‹ Œuvres complètes d'HippocrateChapitre 38 sur 49 · Les ongles ne doivent ni déborder les doigts, ni en · texte numérisé non relu

Les ongles ne doivent ni déborder les doigts, ni en

et en donnant sa propre opinion, dit que les explications qu’il vient de rapporter ne pèchent qu'en un point, c’est qu’elles ne sont pas complètes et n’embrassent pas l’ensemble de l’idée d'Hippocrate, Cette idée est déterminée par les mots suivants : παρέξει, qui exprime l’acte par lequel le patient soumet la partie malade à l’examen du médecin ; χειρισμῷ, l’opération elle-même; τῇ ἔπειτα ἕξει, l'attitude qu’il importe que le patient garde quand l'opération est terminée et que le traitement se poursuit. En conséquence , il admet que ὑποῤῥυσις et ὑπόστασις se rapportent aux liquides, suivant quil faut que l’écoulement ou la rétention en soit favorisée (si toutefois j'entends bien le texte de Galien qui est très altéré, et doit les altérations se compliquent, ici comme en bien d’autres cireonstances, avec Îles obscurités ou les corruptions du texte même d’Hippocrate). D'autre part, il admet que ἔχτρεψιν et xaravriæv se rapportent aux parties solides. Il résulte aussi de toutes ces observations quil a entendu φυλάσσων, non dans le sens de conserver, mais dans le sens de se garder de. Toutefois, s’il est permis de s’écarter des sentiments de Galién, il me semble que, parmi les commentateurs, ceux qui entendaient qu'il s'agissait des parties solides donnaient des quatre mots en question une explication plus satisfaisante. Aussi est-ce de leur côté que je me suis rangé dans la traduction.

1 ἔχτρεψιν FGIJKL, Bosq. — ἔκτριψιν vulg. — ἔκστρεψιν BHMN. - On voit que 168 trois variantes indiquées par Galien se retrouvent ici. — ? xaravéav (sic) C, Merc. in marg. - χαταντίην Bosq. — 5 Ante ὡς addit ὯΡ. - 4. ὁ Ῥ, - ὁ δὶ pro ὃ δεῖ C. — 5 δὴ pro δεῖ DFGHUKMN. — δ σώζηται Bosq. — σώζεται vulg. - σώεται, mut. alia manu in σώζεται D. - 6. om. P.— 7 xai om. P, Bosq. — ὃ ἐμπαρέξει C. - mapébet Bosq. — 9 xai pro ἐν C, Merc. in marg. -- ἕξεῖ Bosq. — '° περὶ ὀνύχων BDFGHI JMN. -- ὄνυχας μήτε ὑπερέχειν, μήτε ἐλλείπειν - (τὰς addit P) δαχτύλων χορυφὰς (κορυφῆς L, Lind. cum puncto post χορ.) ἐς (εἰς P) (ἐς om. C) χρῆσιν σχέειν (ἀσχεῖν DFGHLJK)" δαχτύλοισι μὲν (δακτύλοισιν ἐν C) ἄκροις vulg. -- Le lecteur a le texte de vulg. avec les variantes que présentent nos ma-

nuscrits. 1] est d’autres variantes fournies par le commentaire de Galien. On les trouvera dans le passage de ce commentaire que je traduis, et qui justifie en même tempsles changements que j’ai apportés au texte. Toutefois je ferai observer encore ici que le texte du commentaire de Galien est fort altéré, et n’aurait pas moins besoin d’un examen critique que celui d’Hippocrate. « La leçon est double, dit Galien ; je les expliquerai l’une et l’autre. La première leçon est : ὄνυχας μήτε ὑπερέχειν, μύτε ἐλλείπειν δακτύλων xopupas. C’est de cette façon surtout qu’il sera aisé de saisir les petits corps que nous prenons avec le bout des doigts. Puis (εἶτ᾽ ἀμφ᾽ ἑτέρας dxpas, 1. εἶτ᾽ ἀφ᾽ ἑτέρας ἀρχῆς) commence un autre membre de phrase : ἐς χρῆσιν ἀσχέειν, δαχτύλοισι μὲν ἄκροις, τὰ πλεῖστα λιχανῷ πρὸς μέγαν. Le premier membre de phrase indique quelle est la grandeur des ongles, le second quel est l’usage des doigts. Voici l’autre leçon : ὄνυχας μήτε ὑπερέχειν, pire ἐλλείπειν. Puis cofnmence un autre membre : δαχτύλων χορυφέσι (sic) χρῆσις. Le mot χορυφέσιν (sic) est au datif. De la sorte, toute la phrase signifie : Les ongles ne doivent ni dépasser les doigts ni être plus courts, mais ils doivent en égaler exactement la longueur; car c’est le bout des doigts qui sert, Cela (δόξει δὲ τοῦτο ψεῦδος, 1. οὐ ψεῦδος) ne paraîtra pas faux, si l’on se rend un compte exact de l'expression. Quand on fait quelque chose avec la main entière, les doigts agissent alors comme des parties de la main. Mais quand nous faisons une ponction, une suture, nous employons les doigts, comme doigts et non comme parties de la main. Ainsi, toutes les fois que nous employons les doigts, c’est du bout que nous faisons usage. Pour cette raison, j’ai dit que la phrase : δαχτύλων κορυφέσι (sic) χρῆσις, est juste. Puis (εἶτ᾽ ἀφ᾽ ἑτέρας ἀρχῆς ἄρχειν, 1. Gps’ ἀσκέειν) commence un autre membre : ἀσχέειν, δακτύλοισι μὲν ἄκροις, τὰ πλεῖστα λιχανῷ τε χαὶ πρὸς μέγαν. Par ces seuls mots, l’auteur indique que la plupart des actions des doigts (μυῶν, 1. δαχτύλων) s’opèrent par l'opposition du pouce, qu’on appelle ἀντίχειρ,, avec l'index, bien entendu que les objets saisis le sont par le bout de ces deux doigts. » De ces deux leçons, le texte de vulg. a conservé la première, sauf la ponctuation, qui est vicieuse, La seconde est préférée par Galien; parce que, avec plus de précision que l’autre, elle exprime que, lorsque le chirurgien se sert des doigts en tant'que doigts, c’est le bout dont il se sert. En définitive, les deux leçons sont également autorisées, puisque les exemplaires anciens se partageaient entre l’une et l’autre. La pré-

laisser à nu les extrémités ; car c'est du bout des doigts que le médecin se sert. Dans la plupart des actes qu’il accomplit, il emploie : les doigts, dans l’opposition du pouce avec l’index ; la main entière, dans la pronation ; les deux mains, dans l’opposition l’une avec l’autre. C’est une heureuse disposition des doigts, que l'intervalle qui les sépare, soit grand, et que le pouce soit opposé à l'index ; mais c’est une maladie , et l’usage des doigts en est gêné, quand, de naissance ou pendant l’accroissement, le pouce est tenu rappro-

férence de Galien pour la seconde m'’a décidé à la mettre dans le texte.

* ἄχροισι Bosq. — " ταπλεῖστα D. — 3 λιχάνω P, Frob., Gal., Merc. : — ὁ μέγα HP. — 5 χαταπρήνεϊ Bosq. - xarampivn P. — καταπρὴν ἔϊν (sic) C. — ὁ δ’ FGHIJKMN. — 7 ἐναντίαις CP. — 8 δαχτύλων εὐφυΐα BCDFG HIJKMNQ', Merc. in marg. — δ. δ᾽ εὐφυΐα Gal. in cit. De usu partium, 41,1.4,p. 370, 1. 16, ed. freb.-d, δ᾽ εὐφυΐη Bosq. — δάχτυλον ἐκφυῆναι vulg. — 9 μετὰ pro μ. CP, Merc. in marg. - μέγαν Gal.

‘0 τὸν Ald., Gal., Lind. - τῶν P. - La leçon δάχτυλον éxouñvæ pourrait s'entendre avec τόν, C’est ainsi que Gardeil a traduit : C’est une heureuse disposition quand le doigt du milieu se trouve bien long, et l'index aussi. Grimm a réuni les deux leçons éxpuñvar et εὐφυΐα, tradusant : Es ist bequem, dass der eine Finger hervor steht, der Raum zwischen den Fingern gross und der Zeigefinger dem Daumen gegenüber ist. Mais, outre l'autorité des manuscrits, Galien tranche la question entre les deux leçons, car il dit De usu partium, 4: « Hippocrate indique l'utilité de la division de la main en doigts, et de l’opposition du pouce avec les quatre autres. »

τι ἀπ, CDFHIJKMN, Ald., Frob., Merc., Βοβᾳ.-- ἀπ᾽ ἐν. (sic) 6.-- ὑπ᾽ vulg.— "2 τοῖσιν Ρ. -- τοῖσιν ἐκ γενεῆς ἢ ἐν τροφῇ Bosq.- τοῖσι δ᾽ (δὲ B) ἐχ γενετῆς (γενεῆς Π6 1) ἢ ἐν τροφῇ (ἐκ τροφῇ, sic, J) BDFGIJKLMNQ".— 3 ἐχ γενεῆς, mut. alia mana in ἐχ γενετῆς H. - ἐν γενετῇσι vulg. — ἐν γένεσιν C.

14 ἣ ἐν τροφῇ Η, -- ἐν τροφαῖς vulg. -- τροφαῖς P. - [ἢ] ἐν τροφαῖς Lind. - Cette phrase très obscure avait deux leçons, dit Galien, mais il ne nous apprend pas quelles étaient ces deux leçons, seulement il nous apprend que le sens en était le même. Deux explications -en avaient êté données par les commentateurs, Les uns pensaient qu’il s'agissait de l'habitude de tenir le pouce avec les autres doigts, habitude qui rendait le pouce sans action, en diminuait le volume, en empêchait la croissance, resserrait l'intervalle compris entre ce doigt et l'index, et fiuissait par causer une maladie de la main, νοῦσος, comme si l’auteur avait dit une

δακτύλων χατέχεσθαι, δῆλον. Τὰ ' ἔργα * πάντα ᾿ ἀσχέειν 4 ἕχατέρη δρῶντα, χαὶ ἀμφοτέρῃσιν ἅμα (5 ὅμοιαι γάρ εἶσιν 5 ἀμφότεpar), στοχαζόμενον 1 ἀγαθῶς, © καλῶς, ταχέως, ἀπόνως, 9 eùρύθμως, εὐπόρως.

ὅ. 1° “Opyava μὲν, καὶ " ὅτε, χαὶ "" οἵως, εἰρήσεται" "" ὄχου δεῖ" μὴ 14 ἐμποδὼν "ἢ τῷ ἔργῳ, "6 μηδὲ 11 ἐμποδὼν τῇ ἀναιρέσει, ‘© παρὰ τὸ ἐργαζόμενον ‘9 δὲ τοῦ 2° σώματος" " ἄλλος "" δὲ ἣν 2? διδῷ, 24 ἕτοιμος ὀλίγῳ πρότερον ἔστω, "" ποιείτω δὲ, ὅταν χελεύης.

lésion, βλάθην. Suivant d’autres, Hippocrate entend que la gêne dans l’usage du pouce est le résultat d’une maladie; une luxation du pouce, une ulcération profonde, et la cicatrice dure qui en est la suite, pouvant retrécir l’intervalle entre ce doigt et l’index. Cela devait plutôt arriver chez les enfants; car, tandis que les adultes, instruits par les médecins, peuvent, à l’aide de l’exercice, donner du jeu et du mouvement à la partie, les enfants qui sont dans le période d’accroissement, gardent leurs doigts dans l’immobilité , les parties affectées ne prennent point de croissance, et l'intervalle entre le pouce et l'index devient très petit. Alors le pouce est retenu, χατέχεται, par les autres doigts, comme par un lien, c’est-à-dire qu'il est empêché de s’en écarter ; car c’est dans ce sens que quelques-uns entendent le verbe χατέχεσθαι, Mais, dit Galien, ce qui s'oppose à cette explication, c’est que le texte aurait ἀὰ porter, non ὑπὸ τῶν ἄλλων, mais ἀπὸ τῶν ἄλλων. Je ne comprends pas cette objection de Galien, et je pense qu'il y a ici quelque altération pour les prépositions, soit dans le texte d’Hippocrate, soit dans le texte de Galien. Ce dernier dit qu’il laisse au lecteur le choix entre ces explications, et que découvrir le sens de phrases aussi obscures est l’œuvre de la divination, non du savoir. La fin de son commentaire est tout à fait altérée. Il faudrait pour la restitution quelque manuscrit meilleur que eelui que j’ai sous les yeux. On y comprend seulement qu’Asclépiade, jugeant la phrase corrompue, l'avait corrigée , correction qui est ainsi reproduite : νοῦσος δὲ dt ἣν καὶ βλάπτονται τοῖς ἐν γενετῇσιν ἢ ἐν τροφῇ εἴθισται, καὶ τὰ ἑξῆς, et qu’Héraclide de Tarente en avait donné une explication ainsi reproduite : νοῦσος δὲ δι᾽ ἣν χαὶ βλάπτουσα διάθεσις, οἷς ἐν γενετῇσι χαὶ τροφῇ, καὶ τὰ ἑξῆς — "5 ὑπὲρ BDFGIJK(MN, in marg.).

Πάντα Ep. C.—? πάντως D.— " ἀσκαίειν C.— ὁ ἑκατέρη C.- ἑχατέρῃσι ‘ vulg. -- ἑκατέρης ἱδοῶντα 7, — " ὅμοιαι BC (D, mut. 4118 manu in ὅμοια)

ché des autres doigts. Il faut s'exercer à exécuter toute chose avec l’une ou l’autre main, et avec les deux à la fois (car elles sont semblables), ayant pour règles l’utilité, la convenance, la promptitude, la légèreté, l'élégance, la facilité.

5. Pour les instruments, le temps et le mode seront exposés; quant au lieu, ils doivent étre placés de manière à ne pas gêner l'opérateur, et à être saisis sans difficulté , à la portée de la main qui opère. Si c’est un aide qui les présente, il se tiendra prêt un peu d'avance, et il les donnera quand on le lui ordonnera.

6. Les aides qui entourent le malade présenteront la partie à opérer, ainsi que l'opérateur le jugera convenable ; ils maintiendront le reste du corps dans l’immobilité, silencieux, attentifs aux ordres de celui qui leur commande.

FGHLUKLMN, Lind., Bosq. - ὅμοια vulg. - Galien dit que Hippocrate appelle les mains'ôpotat , bien qu’elles soient identiques pour la forme. L'auteur veut que le médecin s’habitue à se servir de la main gauche comme de la droite, et qu’il agisse avec non moins de sûreté en employant les deux mains à la fois, par exemple en appliquant une bande à deux globes.

6 ἀμφότεραι B (D, mut. alia manu in ἀμφοτέρῃσι } FGHIJKLMN, Lind., Bosq. - ἀμφότεροι Ο, - ἀμφοτέρῃσι vulg. — 7 συμφερόντως B (M N, in marg.). — ὃ εὐπρεπῶς B (MN, in marg.) — 9 εὐπ. ebp. BCMN. — 1° Galien dit que par ὄργανα Hippocrate entend non pas seulement les ambi, les bancs et tous les appareils qui ont un mécanisme plus ou moins compliqué, mais encore les objets appelés proprement ἄρμενα, c’est-à-dire les instruments.

‘1 ante ὅτε addit οἷα χαὶ OC. — 12 ὡς C. — *3 οὐ pro 6. CP. — τ ἐμποδῶν K.— "" τῶ épyo BCMN, Merc. in marg., Bosq. - τὸ ἔργον vulg. — "δ μὴ δ᾽ DFGHLIKMN. - μὴ δὲ P, Ald., Frob. - μήτε Lind; — :7 ἐμποδὼν cum x supra p N. - ἐμποδῶν C. -- ἐκποδὼν DJL, Lind., Bosq. - ἐκποδῶν BFGHK, - ἀναιρέσεϊ Bosq. — 18 περὶ ex emend, H.—'9 διὰ BFGJ(N, cam δὲ supra lin.), Bosq. — ?° post σ. addit ἐστι vulg. -- ἐστι om. B (D, rescript. al. manu) FGHIJKMN. — 5": ἄλλος BCDFGHIJKMN, Lind., Bosq. - ἄλλως vulg. — "" δ᾽ Ὁ, — 13 διδῶ C (N, cum à supra à). διδῇ ΒΜ, - διδοῖ (D, al. manu διδῶ) FG (H, in marg. διδῶ) IJKL, Bosq. — δίδω vulg. — ?4 ἕτοιμος BDFGHIJKMN, Bosq. - éroipus vulg. — 25 ποιεέτω Bosq. — 26 τὸν DFGHIJK. — 27 ἐναντίων pro ἂν δ' J. — + δοδῇ B (D, supra lin. dcxñ) FGHIKMNP, Gal., Bosq. — ᾽9 δ᾽ 6. — 39 Ante ἂν addit ὅλον vulg. -- ὅλον om. B (D, in marg. al. manu ὡς ὅλο

7. ‘'Entdéoroç δύο " εἴδεα, εἰργασμένον, καὶ 4 ἐργαζόμενον, 5 ᾿Ἐργαζόμενον μὲν, ταχέως, ἀπόνως, εὐπόρως, εὐρύθμως " ταχέως μὲν, 6 ἀνύειν τὰ ἔργα * ἀπόνως δὲ, ῥηϊδίως δρῇν" 1εὐπόρως δὲ, " ἐς πᾶν 9 ἑτοίμως" "5 εὐρύθμως δὲ , '" δρῆσθαι ἡδέως" "5 ἀφ’ ὧν δὲ ταῦτα ἀσχημάτων, εἴρηται. 1" Εἰργασμένον δὲ ἀγαθῶς, καλῶς - χαλῶς μὲν, 14 ἁπλῶς,"" εὐχρινέως" À ὅμοια "δ χαὶ 11 ἴσα," ἴσως καὶ ὁμοίως" À ἄνισα χαὶ 19 ἀνόμοια [, 2° ἀνίσως xal ἀνομοίως 7’ τὰ δὲ 21 εἴδεα, 55 ἁπλοῦν,

ἂν ἀτρεμέει) FGHIJKMNP. -- ἂν ὅλον Bosq. — 5: ἀτρεμῆ FGHLIK. — 32 ἐφεστεῶτος BCHIMN. - ἐφεστῶτος vulg. -- ἀφεστεῶτος, al. manu ἐφ. D. - ἀπεστεῶτος Bosq.

: Τμῆμα B H.- β I. - περὶ ἐπιδέσεων in tit. J. - ἐπιδέσηος C. ἐπιδέσιος mut. in ἐπίδεσις N. — ἐπίδεσις DFGIJM , Bosq. — εἴδεα om. P. — 3 ἐργαζόμενον xai eiyaou. ex emend. Η, - eipyacauevo ( sic) Merc. in marg. -- ἐργασάμενον C. — 4 ëpy. om. CP. — " ἐργαζόμενος emend. al. manu D. — 6 Ante ἀν. addunt τοῦ DFGHIJ KQ'. — 1. εὐπόρως (, — εὐπορίη vulg. — " εἰς G. — 9 ἕτοιμος (D, cumn al. manu) FGUK, Bosq. - ἑτοίμως BCLMN. -- ἑτοίμη vulg. — 1° εὐριθin P, Frob., Merc. - εὐρύθμως C. — εὐρυθμίη vulg. — 1" ὡρίσθαι P. — 13 ἀπ’ Bosq. — 5 ἐργασάμενον (.-- ἐργάσωμεν P.— 14 ἁπαλῶς C. — ‘5 Galien pense qu’Hippocrate a laissé le mot ἁπλῶς sans explication, comme se comprenant de lui-même, tandis que les mots qui suivent, εὐχρινέως, sont, suivant lui, une explication de cet adverbe. — 6 καὶ BCMNP, Bosq. - ἢ pro χαὶ vulg. - ὦ F.— 17 ἴσα DK. - ἶσα vulg.— ‘8 Ante ἴσως addit à 8]. manus H.— :9 ἀγόμια FG.— *° Galien dit, au sujet des mots que j'ai mis entre deux crochets : « D’après les anciens exemplaires et les auteurs qui ont commenté ce livre, cette phrase est elliptique; ἀνίσως χαὶ ἀνομοίως ne s’y trouve pas, et il n’y a d’écrit que ἄνισα et ἀνόμοιχ, Les commentatours recommandent de sous-entendre ἀνίσως καὶ ἀνομοίως, que l’auteur a omis, parce que la suite et la clarté du sens ne permettent pas au lecteur de ne pas suppléer cette ellipse. Mais ce n’est pas là une ellipse, c'est une erreur évidente semblable à celles qu'on trouve en grand nombre dans la première copie d’un ouvrage. Le premier copiste a omis ce membre de phrase, et l’erreur s’est perpétuée. » Ainsi ces trois mots ont manqué tout d’abord dans les premières copies du texte d'Hippocrate, et les anciens commentateurs ont reconnu cette lacune, qu'ils ont regardée comme une ellipse. Je pense, avec Galien, qu'il faut y voir une omission, et que le parallélisme des deux membres de phrase autorise pleinement à en faire la restauration, Maïs, comme cette omission est, on vient de le voir, du fait non des copies postérieures, mais de la copie primitive ellemême du texte hippocratique, je Vai signalée par des crochets, Voyez un

DE L'OFFICINE DU MÉDECIN. a91

7. Une déligation se présente sous deux pomts de vue : on l’applique, ou elle est déjà appliquée. Dans l’application, les conditions à remplir sont la promptitude, la légèreté, qui épargne des douleurs , l’aisance , l'élégance ; la promptitude, c’est pour manœuvrer ; épargner des douleurs, c’est agir avec facilité ; avoir de l’aisance, c'est être prêt à tout ; avoir de l'élégance , c’est être agréable à la vue. Il a été dit par quels exercices ces qualités s’acquièrent. Appliquée et ne place, la déligation doit être utile et d’un bon aspect ; elle aura un bon aspect , si les pièces en sont unies et sans plissements, et si les tours en sont réguliers ; cette régularité existe, quand pour des parties égales et semblables la déligation est égale et semblable, et quand pour des parties inégales et dissemblables elle est inégale et dissemblable. Les espèces en sont ; le bandage simple (circulaire), le bandage

exemple semblable, Épid, 4, t. 3, p. 662, note 3. Je remarquerai que sans douie cette restitution avait été faite dans des exemplaires anciens ; car Galien lui-même s'exprime comme si, dans les copies qu’il avait sous les yeux, il lisait ἀνίσως καὶ ἀνομοίως.

ar ἰδέα (sic) P.

22 ἁπλοῦν ἔγχυχλον vulg. (Gal. cum εὔχυχλα in marg.). — ἀπλοῦν εὔχυ cv BC (D, in marg. al manu ἔγχυχλον) FGHIJKLMNP, Ald., Lind., Bosq. -- Je vais montrer que le texte de notre auteur a porté dans les anciens exemplaires ἁπλοῦν seulement, et que ἔγκυχλον ou εὔχυχλον est une addition ou glose, résultat d'une correction imaginée par Artémidore οἱ Dioscoride. Galien, tont en signalant la hardiesse de cette correction, en ἃ approuvé le sens ; et c’est son approbation qui a été cause que la correction d'Artémidore et de Dioscoride, d’abord placée sans doute en marge des 1846. à titre de glose, a fini par passer dans le texte. A vec la leçon de vulg., C'est-à-dire avec ἔγχυκλον ou εὔχυχλον, la correction de ces anciens éditeurs d'Hippocrate ne se comprend pas; c’est cette impossibilité de la comprendre qui d’abord a éveillé mes soupçons ; et dès-lors je π᾿ αἱ pu me rendre compte de la correction d’Artémidore Capiton et de Dioscoride, qu’en supposant que le texte primitif avait seulement ἁπλοῦν, et qu'eux, pour préciser le sens de cette expression, l’avaient changée en ἔγχυχλον, Mais probablement je n'aurais pas osé aller au-delà d'une simple conjecture, sile manuscrit P, qui contient le Commentaire de Galien, ne m'avait montré, en changeant complétement le sons d’une phrase, que ma conjecture était juste. Galien ayant expliqué ce que sont l'application ἔγκυχλον

l'oxérapvov, "σιμὸν, ? ὀφθαλμὸς, 4 ῥόμδος, " καὶ 4 ἡμίτομον᾽ 1 ἁρμόζον τὸ εἶδος τῷ 5 εἴδει 9 χαὶ τῷ πάθει τοῦ ° ἐπιδεομένον. 8. 1" Ἀγαθὰ δὲ 1? δύο "" εἴδεα τοῦ ‘4 ἐπιδεομένου " "5 ἰσχύος μὲν,

d’une bande, et les applications σχέπαρνον et σιμὸν, ajoute : εὔδηλον δὲ ὅτι καθ᾽ ἑκατέραν τῶν εἰρημένων ἐπιδολὴν τὸ μᾶλλόν τε καὶ ἧττόν ἐστι, οὐδετέpas αὐτῶν ἁπλῆς οὔσης, οὐδὲ μονσξιδοῦς, ὥσπερ ἡ ἔγκυχλος " ἐπ᾽ ἐκείνης μὲν εὖν ὑπεναντίαν ἀνάγει τῇ ἁπλῇ ἔγκυχλον. Cette fin de phrase, qui, il est vrai, ne se rattache pas à ce qui précède, paraît toutefois distinguer l'application ἁπλῇ de l’application ἔγκυκλος. Mais ce n’est nullement ainsi qu’il faut lire, et le manuscrit P donne : ἐπ᾽ ἐχείνης (1. ἐκείναις) μὲν οὖν ὑπεvavriav ἀναγνώσει (1. ἀναγνώσῃ) τὸν ἁπλοῦν (1. τὴν ἁπλῆν) ἔγκυχλον. De la sorte cela signifie : « Il est évident que dans l’une et l’autre applications (σχέπαρνον et σιμὸν) de la bande il y ἃ le plus et le moins, et que ni l’une ni l’autre ne sont simples et uniformes comme l'application circulaire (ἔγκυχλος). Ainsi vous entendrez que l'application simple de la bande, étant contraire à ces deux applications, est l’application circulaire. » Le raisonnement de Galien revient à ceci : L'application en doloires plus ou moins écartées n’est pas une application simple et uniforme ; l’application circulaire est au contraire simple et uniforme; donc par application simple Hippocrate a entendu l’application circulaire. Au reste , tout le Commentaire de Galien , qui est fort étendu, ne se comprend qu’autant que le texte hippocratique n’a que ἁπλοῦν, cet auteur travaillant uniquement à prouver que ἁπλοῦν est ici synonyme de circulaire, Après avoir recommandé au lecteur de suivre avec attention le raisonnement, il remarque que, dans l’application d’une bande, les tours peuvent ou se recouvrirexactement l’un l’autre, ou chevaucher quand il s’agit de les faire monter ou descendre; que l’on appelle circulaire, ἔγκυχλος, une application où les tours se recouvrent exactement, σχέπαρνον une application où les bords de la bande se dépassent un peu à chaque révolution, et σιμὸν une application où ils se dépassent beaucoup. 11 ajoute que le lecteur doit comprendre que, s'il Υ ἃ plus d’un mode pour appliquer une bande en en faisant chevaucher les tours, il n’y a qu’un seul mode pour l'appliquer circulairement; et c’est par ce raisonnement qu’il conclut que ἁπλοῦν a ici nécessairement le sens de circulaire. Dès-lors la correction imaginée par Artémidore et Dioscoride se comprend sans peine. « Artémidore et Dioscoride, dit Galien, ici comme ailleurs innovant dans les anciennes leçons , ont changé le mot &xAcüv, οἱ en place ont écrit ἔγκυχλον (μεταδάλλοντες τὴν χλίσιν, ἤγουν τὴν λέξιν ἁπλοῦν ἐγκύκλως ἔγραψαν, 1. μεταθάλλοντες τὴν λέξιν ἁπλοῦν, ἀντὲ ἁπλοῦν ἔγχυχχον ἔγραψαν) ; changement judicieux, mais téméraire. Toutefois, dans la plupart des cas, leurs changements ne sont pas judicieux, sans en être moins entjachés de témérité. Aussi, n’ayant rien dit jusqu’à présent

en doloires plus ou moins écartées, le monocle, le rhombe, et 16 demi-rhombe. L'espèce en doit être appropriée à la forme et à l’affection de la partie pansée.

8. Deux ordres de conditions. sont à remplir, pour qu’un bandage soit bon. (Premier ordre de conditions : la force : )La force est l'effet ou du degré de constriction, ou de la quantité des bandes. Cette déligation tantôt est par elle-même la chose qui guérit, tantôt seconde l’action des choses qui

de la multitude de changements. que ces deux éditeurs ont apportés dans le texte, j'en parle ici, attendu que cette modification est bien entendue, et qu'elle rend le texte plus clair. » Galien approuve l’intention de la correction d’Artémidore et de Dioscoride, attendu qu'elle est conforme au sens que le mot ἁπλοῦν a dans ce passage, mais il en bläme la témérité, attendu qu’elle fait disparaître un mot qui appartient à l’ancien texte, et qui, pouvant s’expliquer, ne doit pas être changé.

1 Εἶδος ἐστι χιασμοῦ, ὅτι ὁ émideounç πλάγιος ἐπιδέθη (sic) in marg. ΒΜ N. - σκεπαρνὸς Gal. in cit. in libro De Fasciis. — 3 σιμὸς Gal. in cit. ib. — 3 L'œil est sans doute le bandage que nous appelons monocle; du moins parmi les bandages de Soranus on trauve un bandage appelé ὀφθαλès qui est notre monorle. — ὁ ante 6. addunt xai RCDFGHINKMN. - Espèce de bandage qui figurait un carré à côtés égaux, mais à angles inégaux. — 5 ante xat addupt ὃ BDFGHIJKLMN. — 6 ἰότομα (sic) C, Merc. in marg. — ἐπιδέσμου ὄνομα in marg. MN. — 7 ἁρμόζοντα (N, mut. in ἁρμόσον) P. - ἁρμόσσον FHIJK. -- ἁἀρμόσον BDG. — ὃ εἴδεϊ et πάθεῖ Bosq. — 9 xai om. P. - γέγρ. καὶ τῶ πάχει τοῦ ἐπιδεςμένου in marg. Η. — το ἐπιδουμένου (sic) P.- ἐπιτηδευομένου DFGHIJKLQ.- ἐπιδευομένοῦ cum ΤῊ al, manu I. — “: ἀγαθὰ D (1, mut. al. manu in ἀγαθῶς) KQ”. - ἀγαθῶς vulg. - ἀγαθῆς ex emend. H. - ἀληθῶς pro &y. P.- ἀγαθὰ... ἐπιδεομένου om. © (N, restit. in marg.). — "5 δύο om. K.

13 ea (sic) Ald., Frob., Merc, - Galien dit que εἴδεα, ici comme en plusieurs autres endroits, signifie espèces, différences, mais qu’'Hippocrate a suscité de grands débats entre ses commentateurs en ne désignant pas nominativement les deux espèces dont il entend ici parler. Suivant Hippocrate , dit-il, la première condition d’une bonne déligation réside dans le quantum, ce que l’auteur a exprimé par le mot ἰσχὺς, force ; mais il n’a pas énoncé pareillement, par un nom, la seconde condition; de là la diffieulté de déterminer en quoi il la fait consister. D’après Galien , il s’agit ici du quantum, πόσον, et du quale, ποῖον, de la déligation. Au quantum, c'est-à-dire à la première condition, appartiennent les phrases

* ἀλλὰ C. -- Hippocrate veut, suivant Galien, qui l'explique longuement, que la couture, qui était le moyen qu’à défaut d’épingles 165 anciens employaient pour assujétir les pièces d'appareil, marche toujours de bas en haut, jamais de haut en bas, et que, dans les cas où elle est transversale, elle incline vers le haut. Cependant les commentateurs n'avaient pas été d’accord sur le sens de χάτω et de ἄνω; les uns entendaient cette expression de la distension suivant la longueur, les autres de la distension suivant la largeur. Galien remarque que ni les uns ni les autres n’avaient rendu compte du mot νεμόμενον, qui détermine le sens.

3. Galien se plaint du silence des commentateurs sur le mot παρέξει. Voici l’explication qu'il ea donne, si je comprends bien son commentaire, très altéré ici comme en beaucoup d’autres endroits : Il arrive que des individus éprouvent des accidents dans les champs ou en route. Le médecin qui se trouve présent n’ayant pas sa commodité pour examiner le patient, et étant dépourvu d’un appareil convenable et d'instruments, contient et maintient les parties blessées avec les liens qu’il ἃ sous la main, et, s'il se sert de nœuds et de coutures, il fait bien. Cet appareil n’est que provisoire ; et le patient étant arrivé dans un lieu plus commode, son médecin remet la luxation, réduit la fracture, fait le pansement nécessaire. C’est ce que Hippocrate, suivant Galien , désigne ici par πάρεξις, qui d'ordinaire signifie présentation de lu partie au médecin. -- παρέξεῖ,.. σχέσεϊ... ἐπιδέσεϊ Bosq.

5 σχέσει cum ἡ supra € Ε΄, - σχήσει G. - Dans son Gloss., Galien explique ce mot par συνοχῇ. — 4 ἐπιέσει (sic) C. - ἐπὶ τὰ ἐπὶ ἕξει P.ἐν τῇ ἔπειτα ἕξει in marg.. BMN. - Quelques-uns avaient adopté cette dernière leçon, qui, dit Galien, me plaît davantage. — © ἐπὶ om. C.

6 ἀλλ᾽ ἔνθεν ἣ ἔνθεν vulg.- ἀλλ᾽ ἔνθα ( D, in marg. al. manu ἀλλ᾽ ἔνθεν à ἔνθεν) FG (H, cum à ἔνθα addito) Κ (M, in marg. ἀλλ᾽ ἔνθα à ἔνθα). ΒοΒ4.--ἀλλ᾽ ἔνθα ἢ ἔνθα B (C, sine τὸ ἄμωμα) ΟἹ, Lind. - ἀλλ᾽ ἔνθεν mut, in ἔνθα, in marg. ἀλλ᾽ ἔνθα mut. in ἔνθεν, ñ ἔνθα mut. in ἔνθεν N. - La véritable leçon est celle de la majorité de nos manuscrits, dans lesquels manquent les mots ἢ ἔνθεν. Cela résulte du commentaire de Galien. Cet auteur, après avoir dit qu'Hippocrate n’a nommé ici.que ἅμμα (le nœud), et que par conséquent il faut entendre ἀρχὰς du ῥάμμα (le lien) dénommé plus haut, ajoute : « Sans doute ce qu'Hippocrate veut, c'est qu’on ne place pas les bouts du ῥάμμα (du lien) là où est la plaie, précepte qui implique que le nœud, ἅμμα, ne soit pas serré sur la plaie. » Ce dernier membre de phrase est décisif. Si le précepte implique que le nœud ne soit pas serré sur la plaie, cette condition n’a pas dù y être explicitement énoncée, et elle l’aurait été si le texte avait porté, comme vulg.,

LA

doivent être placés non là où est la plaie, mais là où l’on place les nœuds. Les nœuds ne seront mis ni dans les parties qui supportent les efforts, ni dans les parties qui exercent les actions, ni là où ils seraient inutiles. Les nœuds et les

ἀλλ᾽ ἔνθεν ἣ ἔνθεν. Mais avec ἀλλ᾽ ἔνθα, la condition se trouve implicitement indiquée, comme Galien dit qu’elle l'était, Au reste, cette addition dans vulg. et dans certains manuserits est du fait de quelque copiste, ayant mal entendu la suite du commentaire de Galien. « Quelques commentateurs, dit cet auteur, avaient pensé qu'il s'agissait ici non du bout des liens, mais du chef des bandes; et ils avaient changé la leçon, lisant ἀλλ᾽ ἔνθεν à Évôev.» Peut-être supprimaient-ils aussi τὸ ἅμμα comme on voit dans C ;'toutefois cela n’est pas certain. De la sorte, ce passage indiquait qu’il fallait placer le bout des bandes non sur la plaie, mais de çà et de là. Or, il y a un passage du traité Des fractures où Hippocrate recommande de placer le chef des bandes sur le lieu même de la Ksion. Pour échapper à une contradiction avec ce passage, les commentateurs avaient dit que évôsv ἢ ἔνθεν signifiaient non pas au-dessus et au dessous, mais à droite et à gauche. Hippocrate, disaient-ils, veut dans le traité Des fractures que le bout des bandes soit placé sur le lieu de la lésion, et non au-dessus ou au-dessous, et ici il veut que le bout des bandes soît placé à droite ou à gauche, il n’y a donc pas de contradiction. Galien, on le voit, excuse, autant qu’il peut, le choix de la leçon fait par ces commentateurs ; cela tient à ce que lui-même l’avait adoptée dans son Commentaire sur le livre Des fractures. Là (comm. 14, texte 25, t. 5, p. 532, 1. 50) il donne les mêmes raisons pour effacer la contradiction que cette leçon semble introduire entre le livre Des fractures et celui de l'Officine du médecin ; il y cite ainsi la phrase de ce dernier traité : τὴν &pχὴν βάλλεσθαι μὴ κατὰ τὸ ἕλχος, ἀλλὰ ἔνθα καὶ ἔνθα, Il ajoute que d’autres exemplaires portaient : ἀρχὴν βάλλεσθαι μὴ ἐπὶ τὸ ἕλκος, ἀλλ᾽ ἐπὶ (1, ἔνθα) τὸ ἅμμα. Ainsi, quand il rédigeait son Commentaire sur le livre Des fractures, il n’avait pas encore pesé la valeur critique des leçons; car à cette explication Galien objecte dans son Comment. sur l’Officine du médecin que la leçon dont il s’agit, n’est pas connue des anciens commentateurs, et il ajoute que d’ailleurs il est question, dans ce paragraphe, non des bandes, mais des fils qui servent à attacher le bandage. Quant au mot ἀρχὰς, Galien dit que le mot général pour exprimer les deux bouts d’un objet est πέρατα, que ἀρχὴ est plus spécial, mais qu'on peut l’employer pour τελευτὴ, au lieu qu'on ne peut pas employer τελευτὴ pour ἀρχή.

7 ἄυμα ἘΘΙ. -- post &. addit βάλλεσθαι P. — " ἄμ. ἘΘΤΚ. --- 9 μήτ᾽ DFGHIJKMN. — :° τρίδος, dit Galien, exprime toutes les parties du corps qui supportent un effort, la plante du pied dans la marche, le'dos

"units ἐχεῖσε, * ὅχου êveov. * Ἅμμα δὲ καὶ ῥάμμα μαλθαχὸν, 4 οὐ μέγα.

et le derrière de la tête dans le coucher, et la portion inférieure des fesses dans la position assise, — *: μήτ᾽ FGHIJKMN. - p. ἐν és. om., restit. al. manu cum μήτ᾽ D. — 15 ἀργῶ (sic) C. — Par ἔργον, dit Galien, Hippocrate entend les articulations qui sont les parties par lesquelles les actions s’exercent.

* Mar’ Ὁ.---" ὅκου (ὅπη CP) ἐνεὸν (évveov Bosq.; xevsdv Lind.), ὡς μὴ ἔσω (ἔσω om, H; ἐς τὸ Lind., Bosq. ; εἰς τὸ B in marg.,C; ἔστω FGUK (MN, εἰς τὸ in marg.; ἔσται D supra lin., ἔσο, sic, P) ἐνεὸν (éveov P ; ἐννεὸν Bosq.; χενεὸν 1154.) χείσεται (ἐχκείσεται CP ; χείσηται Bosq.) vulg. - ὅπου μὴ ἐνὸν ἡ οἱ δὲ οὕτως ὅπη μὴ χενεὸν ἡ in cit. ap. Orib. Coll. med. 48, 67, 2. Classicorum auctorum, etc., t. 4, curante À. Maio, Romæ 4834 in 8°, - Le texte de vulg. ne peut subsister; cela est évident; il n’est pas intelligible. La leçon ἐς τὸ donnée par plusieurs manuscrits, adoptée par Lind. et Bosq., et jointe à la correction χείσηται faite par Bosq., suffit-elle ? Je ne le pense pas; car il en résulte une répétition complétement oiseuse : ὅχου ἐνεὸν, ὡς μὴ ἐς τὸ ἐνεὸν xelonræ. La seule correction qui me paraisse satisfaisante, c’est la suppression de ὡς μὴ ἔσω (ἐς τὸ) ἐνεὸν xeionræ. Le sens de ἐνεὸν est établi par Galien : « Les Grecs, dit-il, appellent ἐνεοὺς, Ceux qui de naissance sont sourds et n’articulent pas, et que cet état rend impropres aux divers emplois de la vie. Éveèy signifie donc ici μάταιον, ἄπρακτον, c’est-à-dire un nœud qui ne sert en rien au bandage. Tous les commentateurs sont d'accord sur cette signification. Il est possible aussi qu’Hippocrate ait écrit χενεὸν par un x, et qu’une faute de copiste ait changé ce mot en ἐνεὸν, faute qui 8e sera perpétuée dans les copies subséquentes. Au reste, le sens de χενεὸν serait le même. » Galien ajoute: « Nous savons que beaucoup de médecins, ou par ignorance ou dans l'intention de paraître très soigneux, mettent, sur les bandages, des nœuds complétement inutiles; c’est pour cela qu'Hippocrate dit ici : μὴ εἰς τὸ ἐνεὸν κείσεται, τουτέστι εἰς τὸ χενὸν, ὅπερ δηλονότι καὶ ἄχρηστόν ἐστι καὶ μάταιον, le nœud ne sera pas placé à vide, inutilement. » Je pense que ces mots μὴ εἰς τὸ ἐνεὸν κείσεται sont non pas le texte même d'Hippocrate, mais uné paraphrase que Galien donne de ce texte. Voici ma raison : « Un des commentateurs de ce livre, dit Galien, a pensé que χενεὸν signifiait ici un lieu vide, ainsi qu’on appellerait l’aisselle, le jarret, l’aine par opposition avec l'épaule, le genou, la hanche; il a prétendu que le nœud devait être appliqué sur le corps et non être suspendu en l'air; ce qui arriverait ,s’il était placé dans l’aisselle et le jarret. Si quelque lecteur juge cette explication acceptable, il peut s’en servir; car dans des choses obscures on doit se coutenter de la probabilité. » Cctte interprétation, que

liens passés avec l'aiguille doivent être souples, et ni trop grands ni trop petits.

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