TOM. INT
2. Th ' δ᾽ ἐς χειρουργίγν κατ᾽ ? inzpeïov: 6 ἀσθενέων : ὁ δρῶν οἵ
Galien, l'absence de l'indication de l’odorat dans le premier membre de phrase; mais il se pourrait que cette omission füt le résultat d’une erreur du premier copiste, du genre de ces omissions et de ces erreurs que l’on rencontre en grand nombre dans plusieurs livres d'Hippocrate et d’autres auteurs. Enfin une quatrième explication avait été fournie par une analyse que Sémius, philosophe stoïcien, avait faite de la sensation; suivant lui, ἰδεῖν, θιγεῖν, ἀχοῦσαι sont des actes qui s’exercent sans qu'il} ait compréhension de la part du sujet sentant, μὴ χαταληπτιχῶς ; au contraire, αἰσθάνεσθαι implique compréhension, Si je saisis bien ce passage de Galien, qui n'est pas sans altération, Sémius admettait, entre ces deux maniéres de percevoir, la même différence que nous admettons-entre voir et regarder, entendre et écouter, le tact et le toucher. Phécianus, disciple de Quintus, et l’un des maîtres de Galien, avait adopté cette explication de Sémius , attendu qu’il suivait les dogmes de la philosophie stoicienne. Suivant lui, le premier membre de la phrase enseignait seulement le genre des objets d’où nous proviennent les indications diagnostiques ; le second membre exprimait les observations précises et sûres que nous en tirons, En terminant, Galien dit qu’il a rempli fidèlement sa promesse d'exposer tout ce qui a été allégué par quelques commentateurs pour sauver Hippocrate de l'apparence d’avoir répété deux fois la même chose. Quant à sa propre opinion, il ne l’exprime pas; il engage le lecteur à examiner les explications mises sous ses yeux, et à choisir celle qu'il jugera préférable.
‘4 ἃ καὶ (εἰ pro καὶ C) (καὶ om. BDFGHIJKMNP, Bosq.) (à καὶ om. Gal. in cit. ib.) γιγνωσχόμενα (γιν. DFGHIJKMN) (γινώσκομεν Bosq.) πᾶσιν (ἄπασιν B,N mut. in πᾶσιν, Bosq.) ἐστὶ ( ἔσται C) γνῶναι vulg. - Tel est, avec ses variantes, le texte de cette phrase fort difficile. Elle est citée quatre fois dans le Commentaire de Galien, et chaque fois d’une manière différente, En traduisant ce Commentaire, sans lequel on se peut discuter la phrase en question, je rapporterai ces quatre citations, qui serviront ainsi de variantes. « On est en droit de chercher, dit Galien, quelles peuvent être, outre la sensation et l’intelligence, les autres Jaculiés que la nature nous a départies pour connaître les objets extérieurs, Hippocrate, comme ne les ayant pas énumérées toutes, ajoute: γιγνωσκόμενα πᾶσίν ἐστι γνῶναι.... 1] est probable, ou, pour mieux dire, il est nécessairement certain que, du temps d’'Hippocrate, on débattait la question des critériums physiques, les uns soutenant qu’il n’en existaif pas, comme firent plus tard les Pyrrhoniens, les autres, que ce critérium était la sensation seule, d’autres rejetant la sensation et maintenant la vérité de cette sentence : c’est l’esprit qui voit, c’est l’esprit qui entend, tout le reste est aveugle et sourd; d'autres prenant un moyen terme, Εἴ