‹ Œuvres complètes d'HippocrateChapitre 29 sur 49 · Quant aux hédras des armes aiguës et légères, lors · texte numérisé non relu

Quant aux hédras des armes aiguës et légères, lors

doutes sur la chose elle-même. Dans ce qu'on a pris pour l'esprit doux, faudrait-il voir la coronis elle-méme qui aurait expulsé l'esprit ? » C'est l'orthographe qui est adoptée aujourd’hui,

-17 ὁ x τοῦ pro ἐν τῷ BMN.— 5 πλείονι BMN. — ᾽9 πλείονι BMN. — 2 ἐλάσσω BMN. — 2: ταύτης ΒΜ, Chart. — 3" ἐπὶ τὸ πολὺ CMN. — 15. πλείονα BMN.— 24 χρόνων B.— 25 “ὥνθρωπος MN. — üybpuros B. - ἄνὃρωπος vulg.— *$ ὅστις CE, Ald., Frob., Merc. - ἢ ὅστις ἂν pro ὅστις B MN. -- εἴ τις pro ὅστις vulg. — "1 μέλλοι BMN. — 28 πώματος C. — 29 ὁπουοῦν vulg. = ὅπου οὖν C, Ald, = ὄχου ἂν BMN. - ὁποσοῦν (sic) Chart. — 39 ἔχει MN.

TOM. If. 13

ταὶ ἐπὶ σφῶν ' αὐτέων γινόμεναι ἐν τῷ ὀστέῳ, " ἄνευ ῥωγμῆς τε χαὶ * φλάσιος, 47 ἔσω “ ἐσφλάσιος ( αὗται ὁ δὲ γίνονται ὁμοίως ἕν τε τῷ ἔμπροσθεν τῆς χεφαλῆς, χαὶ 7 ἐν τῷ ὄπισθεν ), " ἐχ 9 τουτέων "5 ὁ θάνατος οὐ γίνεται χατά γε δίχην, οὐδ᾽ 1" ἣν γένηται, Ῥαφὴ δὲ ἐν ἕλχει φανεῖσα, ὀστέου ψιλωθέντος, πανταχοῦ τῆς χεφαλῆς τοῦ ἕλχεος γενομένου, ἀσθενέστατον ‘? γίγνεται τῇ τρώσει χαὶ τῷ βέλει "᾽ ἀντέχειν, εἰ "4 τύχοι τὸ βέλος ἐς "" αὐτὴν τὴν ῥαφὴν στηριχθέν᾽ πάντων δὲ μάλιστα "ὁ ἐν τῷ βρέγματι γενόμενον κατὰ τὸ ἀσθενέστατον τῆς κεφαλῆς, χαὶ af ῥαφαὶ εἶ τύχοιεν "1 ἐοῦσαι "5 περὶ τὸ ἕλκος, καὶ τὸ βέλος αὐτέων τύχοι τῶν ῥαφῶν.

31 Scaliger, qui n’avait sous les yeux que le texte de Froben , texte qui porte τὰ νεῦρα ἀγμῆς pour ἄνευ ῥωγμῆς, dit ici : αἱ δὲ ἔδραι Monstrum lectionis usque ad vocem ἀγμῆς. Quod et ipsum irreptitium est. Conjunge vocem τὸ τρῶμα, quæ præcedit, cum &yuñç, plane habebis non solum sententiam Hippocratis, sed et verba ipsa. Scriptum enim reliquit divinus ille vir : ὑπουοῦν τῆς χεφαλῆς ἔχων τὸ τρῶμα ἀγμῆς τε καὶ φλάσιος χαὶ ἐσφλάσιος. Quo quid clarius est? At illa, quæ interjecta sunt, eo, unde malum pedem tulerunt, ablegemus. Illa autem, αὗται δὲ γίνονται : αὗται, hoc est, ἀγμὴ, φλάσις, ἔσφλασις. Pour remédier à la difficulté créée par la mauvaise leçon que le texte portait de son temps, Scaliger supprime tout ce qui l’embarrasse. Mais cela le jette dans un contresens chirurgical auquel il n’a pas fait attention : il en résulterait, puisque la phrase est immédiatement suivie de ἐκ τουτέων θάνατος où γίνεται, qu'Hippocrate aurait dit que la fracture, la contusion et l’enfoncement du crâne ne sont pas des lésions capables de causer la mort par elles-mêmes. Or, cela ne se peut. Il faut donc de toute nécessité conserver ἔδραι, lésion du crâne qu’on peut considérer comme exempte, en elle-même, de danger. Ce n’est pas que, mème avec la leçon de ἄνευ ῥωγμῆς au lieu de τὰ νεῦρα ἀγμῆς, toute difficulté soit levée. En effet, ἕδραι reste sans verbe. Les seules variantes qui offrent quelque chance de modification dans le texte, sont βλάπτουσιν et δέονται. Βλάπτουσι, placé après κουφοτέρων, ne peut être admis, puisqu’un peu plus loin Hippocrate dit que ces lésions sont par elles-mêmes sans danger ; il faudrait non pas βλάπτουσι, mais quelque chose comme οὐ πάνυ βλάπτουσιν. Aéovra est placé après ἐσφλάσιος ; pour en tirer un sens, il faudrait admettre que ce verbe gouverne βελέων, et la phrase signiferait : les ἕδραι ont besoin, pour étre produites, de traits aigus et légers; mais cette signification serait peu naturelle, et la con-

qu’elles sont seules dans l'os, sans fissure, contusion ni enfoncement (et elles se font aussi bien dans le devant que dans

le derrière de la tête), la mort n’en est pas le résultat naturel, même quand elle survient. Une suture se montrant dans une plaie où l’os est dénudé , quelle que soit la région où la plaie siège, la résistance à la blessure et à l'instrument vulnérant est au minimum si l’arme s’est fixée dans la suture même , surtout si, le coup ayant été porté au sinciput, endroit le plus faible de la tête , et les sutures se trouvant dans

le voisinage de la plaie, l'instrument vulnérant les a atteintes elles-mêmes.

4. Le crâne peut être lésé d’après les modes suivants, chaque mode de lésion produite par le coup comprenant plu-

struction très embarrassée, à cause du grand nombre de mots qui séparent βελέων et δέονται. Je pense, en définitive, que, dans l'absence de toute leçon satisfaisante, on peut s’en tenir à notre texte vulgaire. Mais il faut prendre αὗται δὲ.... ὄπισθεν comme une parenthèse, et admettre que ai δὲ ἕδραι est un nominatif absolu. En tout cas, ce qui autorise beaucoup cette manière de lire, c’est qu’elle donne un sens en conformité avec tout le contexte, qui est consacré à des règles de pronostic,

82 ante x. addit où E. -- xai οὐ χουφοτέρων πλησίον ἔσχε καὶ δέονται ὡς ἰλλεῖπην τοῦ χειμένου “ ζητεῖ (leg. forsan ζήτει) δὲ που συμθάλλεται L. xai χουφοτέρων βλάπτουσι αὗται ἐπὶ σφῶν αὐτῶν γινόμεναι ἐν τῷ ὀστέῳ τὰ νεῦρα, ἀγμῆς τε καὶ φλάσιος χαὶ ἔσω ἐσφλάσιος δέονται Q. ---- 33 αὗται ταῖς. - βλάπτουσιν pro αὐταὶ E.

ει Αὐτέων BMN. -- αὐτῶν vulg.- αὑτῶν (..---- " τὰ νεῦρα ἀγμῆς pro &. ὁ. CE, Ald., Frob., Merc. in textu, et in marg. ἄνω ῥωγμῆς. — ? φλάσηος C. — ὁ καὶ pro à CEMN, Ald.,Merc, — * ἐσφλάσηος C. — post ἐσφλ. addit δέονται E.— 6 δ᾽ ἐπιγίνονται BMN. — 7 ἐν om. MN. — 3 ἐξ ὧν pro ἐκ τ. BMN. — 9 τουτέων CE, Ald., Frob., Merc.- τούτων vulg.— 1° ὁ BCMN. -ὁ om. vulg. — 11 ἣν M. 12 γῆν. MN. - γίν. vulg.— ‘3 ἀντέχειν C.— 14 τύχοι BOCMN.- τύχῃ vulg.— ‘5 ἑωυτὴν pro &«. BMN.— :6 ante ἐν addit ἣν τὸ βέλος vulg. — J'ai suivi l’avis de Scaliger, qui dit : Illa, ἣν τὸ βέλος, delenda sunt. Ces mots sont en effet un embarras dans la phrase; et ils ont pu si facilement s’y glisser à cause de la répétition du mot βέλος en quelques lignes, qu’on est justifié, je crois, de se passer de l'autorité des manuserits pour cette suppression.— "1 ἐοῦσαι BMN. - οὖσαι vulg. — "δ ante π᾿ addunt à C ; ἦ MN ; ἦ B.— 19 χατὰ πόσους τρόπους τιτρώσχεται TO ὀστέον E in marg. — ?° τῇ BMN, Gal, in cit. comm. 1 in 1. De Offic. med.,

ἐν τῇ τρώσει. ᾿Οστέον ῥήγνυται τιτρωσχόμενον, χαὶ ' τῷ περιέχοντι ὀστέῳ τὴν ῥωγμὴν, ἀνάγχη φλάσιν " προσγίγνεσθαι, ἤνπερ ῥαγῇῆ᾽ τῶν γὰρ βελέων 3 ὅ τι À περ ῥήγνυσι τὸ ὀστέον, τὸ αὐτὸ τοῦτο χαὶ φλᾷ τὸ ὀστέον À μᾶλλον, ἢ ἧσσον, 5 αὐτό τε ἐν ᾧπερ xal ῥήγνυσι τὴν ῥωγμὴν, 5 καὶ τὰ περιέχοντα ὀστέα τὴν ῥωγμήν᾽ εἷς οὗτος τρόπος. Ἰδέαι δὲ 1 ῥωγμέων ὅ᾽ παντοῖαι 9 γίγνονται" .° χαὶ γὰρ λεπτότεραί τε χαὶ "" λεπταὶ πάνυ, "" ὥστε οὐ χαταφανέες 13 γίγνονται 4 ἔστιν αἵ τῶν "ἢ ῥωγμέων, οὔτε αὐτίκα μετὰ τὴν τρῶσιν, 10 οὔτ᾽ ἐν τῇσιν ἡμέρησιν, "1 ἐν ἦσιν ἂν καὶ πλέον ὄφελος γένοιτο ἐχ

t. δ, p. 668. -- τῇ om. vulg. - κατὰ τόσους pro τ, Gal, ib. — 3: πλείονες BMN, Gal. ib.

22 γίγν. N. - γίν. vulg. - J’ai été sur le point de supprimer τοῦ xarzματος, sur ce fondement que, xärnyux signifiant fracture, Hippocrate énumère ici des lésions qui ne sont pas des fractures, par exemple la contusion. Τοῦ χατήγματος me semblait nuisible au sens, attendu qu’il ne s’agit pas seulement de fractures. La raison était spécieuse ; cependant je me trompais. Κάτηγυα doit être conservé, car il signifie non-seulement fracture , mais encore une lésion quelconque des os, ainsi qu’on le voit par ce passage : τούτων τῶν τρόπων τῆς κατήξιος ἐς πρίσιν ἀρφήκει, À τε φλάσις κτλ. Ainsi χάτγξις ou χάταγμα comprend aussi la contusion.

* Ante τῷ addunt τῆς ῥωγμῆς ἐν BMN. — ? προσγίγν. BMN. - προσγεγέσθαι vulg. — ὃ ὅτιπερ C. — ὁ re pro rep BMN.

5 Scaliger : αὐτό τε ᾧπερ xai ῥήγνυσιν τὴν ῥωγμήν ] Hæc procul dubio delenda sunt, aut ὀδελιστέα. Le texte qui était sous les yeux de Scaliger n'avait pas χαὶ τὰ περιέχοντα ὀστέα τὴν ῥωγμήν. Dès lors on conçoit qu’il n’ait pu se rendre compte de αὐτό τε ἐν ᾧπερ καὶ ῥήγνυσι τὴν ῥωγμήν. Mais avec l’addition fournie par les trois manuscrits BMN, le membre de phrase condamné par Scaliger cesse d’être un appendice redondant et à peu près inintelligible ; et le texte, rectifié, signifie que l'instrument qui cause la fracture contend l’os non-seulement dans le lieu fracturé, mais encore dans les parties environnantes. D’un autre côté, de semblables exemples doivent rendre la critique extrêmement circonspecte; car des membres de phrase qui paraissent superflus, et que l’on est disposé à supprimer, ne peuvent-ils pas, dans certains cas, devoir, comme ici, cette apparence à des lacunes non soupçonnées ?

5 χαὶ τὰ περιέχοντα ὀστέα τὴν ῥωγμὴν MN. -- καὶ τὰ περιέχοντα sine ὃς τ᾿ be B. — x. τ΄ π᾿ ὁ. τ᾿ b, om. vulg. — 7 ῥωγμῶν MN. —5 παντοῖαι BCMN, Aïld., Mere. in marg.- τοῖαι vulg, - τοιαῦται E. — 9 «is. MN.

sieurs espèces : l'os lésé se rompt, et nécéssairement, s’il y a fracture, il y a contusion dans les portions avoisinantes : car tout instrument vulnérant qui produit la rupture du crâne, contond en même temps l'os plus ou moins, et dans le point fracturé, et dans les portions qui avoisinent la fracture. C’est là le premier mode. Les espèces en sont très diverses. T'antôt les fractures sont étroites et très étroites, au point que quelques-unes ne sont visibles ni immédiatement après la blessure, ni dans les jours où 1] serait Le plus utile pour le

- Υἱν. vulg.— 19 αἱ Merc in marg. - Scaliger : χαὶ γὰρ λεπτότεραι] Lege αἱ γάρ; sic illa quæ sequuntur, αἱ δὲ αὖ, et ἔνιαι δὲ χαὶ πάνυ εὐρέαι. Ce que Mercurialis a noté en marge n’est pas autre chose que la correction proposée par Scaliger, correction qui ne me parait pas nécessaire à cause de la leçon que des manuscrits fournissent en place de αἴτιον du texte vulgaire. Voy. note 44. — '! λεπτόταται pro λεπταὶ BMN. - Scaliger : χαὶ λεπταὶ] Lege Arai. -- Arai pro À. L, Merc. in marg.; ces deux leçons sont la correction de Scaliger. — :? ὥστε οὐ BMN. - ὀστέου vulg. -- ὦστα οὐ Merc. in marg.; c’est sans doute une faute d'impression pour ὥστε où, - Scaliger : τὸ ὀστέου audacter dele, — Il est certain que ὀστέου ne signifiait rien; mais la correction, quelque voisine qu’elle fàt, n’a pas été devinée par Scaliger ; elle l’a été par Martinus, Κ᾽ αν. lect. ap, Foes. — 15 γίγν. ΒΝ N. - γίν. vulg.

14 ἔστι δ᾽ αἵ τῶν BMN. - ἔστι δ᾽ αἴτιον vulg. - Scaliger : ἔστι δ᾽ αἴτιον ῥωγμέων ] Hæc omnia ἃ sciolis huc obtorto collo intrusa. Et quid habebant in animo maiales illi, qui hæc addiderunt? Vide enim quam inepte mentem Hippocratis interpretati sunt, cum ille ita scripserit : αἱ γὰρ λεπτότεραί τε χαὶ Arai πάνυ καταφανέες γίνονται οὔτε αὐτίκα μετὰ τὴν τρῶσιν, οὔτε ἐν τῇσιν ἡμέρῃσιν, ἐν ἦσιν ἂν καὶ πονῶν τὸ τέλος γένοιτο τοῦ θανάτου τῷ ἀνθρώπῳ. Minime oculis notari possunt, ne tum quidem cum moritur homo. Ici encore Scaliger a coupé, non dénoué la difficulté, Je crois cependant qu’en changeant légèrement la leçon des trois manuscrits BMN (ἔστι δ᾽ en ἔστιν), et en supprimant le point qui, dans le texte vulgaire, est placé après γίγνονται, on a une phrase correcte et régulière.

15 δωγμαίων C. — 6 οὔτε C. -- οὐδὲ BMN.

‘1 Le texte vulgaire porte : ἐν ἦσιν ἄν καὶ πόνων ἄν ὄφελος γένοιτο τοῦ θανάτου τῷ ἀνθρώπῳ. Les variantes sont : ὅσῃσιν pour ἧσιν dans ΒΗ͂Ν. ποίεον, et à la marge ἴσως πύελον dans BMN; et le second ἂν omis dans CEMN, dans Ald., Frob. et Merc.-Scaliger : πόνων ὄφελος [,0ρ6, πονῶν τὸ τέλος. Duo ionismi, πονῶν absolute, aut constructive, et τέλος θανάτω

pro θάνατος. Uterque ionismus familiaris veteribus poetis, Herodoto et huic Asclepiadæ nostro. δίς infra, εἴ τις τὸ ἕλχος ὡς τάχιστα χαθήρας Enραίνοιτο λοιπὸν τὸ ἕλχος, hoc est χαθήραντος, absolute. Sie infinitis locis Herodotus. Item : τὸ φάρμαχον χρὴ διδόναι πρὸς τὴν δύναμιν τοῦ ἀνθρώπου ὁρῶν, absolute, aut constructive pro ὁρῶντα, Alius dixisset, πονοῦντος τοῦ ἀιθρώκου, θάνατος αὐτῷ ἐπιγίνεται. Je ne suis nullement satisfait de cette correction de Scaliger. D’abord la phrase grecque qui en résulte ne me paraît pas très heureuse; et je suis de l’avis de Martious, qui dit, en parlant à Scaliger : Hanc depravatam orationem deteriore lectione corrumpis (Joannis Martini Parisiensis doctoris medici ad Josephi Scaligeri ac Francisei Vertuniani Pseudovineentiorum epistolam responsio, Parisis, 4578); ensuite je la crois peu d’accord avec les notions chirurgicales qui ont guidé Hippocrate dans la rédaction de ce traité, et qui se font remarquer dans d’autres livres de la Collection hippocratique. Ceci a besoin d'une plus ample explication. Hippocrate dit un peu plus loin (p. 250, 1. 1): « Si la lésion de l’os paraît exiger l’application du trépan , il ne faut pas laisser passer les trois jours qui suivent la blessure sans y recourir, » ἣν μὲν δοκέῃ ἐς πρίσιν ἀφίκειν ἡ τρῶσις τοῦ ὀστέου, καὶ τὰς τρεῖς ἡμέρας μὴ ὑπερδάλλοντα ἀπρίωτον, ἀλλ᾽ ἐν ταύτγσι πρίειν. Ce passage montre que, selon Hippocrate, il,y avait un intervalle de temps dans lequel il fallait trépaner, si l’on pensait devoir pratiquer cette opération, et que cet intervalle n’était pas long. Ailleurs, dans le même traité, p. 250, $ 20, il expose les symptômes alarmants qui surviennent quand, par une erreur, le chirargien a omis de trépaner ou de ruginer les os, symptômes qui sont : l'invasion de la fièvre, la décoloration de la plaie, l’écoulement d’une humeur ténue, l’altération de l’os, les convulsions. Ainsi Hippocrate pensait qu'ayant la mort du blessé qui portait une lésion méeonnue aux os du crâne, il se manifestait des signes locaux qui indiquaient le point malade à une époque où la gravité des accidents diminuait grandement les chances d’une heureuse terminaison. Cela ressort non moins clairement du passage célèbre du 5° livre des Épidémies , où l’auteur, médecin hippocratique, sinon Hippocrate lui-même, déclare que, trompé par une suture, il ne reconnut pas l'existence d’une fracture. Voici ce passage : « Autonomus , à Omilos, mourut d’une plaie de tête le 46° jour. Au cœur de l’été il fut blessé, dans le milieu du sommet de la tête, par une pierre lancée avec la main. Je ne reconnus pas le besoin qu'il avait d'être trépané. Ce qui m induisit en erreur, ce furent les sutures. sur lesquelles avait porté la lésion faite par le corps vulnérant. Car cela devient manifeste plus tard.» Αὐτόνομος ἐν ὀμίλῳ ἐκ κεφαλῆς τρώματος ἔθανεν τς ἡμέρῃ" θέῤεος μέσου λίθῳ ἐχ χειρὸς βληθεὶς χατὰ τὰς ῥαφὰς ἐν μέσῳ τῷ βρέγυατι, Τοῦτο παρέλαθέ με δεόμενον πρισθῆναι" ἔκλεψαν δέ μου τὴν γνώμην αἱ ῥαφαὶ, ἔχουσαι ἐν σφίσιν ἑωυτῇσι τοῦ βέλεος τὸ σῖνος " ὅστερόν γὰρ καταφανὲς γίνεται (p. 538, ed. Frob.). De ce passage il résulte que l’auteur méconnut une fracture du crâne en temps utile, que cette

fracture devint manifeste plus tard, comme cela arrive ordinairement, mais qu’à ce moment le secours de la chirurgie est beaucoup plus préaire qu’à une époque moins avancée. Enfin je prendrai dans les Prénotions de Cos une dernière preuve à l'appui de ce que j’avance : « Parmi les fractures des os du crâne, les plus difficiles à reconnaître sont celles qui portent sur les sutures... Mais avec le temps les os fractures se font reconnaître, les uns au bout de sept jours, les autres au bout de quatorze , d’autres à un autre terme; car les chairs se détachent de l'os, l'os devient livide, des douleurs se font sentir, des humeurs ténues s'écoulent ; et dès lors il est difficile de remédier à cet état, » Τῶν ῥηγνυμένων κεφαλῆς ὀστέων χαλεπώτατον γνῶναι τὰ χατὰ τὰς ῥαφὰς ῥηγνύμενα... προϊόντος δὲ τοῦ χρόνου, τὰ ἐῤῥωγότα τὰ μὲν €, τὰ δὲ ιδ, τὰ δὲ καὶ ἄλλως διασυμαίνει" τῆς τε γὰρ σαρκὸς ἀπόστασις ἀπὸ τοῦ ὀστέου γίνεται, καὶ τὸ ὀστέον πελιὸν, χαὶ πόνοι, ἰχώρων ὑποῤῥεόντων" γίνεται δὲ ταῦτα ἤδη δυσδοήθητα (p. 459). La doctrine des Hippocratiques sur ce point de chirurgie est donc que les fractures du crâne, méconnues dans les premiers jours qui ont suivi l’accident, se font reconnaître avant la mort, mais trop tard pour que les secours de l'art aient une grande efficacité. Cela établi, revenons au passage qui a suscité cette discussion. Il n’en est peut-être pas de plus altéré dans la Collection hippocratique. On ne sait où porte l'erreur des copistes ; πόνων ὄφελος n’est pas clair; ὄφελος τοῦ θανάτου ne Pest pas plus. On reste done dans une incertitude complète sur la partie de la phrase qui a souffert, et par conséquent sur la nature de la restauration qu’il faudrait essayer. Dans cet état des choses, j'ai cru qu’il fallait’ chercher la restitution de cette phrase plutôt dans la doctrine chirurgicale d’Hippocrate que dans les diverses combinaisons des lettres et syllabes qui composent le texte tel que nous le possédons. Je pense done qu'Hippoerate a voulu dire, non que certaines fractures sont méconnues et immédiatement après la blessure et dans les jours qui s’écoulent jusqu'a ἴα mort, comme le suppose Scaliger, mais que certaines fractures sont méconnues et immédiatement après la blessure et dans les jours où il serait le plus utile pour le blessé qu’elles fussent aperçues du chirurgien. Cela est certainement conforme (on vient de le voir) aux idées qu'Hippocrate et les Hippocratiques avaient sur les suites des fractures du crâne méconnues ; et c’est la seule certitude qu’on puisse acquérir dans un passage aussi corrompu, En eonséquence, me tenant aussi près que pos= sible des mots que porte le texte de nos manuscrits, je lis : ἐν ἧσιν ἂν καὶ πλέον ὄφελος γένοιτο ἐκ τούτου τῷ ἀνθρώπῳ, Martinus a proposé une correction analogue pour le sens en substituant dans vulg. πάνυ à T.OVOY ; da reste lisant αἴτιον au lieu de αἱ τῶν, il déplagait τοῦ θανάτου, qu’il mettait après αἴτιον, de la manière suivante : ἐστὶ δ᾽ ἀΐτιον τοῦ θανάτου τῷ ἀνθρώπῳ, ῥωγμέων οὔτε αὐτίκα μετὰ τὴν τρῶσιν [καταφανέων, mot ajouté par Martinus}, οὔτε ἐν τῇσι ἡμέρῃσι ἐν ἦσιν ἄν καὶ πάνυ ὄφελος γένοιτο.

, “ , Ki , τούτου τῷ ἀνθρώπῳ ' af δ᾽ " αὖ παχύτεραί τε χαὶ εὐρύτεραι 5 ῥή-

γνυνται τῶν ῥωγμέων " ἔνιαι δὲ χαὶ πάνυ 4 εὐρέαι. " ἜἜστι δὲ αὐτέων χαὶ ὁ αἷ μὲν ἐπὶ μαχρότερον ῥήγνυνται, 1 af 5 δὲ ἐπὶ βραχύτερον. Καὶ 9 αἵ μὲν "5 ἰθύτεραί "' τε καὶ ἰθεῖαι πάνυ, "5 αἵ δὲ χαμπυλώτεραί τε χαὶ χαμπύλαι" "" χαὶ βαθύτεραί τε ἐς τὸ χάτω χαὶ διὰ παντὸς τοῦ ὀστέου [καὶ ἧσσον βαθεῖαι ἐς τὸ χάτω, καὶ οὐ διὰ παντὸς τοῦ ὀστέου.

ὅ. "4 Φλασθείη δ᾽ ἂν ‘5 τὸ ὀστέον '56 μένον ἐν τῇ "1 ἑωυτοῦ φύσει, χαὶ ῥωγμὴ τῇ "5 φλάσει οὐχ ἂν προσγένοιτο '9 ἐν τῷ ὀστέῳ οὐδεμία" δεύτερος οὗτος 2° τρόπος. Ἰδέαι δὲ τῆς "5" φλάσιος πλείους 22 γίγνονται" χαὶ γὰρ μᾶλλόν τε καὶ ἧσσον φλᾶται, xat ἐς βαθύτερόν "" τε χαὶ διὰ παντὸς τοῦ ὀστέου, χαὶ ἧσσον ἐς βαθὺ, καὶ *4 οὗ διὰ παντὸς τοῦ ὀστέου, xal 25 ἐπὶ πλέον τε χαὶ ἔλασσον μήχεός τε χαὶ πλατύτητος. 26 AN où τουτέων τῶν 27 ἰδεῶν "5 οὐδεμίαν ἐστὶν 29 ἰδόντα τοῖσιν ὀφθαλμοῖσι γνῶναι, 3° ὁχοίη τίς ἔστι ᾽" τὴν 5 ἰδέην, καὶ 53 6xdon

. Αἱ M. - at vulg. — αὐτέων pro αὖ ΒΝΝ, — ᾽ ῥήγνυνται BMN. ἡίνονται vulg. — 4 εὑρεῖαι BMN. — 5 ἔστι δὲ αὐτέων ΒΝΝ. - ἔ, Ô, a. om. vulg.— 5 αἱ MN. -- αἱ vulg. — 7 αἱ MN. - αἱ vulg.— ὃ δ᾽ CMN.— 9 at N.— ‘© εὐθύτεραι BMN. °

11 αἱ δὲ ἰθεῖαί τε καὶ πάνυ vulg. — αἵ δ᾽ εὐθεῖαι πάνυ ΜΝ, — εὐθεῖαι πάνυ B. - Scaliger : αἱ δὲ ἰθεῖας ] Non audeo præstare verba Hippocratis; sed ejus mentem hanc fuisse quovis pignore provoeabo : xat αἱ μὲν ἰθύτεραι, αἱ δὲ καμπυλώτεραι " xai αἱ μὲν ἐπιπολαιότεραι, αἱ δὲ βαθύτεραι εἰς τὸ κάτω, καὶ διὰ παντὸς τοῦ ὀστέου. Quin aliter non scripsit; cum etiam τὸ ἐπιπολαιότεραι videatur latere in illo, καμπύλαι βαθύτεραι. Sed nihil non audet temeritas. La correction de Scaliger ne me paraït pas juste pour ἰθύτεραι et idetu; il est évident que, dans ce contexte, Hippocrate, pour exprimer le plus ou le moins, se sert du comparatif et du positif rapprochés l'un de l’autre : λεπτότεραί τε καὶ λεπταὶ un peu plus haut; χαμπυλώτεραί τε καὶ χαμπύλαι ici même. Il faut donc laisser subsister simultanément ἰθύτεραι et ἰθεῖαι ; et le rapprochement que je viens de faire fournit même le moyen de restituer ce passage avec beaucoup de süreté; il me semble évident qu'il faut supprimer, avec B, αἱ δὲ du texte vulgaire, et transposer τὸ xai, qui n’est que déplacé; de sorte qu'on lira ἰθύτεραί τε xai ἰθεῖαι,, comme λεπτότεραί τε καὶ λεπταὶ, el χαμπυλώτεραί τε χαὶ χαμπύλαι.

"3. at MN. -- Martinus, ib., propose d'ajouter πάνυ avant χαμπύλαι, ἃ cause du parallélisme de toutes ces phrases.

blessé qu’elles le fussent ; tantôt elles ont plus d’écartement et de largeur ; quelques-unes en ont beaucoup. Les unes s'étendent davantage en longueur , les autres sont plus courtes. Les unes sont droites et très droites, les autres sont tortueuses et très tortueuses. Les unes sont profondes et comrrennent toute l'épaisseur de l'os ; les autres sont moins profondes et ne le traversent pas tout entier.

5. L’os peut être contus, tout en conservant la continuité, et sans qu'aucune fissure se joigne à la contusion ; c’est là le second mode. Les espèces en sont multiples. En effet, la contusion est plus ou moins forte ; elle est profonde et traverse l'os dans toute son épaisseur ; elle est moins profonde et ne le traverse pas tout entier ; elle s’étend plus où moins en longueur et en largeur. Mais pour aucune de ces espèces il n’est possible de reconnaître par la vue, ni quelle en peut être la forme, ni quelle en peut être la grandeur; car, dans les cas

13 χαὶ βαθύτεραι. Αἱ δὲ, εἰς (ἐς C) τὸ κάτω, καὶ διὰ παντὸς τοῦ ὀστέου vulg. — καὶ βαθύτεραι, αἱ δὲ ἐκ τοῦ κάτω καὶ διὰ παντὸς τοῦ ὀστέου B. καὶ βαθύτεραί τε ἐκ τοῦ χάτω, καὶ διὰ παντὸς τοῦ ὀστέου MN. -- Scaliger a signalé ici, comme on vient de le voir un peu plus haut (note 44), l'absence d’un membre de phrase, qu’il suppose avoir été καὶ αἱ μὲν immo λαιότεραι, Très certainement Scaliger a raison, et dans le texte tel que nous l’avons, la phrase nianque de l’un de ses termes. Mais, au lieu de prendre ἐπιπολαιότεραι proposé par Scaliger, je crois qu’il vaut mieux (ce qui revient au même pour le sens) emprunter à Hippocrate lui-même une phrase toute faite où la même idée est exprimée. Cette phrase, qui se trouve un peu plus bas, 1. 44, est ainsi conçue : χαὶ ἐς βαθύτερόν τε al διὰ παντὸς τοῦ ὀστέου, χαὶ ἧσσον ἐς βαθὺ καὶ οὐ διὰ παντὸς τοῦ ὀστέου. . C’est sur ce modèle que j'ai refait la phrase manifestement altérée dont il s’agit ici, et ajouté le membre καὶ ἧσσον.... ὀστέου, Martinus, ib., dit ici : Quia solet in describendis his differentiis uti comparativo, deinde positivo, leg. αἱ μὲν βαθύτεραί τε καὶ πάνυ βαθεῖαι.

14 βλασθείη Gal, in cit. Comm. De officina medici, 4, text. 6, t, 5, p. 668.— 15 τὸ om. BMN.—:6 μένον BMN. -- μόνον Gal. ib.-prévoy om. vulg. -- μένον est absolument indispensable, — 7 αὐτοῦ Gal. ib. — "5 OX, Gal. ib.— 19 ἐν BMN.- ἐν om. vulg.- ἐν ne peut pas être omis.— *° τρόroç BCMN, Merc. in marg. - tp. om. vulg. — 2" φλάσῃος C. — 21 γίην. MN. — γίν. vulg. — *? re... πλέον om. Ald. — *4 οὐ BMN. - οὐ om.

“τις τὸ μέγεθος" οὐδὲ γὰρ εἶ " πέηλασται," ἢ pr, πέγλασται, ὁ éovτῶν πεηϑασμένων χαὶ τοῦ χαχηῦ γεγεντιμένου, " γίγνεται τοῖσιν ὀγθκλμοῖσι καταφανὲς ἰδεῖν αὐτίχα μετὰ τὴν τρώσιν, ὥσπερ οὐδὲ τῶν ξογμέον ἔνιαι 5 ἐχὰς ἐοῦσαι.

vulg. - Le sens seul aurait conduit à restituer la négation que donnent trois manuscrits, — 35 ἐπιπλέον C. — 26 ἀλλ᾽ BMN. — ἀλλὰ sine οὐ vulg. — *7 ἰδέων MN.— 2% ὠδεμίαν BMN. -- οὐδεμία vulg.— 29 ἰδόντα BMN. - ἰδόντι ταῖς. — 3° x, BMN. -- ὅξ. vulg.

51 ἡ δὲ pro τὴν ἰδένη BMN. -- On peut févoquer en doute la bonté de la leçon τὴν ἰδέην, puisque c'est οὐδεμία τῶν ἰδεῶν qui, grammaticalement , est Le sujet de ἐστι. Mais La variante fournie par trois manuscrits me paraît avoir peu de valeur. À δὲ pour ἦδε se dit sans doute, mais n’est pas applicable ici. On lit bien dans le Glossaire hippocratique de Galien #32, qu'il explique par ἔτι δέ. D’abord nos trois manuserits portent ἡ δὲ et non ἠδέ; en second lieu, la signification de ἔτι δὲ attribuée par Galien à ce mot, qui, du reste, ne se retrouve plus dans la Collection hippocratique, ne convient pas à cet endroit. Je crois donc qu'il faut garder τὴν ἰδέην, et l’on admettra que , par une légère faute de rédaction , le sujet de ἐστι, qui, grammaticalement , est idén, est φλάσις par le sens.

33 ἴδην Ο, — 3 ὀχ, BMN. - ὅπ. vulg.

" Tis BMN. - τις om. vulg. — ? πέφλαται C. — 3 ἢ μὴ πέφλασται BMN,.-à μὴ x. om. vulg.-Ce membre de phrase est nécessaire au sens.

4 Post ἐ, addont τε BMN.-Scaliger : ἐόντων πεφλασμένων καὶ τοῦ χαχοῦ yeyempévou] Quisquis huic aureolo libello tot emblemata inseruit, næ ille ineptus homo fuit, qui aut doctorum judicio diffiderit, aut suis tenebris buic politissimo commentario aliquid lucis accedere posse putarit, Ut ecce bic quam aperte scripserat medicinæ Pater : οὐδὲ γὰρ εἰ πέφλασται, γίνεται τοῖσιν ὀφθαλμοῖσιν ἰδεῖν. At ille soli lumen fœnerare voluit, et liberalitatem suam borum verborum elegantia cumulavit : ἐόντων πεφλασμένων καὶ τοῦ κακοῦ γεγενημένου. Tu vero, studiose lector, dubitabis, si os πέφλασται, esse miphasuivor? item si πέφλασται, illi κακὸν γεγενημένον ? Sed 1110 bonus magistellus nolebat nos nescire, meridie lucere. Sed nos audacter sane ejus liberalitatem missam faciamus, et cum Ennio Benefacta malelocata malefacta arbitremur. Scaliger est certainement beaucoup trop sévère. Hippocrate a dit que l’œil ne peut reconnaître aussilôt après le coup s’il y a contusion de l’os ou non, bien que la contusion existe réellement. Cela ne mérite aucune censure, et doit être conservé.

5 vivre MN. - vo. vulg.

où los est contus et la lésion produite, la vue est incapable de discerner, aussitôt après le coup reçu, s’il y a ou s’il n’y ἃ pas contusion, pas plus qu’elle ne discerne certaines fractures situées loin de la plaie.

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