‹ Œuvres complètes d'HippocrateChapitre 44 sur 49 · Un blessé, pour en venir à notre objet, présenta le · texte numérisé non relu

Un blessé, pour en venir à notre objet, présenta le

le bras dans la supination ; voilà donc deux modes de faire condamnés par Hippocrate, le premier mettant le bras fracturé dans la position d’un archer tirant de l’arc, le second dans la supination, Il en résulte nécessairement que le premier n’est pas relatif à la supination. Des deux manières dont Galien exprime ce premier mode, la supination ou une position très voisine de la supination, la dernière seule, on le voit, est conciliable avec l’en- ὁ semble du texte hippocratique. Pour savoir au juste quelle était la position du bras de l’archer décochant une flèche, il était nécessaire d'examiner des figures antiques. Les bas-reliefs du temple de Jupiter, à Égine, temple dont la construction appartient au siècle même d’Hippocrate, nous fournaissent tous les renseignements nécessaires à cet égard. Nous y trouvons des figures d’archers décochant une flèche. Remarquons que, dans le passage d’'Hippocrate, il s’agit du bras gauche, ainsi que cela résulte de ce qu’il dit quelques lignes plus bas : « Sans doute, dans cette position, le bras a toute son inflexibilité, toute sa tension, et il ne cède pas, tandis que /a main droite tire la corde. » Dans l'ouvrage intitulé : Expédition scientifique de Morée ordonnée par le gouvernement français, 3° vol., Paris, 1838, on voit, pl. 60, 4°. fig., homme agenouillé sur le genou droit, la jambe gauche pliée à angle obtus; l'arc est tenu dans un parallélisme parfait avec la direction du corps, c’est-à-dire que l'une des extrémités est en haut, et l’autre en bas. Le bras gauche est dans l’extension complète ; il tient l’arc par le milieu, et est dans la position exactement intermédiaire ἃ la supination et ἃ la pronation. Le bras est vu par la face interne. 2° fig., même attitude, sauf que le bras est vu par la face externe; pl. 66, 4"ε fig., même attitude, même position du bras gauche vu par sa face interne; pl. 68, 2° fig., même attitude, même position du bras vu par la face externe. Ces figures montrent que la position du bras gauche pour l’archer décochant une flèche, est exactement intermédiaire entre la pronation et la supination. Elles sont complètement d’accord avec le texte hippocratique, qui distingue positivement la supination de la position de F’archer lançant une flèche ; mais elles sont en désaccord avec le Commentaire de Galien, ou du moins avec une partie de ce Commentaire. Car, cet auteur disant que cette position de l’archer est la supination ou une position très voisine de la supination, il faut abandonner complètement la supinalion ; et quant à la position très voisine de la supination, il faut l'entendre d’une position exactement intermédiaire entre la supination et 1ά pronation. C'est, au reste, ce que cet auteur dit lui-même en termes exprès dans un autre de ses ouvrages : « Le bras étant étendu modérément, l’avant-bras étant dans une extension ét une supination complètes, et le carpe ainsi que les doigts étant dans l'extension, le membre supérieur est dans la positian que nous lui donnons quand nous avançons la main pour TOM. ill. ᾿ 27

41ὃ DES FRACTURES.

σαι, πρηνέα ποιήσας" ' ὃ δ᾽ ἠνάγκαζεν " οὕτως ἔχειν, ὥς περ οἵ τοξεύοντες, ᾿ ἐπὴν τὸν ὦμον 4 ἐμθάλλωσι, xal 5 οὕτως ἔχουσαν ὁ ἐπέδει, νομίζων 1 ἑωυτῷ εἶναι τοῦτο αὐτέῃ τὸ χατὰ φύσιν" καὶ μαρτύριον ἐπήγετο τά δ τε ὀστέα 9 ἅπαντα 1° τὰ ἐν τῷ "'" πήχει, ὅτι ἰθυωρίην "" κατάλληλα εἶχε, τήν τε "" ὁμοχροίην, ὅτι αὐτὴ 16x00” "" ἑωυτὴν "ὁ τὴν ἰθυωρίην ἔχει οὕτω χαὶ Ex τοῦ ἔξωθεν μέρεος xal ἐχ τοῦ "1 ἔσωθεν" οὕτω δὲ ἔφη χαὶ τὰς σάρχας χαὶ τὰ νεῦρα πεφυχέναι, καὶ τὴν τοξικὴν ἐπήγετο ‘© μαρτύριον. Ταῦτα 9 λέγων καὶ ταῦτα ποιέων, σοφὸς * ἐδόκεεν εἶναι" τῶν δὲ ἄλλων 21 τεχνέων 22 ἐπελελήθει, καὶ ὀχόσα ἰσχύϊ ἐργάζονται, xal δχόσα τεχνήμασιν, οὐχ εἰδὼς ὅτι ἄλλο ἐν ἄλλῳ τὸ χατὰ φύσιν σχῆμά ἐστιν, καὶ ἐν τῷ αὐτέῳ ἔργῳ ἕτερα τῆς δεξιῆς χειρὸς σχήματα κατὰ φύσιν ἐστὶ, χαὶ ἕτερα τῆς "" ἀριστερῆς, ἣν οὕτω τύχῃ. Ἄλλο μὲν γὰρ σχῆμα ἐν

recevoir quelque chose. Les parties étant dans cette position, laisséz-les-y, mais changez seulement la supination, et mettez le bras dans la position intermédiaire à la supination et à la pronation complètes ; vous aurez de cette façon la position que prennent les archers quand ils décochent une flèche, comme dit Hippocrate (De motu musc. 4,t. 4, p. 557,1. 415). » Palladius, dans son Commentaire , s'éloigne complètement de la véritable interprétation : « Les médecins, dit-il, qui veulent la supination, assurent qu'elle est conforme à la nature, attendu que les archers la prennent comme puissante et inflexible, et ensuite parce que le bras paraît alors uniforme, La partie blanche est en dessus, la partie couverte de poil est en dessous. Si donc, ajoutent-ils, la surface du membre est régulièrement disposée, il est évident que les parties profondes le sont aussi. De même ceux qui recommandent la pronation allèguent les mêmes arguments, sauf qu’ils ne parlent pas de l'art de l'archer. » Palladius s’est complètement mépris; ayant une fois admis que la position de l’archer était la supination complète, il a perda de vue le texte qu’il commen. tait, et il a supposé que la seconde pratique critiquée par Hippocrate, où ce médecin nomme et décrit expressément la position en supination, ὑπτίην, était la position en pronation.

: 09 CFGHLKM. - ὁ δὲ (N mut. in ὅδ᾽, Bosq. -- ὃ δ᾽ D. —* οὗτοω Bosq. — ? ἐπὴν FI.

4 ἐμθάλωσι K. - Galien dit que l'expression τὸν ὦμον ἐμδάλλειν est obscure. « Quelques-uns, dit-il, ont admis qu’elle signifiait : le bras étant dans l’extension, la tête de l’humérus se loge dans la cavité du col de lomoplate, où elle n'était pas logée quand le bras était pendant; car, dans cette dernière position, elle n’est que juxtaposée à cette cavité, ce qu’Hippo-

DES FRACTURBRKS. 419

bras dans la pronation, au médecin qui devait le panser; mais celui-ci le força à tenir cette partie comme les archers la tiennent quand ils avancent l'épaule, et il y appliqua le bandage dans cette position, persuadé que c'était pour le bras l’attitude naturelle ; il alléguait en preuve tous les os de l’avant-bras qui sont dans la rectitude par rapport l’un à l’autre, et la surface du membre qui, considérée isolément, se trouve de la sorte aussi dans la rectitude , tant en dedans qu’en dehors ; telle est, disait-il, la manière d’être naturelle des chairs et des tendons, et à l’appui de son opinion il invoquait l’art de l’archer. Avec ce langage et ce mode de pansement il paraissait être habile, mais il oubliait les autres arts et ce qui se fait par la force comme ce qui se fait par l'adresse, ne sachant pas que l'attitude naturelle est

crate a exprimé lui-même dans cette phrase : ὁμιλέει δὲ ὁ βραχίων τῷ κοίλῳ τῆς ὠμοπλάτης πλαγίως, ὁπότε παρὰ τὰς πλευρὰς À παρατεταμένη ἡ χείρ. D'autres disent que c’est une métaphore prise de la manœuvre ( ἐμ-, Θολὴ ) que font les vaisseaux quand il s’agit de couler bas les vaisseaux ennemis. Car, lorsque l’équipage, donnant à la proue un mouvement oblique, la met en état de fondre violemment sur le vaisseau opposé, de le rompre complètement, et de le couler, si surtout le choc est oblique, on dit que le vaisseau se prépare à l’éuécar. Chez les auteurs comiques aussi, les parties du corps qu'on met dans l’extension, sont dites se préparer à δ ἐμιδολή ; c'est ce qu'Aristophane a exprimé en disant : χωρεῖ ἐπιγραμμιὴν λορδὸς ὡς ἐμδολῇ (sic).» Si, dans l’art de tirer de l'arc, il y avait eu un certain mouvement qu’on aurait appelé τὸν ὦμον ἐμδάλλειν, Galien n’aurait pas dit que cette expression était obscure, et des commentateurs ne se seraient pas partagés sur la signification qu’il fallait y attacher, Deux interprétations, on le voit, en ont été données : d’après l’une, il s’agit du mouvement qui place la tête de l’humérus dans la cavité glénoïde ; d’après l’autre, du mouvement qui porte l’épaule en avant. Les figures des bas-reliefs du temple de Jupiter, à Égine, paraissent favorables à cette dernière explication.

5 οὕτω Bosq. — ὅ ἐπέδυ G. -- émides Bosq. — 7 ἑωυτὸ J. — 8 γε C. — 9 πάντα BMN. — '° τι ε. τ᾿ π᾿ om. 7, — τ᾿ πήχεϊ Bosq. —- 12 χατ᾽ ἄλληλα L, Gal., Bosq. ---- '5 ὁμόχροιαν Ald., Gal., Chart, -- ὁμιοχροιΐην Bosq. — 14 χατ᾽ Bosq.— "ἡ ἑαυτὴν C. — ἑωτὴν (sic) H.— "6 τὴν om, C. — "7 εἶσ, Bosq.— ᾽8 παράστασιν gloss. G.— '9 Post τ, addit δὲ oblit. N.— 2° ἐδόκει 6. — οἱ τεχνῶν J, — 33 ἐπελελήθει CDFHIJKMN. - ἐπελελήθα vulg. -- ἐπελελύθει G.— ἐπελελήθεε Bosq. — γ" ἀριστερᾶς DFGIK.

ἀχοντισμῷ κατὰ φύσιν, ἄλλο ' δὲ ἐν " σφενδονήσει, ἄλλο " δὲ ἐν 4 λιθοδολίησιν, ἄλλο ἐν πυγμῇ, ἄλλο " ἐν τῷ 6 ἐλινύειν. “Οχόσας δ᾽ ἄν τις τέχνας 1 εὕροι, ἐννοέοι " où τὸ αὐτὸ σχῆμα τῶν χειρέων κατὰ φύσιν 9 εἶναι ἐν ἑκάστῃ τῶν τεχνέων + ἀλλὰ πρὸς τὸ !° ἄρμενον ὃ ἂν ‘" ἔχῃ ἕκαστος, καὶ πρὸς τὸ ἔργον ὃ ἂν ἐπιτελέσασθαι θέλη, σχηματίζονται af χεῖρες. Τοξιχὴν δὲ ἀσχέοντι εἰχὸς τοῦτο τὸ σχῆμα

1 Δ᾽ (..-- 3 σφενδονήσει BDMN. - σφενδόνῃσιν vulg. — 3 δ᾽ CIJK. — 4 λιθοδολήσει" BDMN. — λιθοδολῆισιν CI. -- λιθοδολῆσιν ΗΚ. — λιθοδόλῃσιν Bosq. — " Ante ἐν addunt δ᾽ GL. — 6 ἐλλιννύειν (F cum gl. βραδύνειν) G.- ἐλλινύειν CHIJK.- ἐλιννύειν vulg. — 7 εὕροιεν ἦσιν DFGIKMN ; εὕροι ἦσιν ἢ; εὕροι, ἐν ἦσιν pro süp., évv. vulg.— ἐν σιν n’admet aucune construction. Je l’ai remplacé par évvséct, que j'ai préféré à εὕροι, on ἴδοι, ou autre semblable, parce qu’il se rapproche plus des lettres conservées par les manuscrits.— ὃ οὐχὶ J.— 9 ἐστιν χαὶ ἐν ἐχάστῃ τῶν τεχνέων (τε χειρέων pro τεχν. 7) vulg. - Ce texte ne peut subsister. Une correction se présente naturellement, c’est ou de supprimer xai, ou de remplacer ἐστιν καὶ par εἶναι. La suppression de xai avec la conservation de ἐστιν entraînerait la suppression de ἐν ἦσιν; la substitution de εἶναι oblige à adopter un verbe comme ἐννοέοι, — 1° ἄρ, FGJ. - ἄρ. vulg. —"" ἔχοι D. — 12 τοῦτο pro τοῦ C DFGUK.— 15 τογυγγλιμοειδὲς F.— ‘4 γυγγλιμοειδὲς DGHI. — γιγλυμοειδὲς 7. -- κτλυμοειδὲς (sie) C.— 5 Bal. DFGHIJKMN, Ald., Frob., Gal., Chart., Foes!de Chouet, Lind., Bosq. - βαδμ. vulg. — βαθμίδος Ὁ. — 16 ποιέειν CDFGIJK.- ποιέεται H.— "1 εἰ BMN, Bosq. - εἰ om. vulg.— 48 ἐνείη pro ἕν εἴη CDFGHUK, Gal. -- ἐνίει Ald., Frob., Mere. -- ἕν εἴη, et in marg. ὡς ἐνείη N.

19 τέθραυσται gloss. Ε΄. - Dans le préambule de son Commentaire, Galien cite cette phrase commefobscure et ayant besoin d’explication; car, dit-il, il sembleabsurde de dire que κέκλασται est τὸ εὐθύ. Voici comment Galien, dans son Commentaire sur ce passage, rend raison de cette locution anomale : La demi-flexion, dan; laquelle l’humérus fait un angle droit avec le cubitus, est dite, par Hippocrate, naturelle et droite, δίκαιόν τε καὶ εὐθύ ; mais si la demi-flexion est dite droite, il s'ensuit que l'extension ne sera pas appelée droite. Tel est le sens général du Con-

différente suivant les actions à accomplir , et que dans le -même travail il peut arriver qu'autre soit la position naturelle du bras droit, et autre celle du bras gauche. En effet, la position naturelle est différente pour lancer un javelot, différente pour tourner une fronde, différente pour jeter une pierre, différente dans le pugilat, différente dans le repos. Quels que: soient les arts que l’on cite, on reconnaitra que l'attitude, naturelle des bras n’est pas la même dans chacun en particulier; mais ce sont l’instrument employé et l'ouvrage à faire qui déterminent l'attitude des bras. Quant à l’archer, sans doute la position dont il s’agit pour le bras gauche, est celle qui lui donne le plus de force ; car l'extrémité ginglymoïdale de l’humérus, s’appuyant,

mentaire de Galien, que des erreurs de copiste défigurent. Cette explication peut paraître singulière; je crois cependant que c'est la véritable. Foes dit : Hic secutus sum interpretum mentem. Mihi tamen etiam intelligi posse videtur, ut eo habitu articuli reflexio fracta sit, hoc est, irrita et nullius usus, quod indicat firmissimam et validissimam brachii contentionem ; χλᾶσθαι enim de musculorum distorsione, ubi eorum actiones prope sunt irritæ et frustratæ, dicitur, Quem in sepsum sæpe usurpat Gal. lib. 2 de motu musculorum. Atque eo intellectu paulo post dicitur χλᾶσθαι ὁ ἄγκων ὕπτιος, cum supina cubiti flexura frangitur aut retorquetur, hoc est, contentionem propter distortionem habet irritam et nullius roboris. Le rapprochement de ces deux passages (le dernier est p. 424, 1. 6) est judicieux et me paraît à la fais donner un éclaircissement sur l’expression et justifier le commentaire de Galien. En effet, il est évident par le contexte que χλᾶται ὁ ἄγκων signifie le coude est place dans l'extension. Or, ici ἡ ἀνάχλασις τοῦ ἄρθρου n’est pas autre chose que 6 ἄγκων ; et je pense que cette phrase veut dire : le coude est fixé dans l'extension. Hippocrate a considéré le coude.comme étant naturellement dans la flexion; et dés lors il a pu exprimer par χέχλασται le changement qui porte le coude de la flexion à l’extension, Voyez au reste 4#rgument p. 589-593 pour l'explication du mot ἰθυωρία, ἰθὺς, et l'exposition de ce que Hippocrate entend par attitude naturelle, Cela est d'accord avec le sens que l’on donne iei à χέχλασται.

20 μὲν om. CDFGHLIKMN, Ald., Frob., Merc., Gal., Chart.—*?' οὕτω Bosq. — *? ἀχαμπότατον (sic) (F emend. alia manu) 1. -- ἀκαμπτώτατον G, Ald., Frob., Gal., Merc. — 23 τὸ τοπιχὸν μόριον gl. F. — 24 ἡττ, (gl. F) K.— 25 μηδὲ H, Gal., Chart.- μὴ δὲ vulg.— "6 νεύρης Ald., Frob., Mere.

xal " οὕτως " ἐπὶ πλεῖστον μὲν τὴν * veupnv ἑλχύσει, ὁ ἀφήσει 0 ἀπὸ 5 στερεωτάτου καὶ ἀθροωτάτου" ἀπὸ τῶν τοιουτέων γὰρ $ ἀφεσίων τῶν τοξευμάτων, ταχεῖαι χαὶ 7 αἱ ἰσχύες καὶ τὰ μήχεα " γίνονται. 9 ᾿Επιδέσει δὲ χαὶ τοξιχῇ οὐδὲν κοινόν. 1° Τοῦτο μὲν γὰρ, tt εἰ ἐπιδήσας ἔχειν τὴν χεῖρα "" οὕτως "" ἐχέλευε, πόνους " 4 ἂν ἄλλους πολλοὺς ‘5 προσετίθει μείζονας τοῦ "5 τρώματος" τοῦτο "1 δ᾽, εἰ "58 ξυγχάμψαι ἐχέλευεν, οὔτε τὰ ὀστέα, οὔτε τὰ νεῦρα, οὔτε af σάρχες ἔτι ἐν τῷ αὐτέῳ ‘9 ἐγίνοντο, ἀλλὰ ἄλλῃ 2° μετεχοσμεῖτο, χρατέοντα τὴν ἐπίδεσιν - χαὶ "" τί " ὄφελός ἐστι τοξιχοῦ σχήματος ; Καὶ ταῦτα ἴσως oùx ἂν ἐξημάρτανε *? σοφιζόμενος, "5 εἰ 55 εἴα 556 τὸν τετρωμένον 21 αὐτὸν τὴν χεῖρα παρασχέσθαι.

3. Ἄλλος δ᾽." αὖ τις τῶν 29 ἰητρῶν ?° ὑπτίην τὴν χεῖρα δοὺς, οὕτω χατατείνειν ἐχέλευε, καὶ 3 οὕτως ἔχουσαν ᾽" ἐπέδει, τοῦτο νομίζων τὸ χατὰ φύσιν εἶ 6) τε "3 ypot ὶ τὰ ὀστέ ί

" Οὕτω Bosq. — ? ἐπιπλ, DJ, Ald., Frob., Merc. — * νευρὴν CD (F eum gl. νευρὰν) GHIJKMN, Ald., Frob., Gal., Merc., Lind., Chart. νεύρην vulg. — 4 ἀφύσει Gal. — 5 otepp. D. — 6 ἀφέσηων C. - ἀφεσέων Bosq. — 7 ai om. Merc. — ὃ γίνεται HIJC, Gal., Chart., Bosq. — 9 ἐπιδέσεϊ Bosq. — 15 τοῦ pro +. BCDFGHIJKM (N cum τὸ oblit.), Ald.— 11 si om. CDFGHIJKM, Ald. — :? côtoç BDIKMN. - οὕτω vulg. — "5.ἐ. om. J.— ἔμελλεν vulg, - ἔμελλες L. - J'ai, sans manuscrit il est vrai, changé ἔμελλεν de vulg. en ἐκέλευεν ; mais cela est exigé par le parallélisme des deux phrases, ei ξυγκάμψαι ἐχέλευεν. — ‘4 Post x. addit mo (sic) N oblit. — 15 προσετίθεε Bosq.— ‘6 τραύ. D.—— ‘7 δ᾽ ei etin marg. δὴ M. -- δὴ pro δ᾽ ei C, Ald. -- In marg. δὴ M. -- δὴ εἰ B.— "8 σ, vulg.συγκάψαι CFGHI, Ald. — 9 ἐγίν. CDHIJKLMN. - ἐγέν. FG, Bosq. ἐγγίν. vulg. — 2° μετεχοσμέετο Bosq. — 2: ὅτι pro τί M. — 33 do. DFG HIJKMN. - ὥφ. vulg. — "5 σοφιζόμενον DGJK. — 24 εἰ om. Gal. - οἱ pro εἰ 7. — 25 εἴα om. DFGHIJK. - αὐτὸν τὸν τετρ. εἴα pro εἴα... αὐτὸν Bosq. — 35 αὐτὸν τετρωμένον pro τ. τ. αὐτὸν ΗΚ, -- ὐτὸν τετρωμένην pro το τα. D. -- αὐτὸν αὐτὸν (sic) τετρωμένον (F cum αὐτὸν addit. alia manu) G ([ cum αὐτὸν oblit.). — 27 αὐτὸς Chart. — 28 αὖ τις Bosq. -- αὖτις CM Ν. - ἄν τις Ald, -- αὖθις vulg. - La correction de Bosquillon me parait heureuse, et suffisamment appuyée par des manuscrits. — ?9 in. BCDFG HJKM, Bosq. - x. vulg. — 5° ἀπτίην (sic) C. -- ὑπτέην Ald. — "' οὔτω Bosq.— "2 ἐπέδεε Bosq. — *? χρωὶ Merc. — "4 οὕτω Bosq. — 35 ἢ BCDFG HKMN, Ald., Gal. - ἢ pourrait s'entendre, mais ἦ vaut mieux.

dans ‘cette position, à la cavité du cubitus, donne la rectitude aux 0s de l’avant-bras et du bras, comme si le membre entier ne faisait qu’un; et l’articulation du coude se trouve fixée dans l'extension. Il faut donc que de la sorte le membre ait toute l’inflexibilité et la tension possibles , sans céder ni plier pendant que la corde est tirée par le bras droit ; c’est aussi de la sorte que l’archer la tendra le plus, et lancera la flèche avec le plus de raideur et de fréquence ; car des flèches ainsi lancées le sont rapidement, la force en est grande et la portée longue. Mais la déligation médicale et Vart de l’archer n'ont rien de commun. De plus, d'une part, si, après avoir placé l'appareil, le médecin ordonnait au blessé de garder ainsi le bras, il causerait beaucoup d'autres souffrances plus graves que la blessure ; et d’autre part, s’il ordonnait de fléchir le bras, ni les os, ni les tendons , ni les chairs ne resteraient plus dans la même situation, mais ils s’arrangeraient autrement malgré le bandage. D'ailleurs, à quoi bon une position d’archer? Cette erreur sans doute n’aurait pas été commise par notre habile raisonneur , s'il avait laissé le blessé lui-même présenter le bras.

3. Un autre médecin, mettant le bras dans la supination, ordonnait de faire ainsi l’extension , et il bandait le bras du blessé dans cette position. Suivant lui, c'était l’attitude naturelle, le corps même l’indiquait; et ce qui prouvait qu'ainsi les os étaient selon la manière d’être naturelle, ἢ

36 ἀφ᾽ éxôtou re vulg. - ἀπὸ τουτέου Gal. in cit. in comm. - Foes remarque (ce qui est vrai) que quelques manuscrits et éditions mettent un point avant ἀφ᾽ éx., et font rapporter ce membre de phrase à ce qui suit. Cette construction a été déterminée, sans doute, par la présence de te; néanmoins elle n’est pas admissible, Un peu plus loin, p. 424,1. dern., on lit ἀπ᾽ ὅτευ πῆχυν οἱ ἄνθρωποι μετρέουσιν, et, p. 426, L. 8, ὅθεν ὁ πῆχυς μετρεῖται 606 phrases parallèles prouvent qu’il s’agit d’un relatif, iequel sert ici à déterminer l’os dont Hippocrate parle, Le sens ainsi établi, il est facile d’y conformer le texte et de corriger la leçon de vulg. qui ne se comprend pas. Il suffit de changer éxoiou τε en ὅτευυ. Quand le bras

étéou τὸν πῆχυν οἱ ἄνθρωποι μετρέουσιν. Ταῦτα ' τὰ μαρτύρια ἐπήγετο, ὅτι χατὰ φύσιν " οὕτως ἔχει, χαὶ * ἐδόχεεν εὖ λέγειν. Ἀλλὰ 1 γνοίη δ᾽ ἄν τις τὴν ἑωυτοῦ χεῖρα " χατατείνας, ὡς ἐπώδυνον τὸ σχῆμα. Ἐπεὶ χαὶ ἀνὴρ ἥσσων χρέσσονα διαλαδὼν 5 οὕτως "" εὖ τῇσιν "' ἑωυτοῦ χερσὶν, ‘2 ὡς χλᾶται ὃ ἄγχων " ὕπτιος, ἄγοι ἂν "4 ὅπη 15 ἐθέλοι " οὔτε γὰρ ‘5 εἰ ξίφος ἐν ταύτῃ τῇ χειρὶ "1 ἔχοι, ἔχοι ἂν "5 ὅ τι χρήσαιτο τῷ 19 ξίφει, οὕτω βίαιον τοῦτο τὸ σχῆμά ἐστιν. Τοῦτο δὲ, 3. εἰ ἐπιδήσας τις ἐν "" τουτέῳ τῷ σχήματι "" ἐῴη, μέζων μὲν "5" πόνος, εἰ περιιοι, 24 μέγας δὲ 25 χαὶ εἰ χαταχέοιτο. Τοῦτο δὲ, εἰ "6 ξυγχάμψει τὴν χεῖρα, ἀνάγχη͵ "1 πᾶσα τούς 2% τε μύας χαὶ τὰ ὀστέα ἄλλο σχῆμα ἔχειν. Ἠγνόει δὲ χαὶ "9 τάδε τὰ ἐν τῷ σχήματι "ὁ γωρὶς τῆς ἄλλης λύμης" τὸ γὰρ ὀστέον τὸ παρὰ τὸν καρπὸν ἐξέχον, τὸ κατὰ τὸν σμιχρὸν δάχτυλον, τοῦτο μὲν τοῦ πήχεός ἐστιν" τὸ "" δ᾽ ἐν τῇ ᾽ ξυγχάμψει ἐὸν, ᾽" ἀπ᾽ ὅτευ τὸν πῆχυν οἱ ἄνθρωποι μετρέουσι, τοῦτο %4 δὴ

est dans la supination, c’est le condyle interne de l’humérus, qui se trouve dans la direction de l’apophyse styloide du cubitus, ou du petit doigt. Aussi Galien remarque-t-il que d’après l'expression d'Hippocrate il semblerait que tous ou du moins la plupart des hommes mesurent la coudée à partir du condyle interne de l'humérus, mais que cela n’est pas, et que certains La mesurent, comme il convient, à partir de l'olécrâne. I} ajoute que ce n'est pas le lieu de rechercher ce qu’il en est à cet égard.

: Τὰ om. C, Ald. — " οὕτω Bosq. — 3 ἐδόχεε λέγειν εὖ DFGHLMN, Bosq. - ἐδόχει λέγειν εὖ K. — 4 ἐὰν DFGHUK, Gal., Chart., Bosq. — -$ Ante 0. addit ἡ vulg. - ἡ om. BCDFGHIJKMN, Ald., Frob., Merc., Gal., Chart., Lind., Bosq. -- ὑπτίη BMN, Bosq. -- ὑπτία vulg. -- ἡ χεὶρ ὑπτία C. — ὁ ἰσχυρῶς peut se rapporter soit à χκατατείνοιτο, soit à πονοίῃ. Foes a suivi cette dernière leçon, et je l'ai imité. — 7 γνώη Krot. in cit. p. 224. — δ Erotien, 1. c., dit que Hippocrate emploie xaratsivev non dans le sens de tension (τῆς τάσεως), mais dans le sens de position, xaταθέσεως. — 9 οὕτω Bosq. — ‘° εὖ DFHIJK (N, in marg. ἄν) Q'.-à pro εὖ vulg. — εὖ om. G. -- ἄν εὖ M. -- Il s’agit d’un homme vigoureux ayant le bras dans la supination et l’extension, qu’un homme plus. faible saisirait par le poignet. Je dois cette remarque à Palladiu:; c’est en effet le sens de ce passage.

τι ἑαυτοῦ BDFGHLJK. — "5 ὧν pro ὡς D (H cum ὡς supra lin.) K. -

CA

ὦ FGIJ. - ὀχλᾶται pro ὡς κλ. MN. -- ὁκλᾶται B.— 13 ὕπτηος Ὁ. — "4 ὅπα

DES FRACTURES. ὁ 495 c'est que l'os qui au carpe fait saillie du côté du petit doigt, paraît alors être dans la direction de l’os ( condyle interne de l’humérus), à partir duquel on mesure la coudée. Voilà les raisons qu'il alléguait pour montrer que tel est l’état natu- : rel, et il paraissait bien dire. Mais observez que, si le bras demeurait étendu dans la supination, cela causerait de fortes douleurs. Pour s’assurer combien cette position est douloureuse, il suffit de tenir son propre bras étendu dans cette position. Et en eflet, un homme plus faible, saisissant bien dans ses mains un homme plus fort qui aurait cette position, c’est-à-dire dont le coude serait étendu en supination, le conduirait où il voudrait ; et, si celui-ci tenait une épée dans cette main, il n’aurait aucun moyen de s’en servir, tant la position est violente. Observez de plus que, si, après avoir bandé le bras, on le laissait dans cette position, le blessé, qui debout souffrirait davantage, couché souffrirait néanmoins beaucoup encore. Observez enfin que, s’il fléchit le bras, les muscles et les os prendront, de toute nécessité, une autre position. Notre médecin, outre le tort qu’il faisait au blessé, ignorait encore, quant à la conformation, ceci : l’os qui proémine au carpe, près du petit doigt, cet os appartient au cubitus ; mais l’os qui est dans Le pli du coude et duquel on mesure la coudée, cet os est l’extrémité de l’humérus. Or, il croyait que ces deux éminences appartenaient au même os,

CJK.— 15 ἐθέλει MN.— :6 à pro εἰ Μ. - ἣν BN.— 17 ἔχει J.— "8 ὅ τι 2, Chart., Lind., Bosq. -- ὅτι vulg. — ᾽9 ξίφεϊ Bosq. — "5 ἐπιδήσας.... δὲ εἰ om. 7. --- *: τουτέω BMN. - τούτω vulg. — 33 ἐώη CDHIKMN, Merc. in marg. -- ἐὼν vulg. - ἐὸν Β, Bosq. --- ** πόνους 61.“-- "Ὁ μέγα FGIK. — "" χαὶ om. 6. --- "6 ξυγκάμψει Β. -- ξυγκάμψαι ΜΝ. - συγκάμψαι vulg. = ξυγκάφαι FG. -- συγκάψαι CD, Ald., Gal, — 27 πᾶσα (D, in marg. ἀνάγκη συνάγειν τοὺς μύας) FGHIJKLMNQ', Gal. in marg. — συνάγειν pro πᾶσα vulg. -- πᾶσα om. sine συνάγειν BC. -- πᾶσα συνάγειν exemplaria regia reconditiora ap. Foes. — 2% τε BCDFGHIJKLMNQ, Gal. in marg. - te Om. vulg.— 29 τ᾽ ἄδε (sic) H. — 3° χωρῆς Ὁ. — "" δὲ DFGHIJKM. — #26, DHJK.-0. vulg. - ξυγχάψει 1. — συγκάψει CFG, Ald., Gal. συγκάμψεϊ Bosq. — 33 ἀπὸ τοῦ DFGHIJKMN. - ἀπότευ vulg. - ἀπό τεῦ

426 DES FRACFURES.

C, Bosq. - ἀπὸ ταυτὸν Chart. - Quoique Hippocrate aspire les ténues devant l’esprit rude , néanmoins je n’ai pas voulu effacer ici cette particularité sur laquelle les manuscrits s'accordent. — "4 δὲ vulg. - δὴ est exigé par la construction.

1 Τὠυτὸ vulg.-rœouro CH. - τοῦτο BDFGIJKMN. — * δὲ CDFGHIJKM N, Ald., Gal., Merc., Chart., Bosq. -- δὲ ἐχεῖνο τὸ ὀστέον τοιοῦτον ἄγκων Gal, in cit., t. δ, p. δδδ, |. 56. --- * τῷ ὁ. om. 7, --- 4 τωὐτὸ Gal. Chart. -- τὠυτὸ vulg. - τωυτὸ Η. -- τ᾽ œuro Μ. -- τ᾽ ὠυτὸ ΕἸΚ, --- 5 ὃν ποτιστηριζόμεθα 6, ΄- ὦ (in marg. ὃν) ποτιστηριζόμεθα MN. -- ᾧ ποτὶ or. Β, Gal. in cit., 1. 2 De motu muscul. -- ὅν ποτὶ or. J. -- ὃν ποτὶ orme. vulg. - Galien a, dans son Gloss., la glose suivante : πότι (sic), ποτέ. Cette glose me semble donner l’explication de ce passage; et dès-lors il faut lire ᾧ au lieu de ὅν. — 5 οὕτω Bosq. — 1 post, x. addit ἀνάγκη πᾶσα τούς τε μύας καὶ τὰ ἐστέα ἄλλο σχῆμα ἔχειν J, om. τοῦτο,... καρποῦ. — 8 τὰ BH, et exempl. regia ap. Foes. -- τὰ om. vulg. — 9 +, om. Bosq. . —"° τὸ om. ὈΚ. --- "" μετρῆται FGIK. - μετρέεται Bosq. — 12 x, +. αἱ om. J.— 13 αἱ om, DFGHKM.— 14 φύσηος C. — φύσεος Bosq.— 15 εἰδὼς

et il le croyait avec beaucoup d’autres ; mais, dans le fait, ce qui appartient à l’os du côté du petit doigt, c’est la saillie appelée coude, sur laquelle nous nous appuyons parfois. Ainsi, d'une part, quand le bras étendu est dans la supination, l’os paraît contourné ; d’autre part, dans cette même supination, les tendons qui en dedans naissent du carpe et des doigts, se contournent; car ces tendons se rendent à l’humérus dans le point d’où l’on mesure la coudée. Telles et non moins grandes sont les erreurs et les ignorances sur la conformation naturelle du bras. Mais si l’on fait l'extension du bras cassé telle que je la recommande, l’os qui du petit doigt se rend au coude, sera mis en ligne droite, les tendons allant du carpe aux extrémités de l’humérus, auront une direction réguhère, et le bras, soutenu par une écharpe, sera dans la mêrue position que durant la pose du bandage, sans douleur pendant la marche, sans douleur pendant le coucher, et sans rien de forcé. Il faut asseoir le blessé, de manière que la partie saillante de l'os fracturé soit éclairée par la plus vive des lumières qui se trouveront là, pour que l'opérateur pendant l'extension n’ignore pas si les parties ont été suffisamment redressées. À la vérité, la main de l’homme expérimenté, promenée sur le membre, ne laissera pas échapper la saillie de l’os cassé, d'autant plus que c’est le point où le contact est le plus douloureux.

pro εἰ δ᾽ ὡς C.— 16 δὲ Bosq. - δὲ ἐγὼ sine ὡς FG1J.— ‘7 χαταγυῖαν DF GHIK , Gal., Chart, -- χατηγυῖαν MN. - χατεηγυΐαν Bosq. -- Post κατεα. addunt εἰ DFGHIJK.— 18 χατατείνει D.— 19 ἐπιστρέψαι BCFGHIJKMN, Ald., Bosq.- ἐπιτρέψει Chart, — 2° τὸ om. D. — "" μι. (, — 2? τὸν pro τὸ 2. --- 33 τείνων FG, Ald. — τείνον (sic) Merc. — 24 πρὸ ΕΖ. — "7 ὁμοίω gl. F. — 1.6 χαθίννυσθαι Η, Ald., Lind., Bosq. - χαθίχνυσθαι vulg. - χαθέννυσθαι C. -- κατίγνυσθαι BGMN. - καθίνυσθαι FIJK, - καθίδρυσθαι DL. — 27 οὕτω Bosq. — 2? ὅχος FG. — ὁχόσ᾽ C. — 29 εἴη BMN, — 3° λαμπρότητα BHMN.— 31 παρεουσῶν C. - παρουσέων G.— *? χατατάσεϊ Bosq.— 33 εἰ om. C (D rest. alia manu) FGHIK, Ald., Gal. - ὡς pro εἰ J. — 34 ἴθυνται C.

35 ἀτὰρ.... ἐξέχον N sed linea subjecta notatum. - ἀτὰρ.... ἐξέχον om.

4. 1 Τῶν δὲ ὀστέων τοῦ πήχεος, ὧν μὴ ἀμφότερα χατέηγε, " ῥάων ἡ ἴησις, ἣν © τὸ ἄνω ὀστέον 4 τετρωμένον ἔῃ, καί περ παχύτερον ἐόν - ἅμα μὲν ὅτι 5 τὸ ὁγιὲς ὑποτεταμένον γίνεται ὅ ἀντὶ θεμελίου, ἅμα 1 δ᾽ ὅτι εὐχρυπτότερον γίνεται, πλὴν © εἰ τὸ ἐγγὺς 9 τοῦ. χαρποῦ 1° παχείη γὰρ À τῆς σαρχὸς ἐπίφυσις À ἐπὶ τὸ ἄνω. Τὸ δὲ χάτω ὀστόον ἄσαρχον, καὶ οὐχ "" εὐξύγχρυπτον, καὶ ‘? χατατάσιος ἰσχυροτέρης "" δέεται. Ἦν δὲ 14 μὴ τοῦτο ‘5 ξυντριδῇ, ἀλλὰ τὸ ἕτερον, 16 φαυλοτέρη ἣ κατάτασις "1 ἀρχέει" ἣν 15 δὲ ἀμφότερα ‘9 χατεηγῇ, ἰσχυροτάτης "» χατατάσιος "" δεῖται " παιδίου "" μὲν γὰρ "1 ἤδη "" elδον "6 χαταταθέντα μᾶλλον À ὡς ἔδει, οἱ δὲ πλεῖστοι ἧσσον τείνονται

vulg. - Ces mots sont, il est vrai, notés dans N comme devant être effacés ; mais ce manuscrit a été corrigé (on lereconnaîtra pour peu qu’on parcoure ces variantes) d’après un autre exemplaire dpnt les leçons sont souvent les mêmes que celles de nos autres manuscrits ; il en résulte que ces corrections n’ont ni plus ni moins de valeur que celle de ces manuscrits eux-mêmes. Le copiste de N avait sous les yeux un exemplaire qui portait cette phrase; elle est donc autorisée autant que les autres ; et c’est dès-lors d’après le contexte qu’on en doit décider le rejet ou l’admission. Or, elle ajoute au diagnestic un trait de plus qu’on peut fort bien supposer n’avoir pas été négligé par. Hippocrate. On remarquera qu'elle était dans la condition la plus favorable pour que les copistes l’omissent , à cause de la répétition de ἐξέχον. C’est en effet de ἐξέχον à ἐξέχον que porte la lacune, si j’ai eu raison de remettre dans le texte la phrase consignée dans N.

* Περὶ πήχεος BCDFGHK. - περὶ πήχεως IJMN. —? ῥᾶον C. — ᾽ τὸ ἄνω ὀστέων, l’os supérieur, est le radius, que nous appellerions l’os externe. Par conséquent, Hippocrate considère le bras non pas comme nous, pendant le long du corps et en supination. mais demi-fléchi et dans une position intermédiaire à la supination et à la pronation, — 4 τέτρωται pro το ἔῃ C, Ald.- εἴη vulg.- Hippocrate met habituellement le subjonctif avec ἣν, et les manuscrits confondent souvent εἴη εἰ. ἔῃ. J'ai donc corrigé εἴη de vulg., même sans manuscrits.— 5 τὸ om. D rest. al. manu. — 6 ἅντι F.ἂν τὶ 1.— 7 δὲ DFGHIJKMN, Bosq.— δ᾽ ἢ pro εἰ BMN. — 9 τοῦ om. D. — "9 παχέη Bosq.— 1: εὐσύγκρυπτον DE GHIJK. — εὐξύγκρυπτον Lind,εὐξυγχῥυπτὸν vulg. — εὐσυγκρυπτὸν Bosq. - ἐξύγκρυπτον (sic) C. — 13 xararaonce C. -- κατατάσεος Bosq. — 15 δέεται DFGHIJKLM (N al. manu), Βοβᾳ. -- δεῖται vulg. — 14 μὴ τοῦτο BMN. - τοῦτο μὴ vulg. — :5 ©, Bosq. — 16 ἐλαφροτέρα DFGHK. - ἐλαφρότερον J..- ἐλαφροτέρη BCIL (MN, is marg. φαυλοτέρη) Q', Merc. in marg.— "1 ἀρχέῃ Gal., Chart.— 15 δ᾽ CD FGHIJ, Frob., Gal., Chart.

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