippocrate n’a pu dire qu’il y avait des caroncules dans le diploé, attendu que, dans le fait,ces caroncules n’y existent pas; argument qui, supposant qu’Hippocrate ne s’est jamais trompé, n’a aucune valeur ; la seconde, c'est que σαρκία n’est qu’une glose, qu’une répétition de φλέζια, qu’on lit un peu plus bas. Or, c’est une assertion purement gratuite. Je ne vois donc aucun motif pour supprimer la phrase que Scaliger a condamnée,
6 ὅμοια vulg. - Martinus (Epist., v. Bibliosr., p. 172) pense qu’on peut lire ὁχοῖα au lieu de ὅμ.; il a raison ; car la permutation du x et du μ est fréquente dans les manuscrits, et suffit pour autoriser cette correction. ὁχοῖα est ici pour ὥς τινα. — 7 0, x. π᾿. BMN.— " διαγίγν. ΒΜΝ - δια- Ÿ. vulg.— 9 αὐτέων ΒΜΝ. - αὐτῶν vulg. — '° ἔνεστιν pro ἕνι δ᾽ BMN. - ὅτι ἐν τῶ ὀστέω φλεδία λεπτότερα καὶ πλέα αἵματος ἐστὶν in marg. E.— 1108 E.— 12 φλεδία vulg.- V. pour l'accent, t. 2, p. 394, η. ὅ.--- 1? σχληρότῆτος... μαλθαχότητος... χοιλότητος BCMN, -- σχληρότητι.. μαλθαχότγει... χοιλότητι vulg. — ‘4 γῦν pro οὖν vulg. - La confusion entre οὖν et νῦν est si fréquente dans les manuscrits, que j'ai cru pouvoir faire ici cette correction, même sans y être autorisé par aucune variante. — ' Post λεπτ. addit οὕτως vulg, - οὕτως om. ΟΜΝ, Aïld. — 16 Evur. MN. - συμπ. vulg. - ξυμπάσαι (sic) B. — "1 κατάδρεγμα Ε΄. - καταθρέγμα Frob. — 5 ἐπὶ MN. — :9 ἑωυτέω MN. -- ἑωυτῷ vulg. - ἑαυτῶ Ὁ. — 2° ταύτης BMN. — * ὁ om. Merc. — "3 ὑπέστι (sic) E.
33 δὴ ὅτι BMN. - διότι pro δὴ ὅτι vulg. - Scaliger : διότι οὕτω ταῦτα ἔχει ] Glossema. Dele. Cela ne me paraît pas fondé, d’autant moins que le membre de phrase n'est pas autre chose que χαὶ δὴ, τουτέων οὕτως ἐχόντων, qui 86 trouve un peu plus loin, p. 492,1. 2, qui est employé dans la même circonstance, et que Scaliger n’a pas condamné. C’est le rapprochement de ces deux membres de phrase qui m’a déterminé à adopter le
σίων καὶ τῶν βελέων ἴσων τε ἐόντων κατὰ μεγέθος, xal ἐλασσόνων, χαὶ ὁμοίως τε ' τρωθεὶς καὶ ἧσσον, τὸ ὀστέον ταύτῃ τῆς κεφαλῆς φλᾶταί " τε μᾶλλον χαὶ " ῥήγνυται, xal 4 ἔσω ἐσφλᾶται, χαὶ θανασιμώτερά " ἐστι χαὶ χαλεπώτερα ἰητρεύεσθαί τε καὶ ἐχφυγγάνειν τὸν θάνατον ταύτη % ἥπου 1 ἄλλοθι τῆς χεφαλῆς - " ἐξίσων τε ἐόντων τῶν τρωμάτων χαὶ ἡσσόγων, χαὶ ὁμοίως τε τρωθεὶς χαὶ ἧσσον, 9 ἀποθνήσχει "5 6 ἄνθρωπος, ᾽" ὅταν xal ἄλλως μέλλῃ ἀποθανεῖσθαι ἐκ τοῦ τρώματος, ἐν ἔλάσσονι χρόνῳ ὃ ταύτῃ ἔχων τὸ τρῶμα τῆς κεφαλῆς, "" ἤπου ἄλλοθι. Ὃ γὰρ ἐγχέφαλος τάχιστά τε χαὶ μάλιστα κατὰ "" τὸ βρέγμα αἰσθάνεται τῶν χαχῶν τῶν 14 γιγνομένων & τε τῇ σαρχὶ xat τῷ ὀστέῳ ὑπὸ "5 λεπτοτάτῳ "5 γὰρ ὀστέῳ ἐστὶ 11 ταύτῃ ὃ ἐγχέφαλος χαὶ '" ὀλιγίστη σαρχὶ ,) καὶ δ 19 πλεῖστος ἐγκέφαλος ὁπὸ τῷ βρέγματι χεῖται. Τῶν δὲ ἄλλων τὸ χατὰ τοὺς χροτάφους ἀσθενέστατόν ἐστιν" 2° ξυμδολή τε γὰρ τῆς κάτω γνάθου πρὸς τὸ χρανίον, καὶ "" χίνησις "" ἔνεστιν ἐν τῷ χροτάφῳ ἄνω χαὶ χάτω ὥσπερ ἄρθρου" καὶ ἣ ἀχοὴ πλησίον "" γίγνεται αὐτέου, καὶ φλὲψ διὰ τοῦ χροτάφου τέταται χοίλη τε καὶ ἰσχυρή. 4 Ἰσχυρότερον "" δ᾽ ἐστὶ τῆς χεφαλῆς "ὁ τὸ ὀστέον ἅπαν τὸ ὄπισθεν τῆς χορυφῆς χαὶ τῶν
δὴ donné par trois manuscrits et manquant dans le texte vulgaire. — 24 ταῦτα οὕτω C. — 25 τρώσηων C.
* Τρωθεισῶν BMN. - Sealiger : καὶ ὁμοίως τε τρωθεὶς καὲ ἧσσον Ὑετὃε hæc crebro in hoc libro repetuntur. Sed hic vacare puto, quamquam omnino delere non ausim. Nam recto casu absoluto utuntur Iones, ut infinitis prope locis Herodotus, et hic, ut videbis infra. La raison que donne Scaliger pour l'emploi du nominatif est bonne. Quant à la redondance qu’il signale en même temps, elle est peut-être réelle, La même idée, mutatis mutandis, est reproduite quatre autres fois dans ce traité: 4° un peu plus bas, 1. 5, ἐξίσων τε ἐόντων τρωμάτων, xai ὁμοίως τε τρωθεὶς καὶ ἧσσον; 30 p. 492,1. δ, ὑπὸ τῶν τε τρωσίων καὶ τῶν βελέων ἴσων ἐόντων καὶ ὁμοίων χαὶ μεζόνων, καὶ ὁμοίως τιτρωσχόμενος xal μᾶλλον ; 5° 6 49, ἀπὸ γὰρ ἴσων τι βελέων τὸ μέγεϑος xai ὁμοίων, καὶ πολλὸν ἐλασσόνων, χαὶ ὁμοίως τε τρωϑεὶς γχαὶ πολὺ ἧσσον; 4° 6 19, χαὶ ὑπὸ τῶν βελέων ἴσων τε ἐόντων καὶ ἀσθενεστέρων, καὶ τρωθέντων ὁμοίως τε χαὶ ἧσσον. De ces quatre modes d’erprimer la même idée, le dernier est le plus simple; le rapprochement de ces phrases éclaire la critique.
ὅτε om. ΒΜΝ. — " ῥίγνυται Ald. — ὁ εἴσω BMN. — 5 ἐστι positem post χαλ. BMN. — © ἡ που C. — 7 ἄνωθι C. — 9 ἐξίσων τε écvrev τῶν
en ce point que l'os a au-dessus de lui le moins de chair et la moins épaisse, et au-dessous de lui la masse la plus considérable de l’encéphale. Aussi, d’une telle disposition il résulte que, les plaies et les instruments vulnérants étant égaux en grandeur ou moindres , et les conditions de la blessure étant semblables ou plus favorables, l'os est, en cet endroit, plus contus , plus fracturé, plus enfoncé, la lésion y est plus dangereuse, plus difficile à traiter, et laisse moins de chances d'échapper à la mort, qu’en tout autre point de la tête; et avec une plaie égale ou moindre, et des conditions semblables ou plus favorables , le blessé, dans les cas où du reste il doit succomber, meurt d’une blessure siégeant en cette région, plus tôt que d’une blessure siégeant ailleurs. Car le sinciput est le lieu où le cerveau se ressent le plus vîte et le plus fortement des lésions qu'ont reçues la chair et le crâne, puisque c’est
τωμάτων sine χαὶ ἡσσόνων vulg. -Scaliger dit de ce membre de phrase : Interpretatio eorum quæ sequuntur; quare dele. Le texte vulgaire ne peut subsister ; car le mot ἐξίσων est en contradiction avec ἧσσον qui suit. Il faut donc ou suivre l’avis de Scaliges, ou ajouter xai ἡσσόνων après τρωμάτων, ce qui m’a paru plus naturel, vu les phrases que j'ai rapportées plus haut note 4. 1] faut remarquer que ἔξισος est regardé comme fort douteux par plusieurs critiques. Voyez le Dictionnaire de Schneider.
9 ἀποθνήσχειν Ald. — 1° ὁ MN. -- ὁ om. vulg. — 1 ὀχόταν BMN. — 13 ἦ που C. — ‘3 τὸ om. Chart.
14 uv. Εἰ - y. vulg. —: ὅ λεπτῶ τε pro À. BMN. -- λεπτώτητος C. — 16 γὰρ om. C.— 17 ταύτην C.— "5 ὀλιγίστη BMN.-êxiyn vulg.—"9 πλείστος, (sie) C.— 2° συμό. vulg. — 2! χλίνησις C.— 33 ἔνεστιν BMN.- ἐστιν vulg. -- 5:Ξ: γὴν Ν. -- γίν. vulg. — 24 ἰσχνότερον M. — 25 δὲ CMN.
36 τὸ ὀστέον ἅπαν τὸ ὄπισθεν BMN. - Pro quibus τοῦ ὀστέου παντὸς τὸ ὀστέον habet vulg.; τοῦ ὀστέου πᾶν τὸ ὀστέον habet C. -- Scaliger : τοῦ ὀστέου παντὸς τὸ ὀστέον] Dele τὸ ὀστέον. La correction de Scaliger s’applique au texte de l'édition de Froben, lequel est ici conforme à notre vulg. Mais j'avoue qu'il m’est impossible de la comprendre; je crois même qu’il y a une faute d’impression ; car, dans l’édition de Vertunianus, qui a suivi scrupuleusement toutes les indications de Scaliger, ce n’est pas τὸ ὀστέον qui est supprimé, c’est ὀστέον seulement. Dans tous les cas, je préfére la leçon donnée par trois manuscrits et exempte de toute difficulté à une correction conjecturale. Martinus, Far. lect. ap. Foes., avait proposé une leçon temblable en mettant xai τῶν οὐάτων ὄπισθεν, ἥ.
οὐάτων, À ' ἅπαν τὸ * πρόσθεν, χαὶ σάρκα * πλέονα καὶ βαθυτέρην 4 ἐφ᾽ 5 ἑωυτέῳ ἔχει τοῦτο τὸ ὀστέον, Καὶ δὴ, 5 τουτέων οὕτως ἐχόντων 1 ὑπὸ τῶν τε " τρωσίων χαὶ τῶν βελέων ἴσων 9 ἐόντων χαὶ 10 ὁμοίων, καὶ "' μεζόνων, 1" καὶ ὁμοίως '"'᾿ τιτρωσχόμενος χαὶ μᾶλλον, ταύτη τῆς χεφαλῇς τὸ ὀστέον ἧσσον ῥήγνυται χαὶ φλᾶται ‘4 ἔσω" 15 χὴν μέλλη "6 ὥνθρωπος ἀποθνήσχειν χαὶ ἄλλως ἐχ τοῦ τρώματος, 17 ἐν τῷ ὄπισθεν τῆς χεφαλῆῇς ἔχων τὸ τρῶμα, ἐν 15 πλέονι χρόνω ἀποθανεῖται" ἐν 19 πλέονι γὰρ χρόνῳ τὸ ὀστέον ἐμπυΐσχεταί τε χαὶ διαπυΐσχεται χάτω ἐπὶ τὸν ἐγκέφαλον διὰ τὴν παχύτητα τοῦ ὀστέου, χαὶ 2° ἐλάσσων 2! ταύτη τῆς χεφαλῆς ὃ ἐγχέφαλος ὕπεστι, xal πλέονες ἐχφυγγάνουσι τὸν θάνατον τῶν ὄπισθεν τιτρωσχομένων τῆς χεφαλῆς ὡς " ἐπιτοπολὺ, À τῶν ἔμπροσθεν. Καὶ ἐν χειμῶνι "" πλέονα "ὁ χρόνον ζῇ "" ὥνθρωπος ἢ ἐν θέρει, "5 ὅστις χαὶ ἄλλως ᾽Ἴ μέλλει ἀποθαγεῖσθαι ἐκ τοῦ 5 τρώματος, 9 ὁχουοῦν τῆς χεφαλῇς ὃς ἔχων τὸ τρῶμα, “ |
3. 21 Αἱ δὲ ἕδραι τῶν βελέων τῶν ὀξέων xa 5? χουφοτέρων, ᾿᾽ αὐ-
* Ἅπαν BMN, - πᾶν vulg. — 5 πρόσθων (sic) B. — " πλείονα BMN.— 4 ἐπὶ MN. —5 ἑωυτέω MN. - ἑωυτῷ vulg. — ὁ τουτέων BMN, - τούτων vulg. — 7 τε τῶν vulg. - Le déplacement que j'ai effectué entre ces deux mots, quoique ne s'appuyant sur aucun manuscrit, se justifie par le parallélisme de la phrase, p. 188, 1. dern. — ὃ τρώσηων C. — 9 ἁπάντων pro ἐ. vulg. - ἀπάντων n’a pas de sens; j'y ai substitué ἐόντων, guidé par le parallélisme de la même phrase. — :° ὁμοίως BMN. — :: pet. MN.pet. vulg. — "2 post καὶ addit μειόνων vulg. - Ce mot doit être nécessairement supprimé; car il fait contresens. [] s’agit de blessures et d’armis égales ou plus grandes, mais non plus petites. — 1? τιτρωσχομένων BMN. — 4 ἔσω BMN,. - ἔσω om. vulg. — : xav ΒΜΝ, - καὶ ἥν vulg.
16 τῴγθρωπος N. - ὥθρωπος (sic) B. - ἄνθρωπος vulg. -- Je fais remarquer cette singulière notation du manuscrit N, qui y est constante. Buttmann dit (Ausf. Griech. Sprachl., 1849, t. 4, p. 120) : « Les trois crases ioniennes suivantes sont ordinairement ainsi écrites dans Homère εἰ Hérodote, ὥριστος, ωὐτός, ὦλλοι, et cela est expliqué par la tendance des Ioniens à changer l'esprit rude en esprit doux, tendance qui se voit aussi dans quelques autres cas. » Et en note : « Cette orthographe ne se trouve jamais dans ὡνὴρ, ὦνδρες, ὥνθρωποι; et les trois mots cités plus haut se rencontrent quelqueois écrits avec l’esprit rude ; de plus, les anciens gran- - mairiens, quand ils viennent à parler de ces formes, ne mentionnent nulle part expressément cette mutation de l’esprit. ΠῚ y a donc encore des
là que l’os est le plus mince, et la masse encéphalique la plus considérable. La région qui est énsuite la plus faible est celle des tempes; là se trouve la jonction, avec le crâne, de la mâchoire inférieure, qui y jouit d'un mouvement en haut eten bas comme une articulation ; là aussi l’ouïe est dans le voisinage, et d'un bout à l’autre de la région temporale s'étend une veine creuse et forte. La solidité est plus grande dans toute la portion située en arrière du sinciput et des oreilles, que dans toute la portion antérieure ; plus de chair et une chair plus épaisse y recouvre l’os. Aussi d’une telle disposition il résulte que, les plaies et les instruments vulnérants étant égaux et semblables ou plus grands, et les con- : ditions de la blessure étant semblables ou plus défavorables, l'os, en cet endroit, est moins fracturé et moins contus ; et, si du reste le blessé doit succomber à sa blessure, celui qui l'a reçue à la partie postérieure de la tête, mourra dans un plus long intervalle de temps; car plus de temps est nécessaire pour que le pus remplisse l’os et pénètre en bas jusqu’au cerveau à cause de l'épaisseur ; une moindre masse de cerveau y est sous-jacente ; et généralement, dans les blessures de da région postérieure, un plus grand nombre échappent à la mort que dans les blessures de la partie antérieure. En hiver aussi, le blessé, si du reste il doit succomber à sa blessure, vit plus longtemps qu’en été, quelle que soit la région où il ait reçu le coup.